Politique et culte de la personne

28 avril 2008

                            POLITIQUE ET CULTE DE
LA PERSONNE 

     J’ai toujours été étonné et écœuré par ces élans de vénération à l’égard de quelques leaders et chefs d’état , notamment en Afrique du Nord, en Egypte, en Arabie saoudite, aux états du Golf en Irak de l’ex- Saddam, en Syrie etc. , etc.

     Si cette allégeance peut se comprendre chez certaines personnes favorisées par leurs régimes, je ne trouve, par contre, aucune explication à l’attitude de ces masses, écrasées sous le poids de leurs misères, qui viennent se bousculer au passage de leur idole, pour lui lancer des vivats et des youyous et lui toucher la main. Que représentent pour eux, ces augustes personnes ? Des marabouts vivants ?des dieux sous une forme humaine, par l’intermédiaire desquels ils font part de leurs misères et de leurs espérances, au véritable Dieu, celui qu’on ne voit pas, mais qui, paraît-il, nous observe et nous entend ?

     Ce qui est encore plus étonnant, c’est que cette pratique de vénération des personnalités politiques commence à s’ancrer également dans les mœurs françaises.

     Des milliers de personnes adorent Ségolène Royal, candidate malheureuse aux élections présidentielles, voient en elle quelque chose de sacré, de divin, bref un être surnaturel, venu, sur terre, pour les combler et exaucer tous leurs vœux.

     Nicolas Sarkozy est devenu également, en tout cas jusqu’à son mariage avec Carla Bruni, une idole pour un grand nombre de Français qui le considèrent comme le générateur de leur bonheur et le garant de leur existence.

     Ne parlons pas des adeptes de Le Pen qui n’hésiteront pas à bruler toute
la France, ou à s’immoler eux-mêmes par le feu, sur un simple ordre de leur prince souverain

      On peut comprendre que les êtres humains ont toujours eu besoin d’amour pour vivre. Mais ressentent-ils également le besoin d’un être protecteur, en plus du Dieu créateur, pour être heureux. ?

                                                                                   

                                                                                    Mohamed  BOUHOUCH

Le conflit israelo-palestinien: ou le droit à une patrie.

28 avril 2008

           LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : ou le droit à une patrie. 

           Le Moyen orient et plus particulièrement cette région située entre
la Méditerranée et le    Jourdan, a de tout temps, été dans l’histoire, le théâtre d’invasions successives, de bouleversements et de conflits entre les peuples.

            Assyriens, Babyloniens, Cananéens, Philistins, Moabites, rois et princes Juifs, Pharaons, Croisés, Arabes et Ottomans, pour ne citer que ceux là, se sont succédé pour l’occupation de cette terre aux destinées bien singulières. Une terre riche en événements historiques, que Dieu a choisie pour se manifester par l’avènement de la presque totalité de ses messies.

            Si le passage en ces contrées et leur occupation par plusieurs peuplades ont été momentanées et sporadiques dans le temps, le séjour des juifs et des arabes dans cette région  est, par contre, beaucoup plus stable et plus régulier. Ils sont attachés à cette terre communément appelée
la Palestine (Philistins dans l’Antiquité, Palestina pour les Romains, Filistin pour les Arabes) qu’ils considèrent, à juste titre, comme étant la leur, et à laquelle ils sont liés par beaucoup de symboles et de choses sacrées. Pendant des siècles, Juifs et Musulmans ont vécu et cohabité en ces lieux sans trop de problèmes. Mais il est arrivé un moment où le besoin d’avoir une patrie propre, est né chez un peuple juif, persécuté dans certains pays et malmenés dans d’autres.

           Un premier congrès sioniste tenu, à Bâle en 1897 sous l’égide de Théodor Herzl  exprima le vœu « d’obtenir pour le peuple juif en Palestine, un Foyer reconnu publiquement et garanti juridiquement »

           En avril 1917, le secrétaire au Foreign office, Lord Arthur James BALFOUR fit la fameuse déclaration qui porte son nom et selon laquelle, «  le gouvernement de Sa Majesté « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer National pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif » etc.

           Cette décision britannique avait bien entendu soulevé un tollé de protestations dans le monde arabe. Pendant ce temps tout un mouvement de populations juives prirent le chemin de
la Palestine pour s’y installer, ce qui n’a pas manqué de créer un certain nombre de heurts avec les habitants arabes. Les années Vingt, Trente et Quarante ont connu plusieurs émeutes et notamment en 1920/21 et 1936.

           Selon l’historien Tom Segev «  il y avait, sous le mandat britannique de l’époque, deux communautés qui s’affrontaient par les armes »

                   LE PARTAGE DELA PALESTINE ENTRE ARABES ET JUIFS

          La seconde guerre mondiale a été un facteur déterminant dans le destin d’Israël et la création de son Etat. Le génocide subi par six millions de juifs innocents, victimes de la sauvagerie nazie, a fini par convaincre et déterminer même les juifs qui étaient confortablement intégrés dans les pays où ils vivaient, à souhaiter la création d’un Etat qui leur soit propre, et beaucoup d’entre eux, prirent déjà la décision d’y immigrer.

         Sur le plan international, l’holocauste a également pesé lourd sur la conscience mondiale et justifié en grande partie, l’appel à la naissance d’une patrie pour les Juifs. Et c’est ainsi que le 29 Novembre 1947 l’assemblée générale des Nations Unies adopta à la majorité des 2/3 la résolution 181 créant :

-         Un Etat juif

-         Un Etat arabe

-         Et un régime de tutelle internationale pour Jérusalem et les Lieux Saints.

              UN SEUL ETAT VIT LE JOUR : ISRAEL      

     Le 14 Mai 1948, l’Etat d’Israël est né. Le texte de la déclaration d’indépendance dit notamment « En vertu du droit naturel et historique du peuple juif, et de la résolution des Nations Unis, nous proclamons, par le présent acte, la création de l’Etat juif de Palestine qui prendra le nom d’ISRAEL ».

       Cette déclaration, comme on peut le constater, parle de la création d’un Etat juif de Palestine. Cela veut dire qu’il y a un autre Etat en Palestine, celui de l’Etat arabe, ce qui est d’ailleurs prévu par le partage de l’ONU.

       Ce rendez-vous historique avec la paix dans la région, a été manqué. Les Arabes n’avaient pas, tous, le même point de vue sur la question. Pour les Palestiniens autochtones les Juifs leur ont pris leur terre, avec la complicité des Nations Unies. Pour les pays arabes voisins, la naissance d’un nouveau pays arabe à leurs frontières, n’était pas le bien venu ni souhaitable. Aussi les réactions, après la déclaration israélienne de l’indépendance, n’avaient-elles pas les mêmes sons de cloches ou du moins les mêmes résonnances.

       Certes, des combats ont opposé Israéliens et Palestiniens, puis Israéliens et arabes, mais ces derniers n’étaient pas aussi motivés et aussi organisés que les Juifs, d’où les victoires successives des Israéliens qui sont arrivés, non seulement à repousser toutes les attaques des Arabes, mais aussi et surtout à en tirer profit.

        Des contacts secrets et des tractations avaient eu lieu, en effet selon certains historiens (Documents de l’association France Palestine Solidarité) entre Golda Meir et le roi Abdullah de Jordanie, qui ont abouti dit-on, à un accord tacite octroyant :

-         A Israël, un certain nombre de territoires, destinés primitivement aux Palestiniens arabes ;

-         Au Royaume jordanien,
la Cisjordanie

-         Et à l’Egypte, une tutelle sur Gaza.

   Il en est résulté selon les mêmes sources, l’expulsion et l’exode d’un très grand nombre de Palestiniens.

                                L’AMPLIFICATION DES HOSTILITES 

                                       Entre Arabes et Israéliens

    Ce fut là, la grande erreur de tout le monde, celle des Palestiniens qui n’ont pas su profiter de l’occasion d’un partage effectué sous l’égide des Nations Unies qui leur donnait un Etat officiellement reconnu par la communauté internationale, et l’erreur aussi d’Israël qui a cru bien faire de profiter du désordre et de l’indécision des Palestiniens, ainsi que du flottement des pays arabes, pour agrandir son territoire.

    Il n’y a pas de questions plus délicates que celles qui ont trait à la terre ou celles ayant une coloration religieuse. Le conflit israélo-palestinien revêt malheureusement ces deux caractères à la fois, d’où l’hostilité et la haine viscérale exprimées par l’une et l’autre partie en conflit, et partant, toute la complexité du problème et les difficultés de le résoudre.

     Ceux qui ont cru qu’il était facile de jeter les Juifs à la mer, comme ceux qui pensent qu’on peut se débarrasser aisément des Palestiniens, se trompent lourdement. Juifs et Palestiniens ne sont pas des envahisseurs. Leurs origines sont enracinées en ces lieux. Cette terre leur appartient ; leurs ancêtres y ont vécu des siècles et des siècles. Chaque lopin de terre ou vieux monument constituent  pour eux, des patrimoines historiques et des symboles sacrés.

      On dit que le temps arrange souvent les choses et diminue de l’intensité des antagonismes. Or, pour ce qui est du conflit israélo-palestinien, le temps n’a fait qu’aggraver la situation, envenimer les esprits et donner au problème plus de dimension encore. En plus des ambitions de chacune des deux parties, plusieurs autres causes sont à l’origine de la durée  de ce conflit.

          DE L’EXTREMISME DE GAUCHE A L’EXTREMISME RELIGIEUX           

        L’animosité et la course que se livraient les grandes puissances pour la domination du monde et les intrigues de la guerre froide entre le clan soviétique et le clan occidental, ont eu également leur effet sur le conflit qui ne s’est plus limité à un problème entre Juifs et Palestiniens, mais s’est étendu pour devenir un conflit du Moyen Orient, entre Juifs et arabes.

         Un certains nombre de pays acquis à l’URSS dont l’Egypte de Nasser,
la Libye,
la Syrie, le Yémen, l’Algérie de Boumediene ont constitué un bloc de pays, appuyant l’OLP, crée en 1964. Les armées de tous ces pays étaient prêtes à envahir Israël. Et ce fut la guerre de 1967 de laquelle Israël sortit vainqueur,  annexant du coup,
la Cisjordanie avec la partie Est de Jérusalem et siège de
la Mosquée d’Al Qods, ainsi que la bande de Gaza, démontrant ainsi aux Arabes que désormais il fallait compter avec Israël, et que la solution du conflit ne pouvait pas s’arracher par la force.

         Avec la chute et l’effritement de la grande URSS, la stratégie allait encore changer, et d’autres forces vont entrer en jeu. Ce sont les organisations religieuses, souvent intégristes pour lesquelles la guerre contre Israël est une guerre sainte.

          Le problème ne concerne donc plus uniquement les Arabes mais l’ensemble de la communauté islamique, préoccupée en premier lieu, par le cas de la mosquée d’Al Qods

          Les organisations islamiques, aujourd’hui très nombreuses fixent actuellement comme premier objectif de leur lutte, la libération du monde musulman de l’emprise de l’occident dont Israël, avancent-ils, n’est qu’un avant poste au Moyen Orient.

                                                 CONCLUSION 

    Ce n’est là qu’un bref aperçu des étapes par lesquelles est passé le conflit israélo-arabe. Faire état de tous les détails des événements, reviendrait à écrire des dizaines de tomes.

      Nous nous sommes contentés dans cet article de rappeler uniquement quelques dates et faits importants.                                                                                                                                                       La première constatation qui s’impose à nous tous, est que l’utilisation de la force n’est pas la bonne solution.                                                                                                                                                    

     Israéliens et Palestiniens sont condamnés à vivre, cote à cote, dans une région qui leur appartient à eux tous. Cette guerre «  fraternelle » a fait trop de victimes. Il n’y a pas une seule famille israélienne ou palestinienne qui n’a pas perdu un ou plusieurs membres des leurs.

      Israéliens et Palestiniens ont tous le droit d’exister et le droit d’avoir une patrie.

      Ce conflit a assez duré. Que tous ceux, arabes ou juifs, qui soufflent sur le feu, sachent qu’ils commettent des crimes et qu’ils sont en train d’encourager deux peuples frères à s’entretuer et à s’exterminer.

       Juifs et Palestiniens sont parmi les peuples les plus intelligents et les plus entreprenants de la planète. En enterrant leurs différents, ils pourront constituer à l’avenir, pour tout le Moyen Orient, le meilleur modèle de démocratie et de développement.

       Les musulmans intégristes et les juifs orthodoxes ont le devoir de laisser des gens plus pacifiques,  faire la paix, une fois pour toutes. Toutes ces organisations extrémistes tels le Hamas, le Jihad, le Hisbollah, et les partis orthodoxes juifs, ne doivent leur existence et leur survie, qu’à la persistance de ce malheureux conflit.                       

                                                                                            Mohamed  BOUHOUCH

                                                                                                         

                                             

          

         

     

Occident et Islam : Comment venir à bout de l’intégrisme ?

28 avril 2008

                         

                                   OCCIDENT ET ISLAM

                          Comment venir à bout de l’intégrisme

         En plus de l’implacable lutte d’influence sur les plans économique et stratégique que se livrent depuis toujours, entre elles, les grandes puissances, le monde assiste depuis quelques dizaines d’années à un combat inhumain entre ces mêmes grandes puissances (et plus particulièrement les USA et l’Europe) d’une part et les courants islamiques d’autre part : Attentats meurtriers, échanges d’accusations et menaces, prolifération d’écrits et d’enregistrement hostiles, sans parler des émissions de radio et télévision et  sites sur Internet.

        Les Occidentaux accusent les Islamistes d’être des terroristes sanguinaires des fous d’Allah, et des aventuriers qui cherchent à semer la terreur, à détruire les acquis de la civilisation et à déséquilibrer l’ordre existant.

        De leur coté, les Islamistes reprochent aux occidentaux d’être des puissances colonialistes qui exploitent les pays du tiers monde et pillent leurs richesses.

        Chaque clan estime être dans une position légitime et entend se défendre par tous les moyens contre l’ennemi : lutte anti-terroriste pour les uns, guerre contre l’impérialisme et guerre sainte pour les autres. Mais jusqu’à quand va durer ce langage de sourd ? Pourquoi ne pas trouver un terrain d’entente ? Pourquoi persister dans un entêtement nuisible à tous, dont sont victimes des milliers de personnes innocentes et dont personne ne sortira un jour gagnant ?

       Dans l’intérêt de l’humanité entière, ne doit-on pas cesser de faire de ce problème un sujet tabou et essayer d’étudier sans passion aucune et sans parti pris les arguments des uns et des autres, engager le dialogue afin de sortir une fois pour toute de ce labyrinthe et d’épargner à nos enfants et aux générations futures, larmes et souffrances.

       Bien entendu le problème n’est pas aussi simple qu’on peut le croire. Et c’est précisément pour cette raison que nous avons jugé utile de revenir quelque peu en arrière dans le temps, pour mieux comprendre les choses.

                 

           LA COLONISATION DES PAYS DU TIERS MONDE PAR L’OCCIDENT

       A la fin du 18e siècle  et durant tout le 19e,   l’Angleterre,
la France,
la Belgique, l’Espagne, le Portugal, les Pays bas, l’Italie se sont livrés à une véritable course pour l’occupation des pays africains, asiatiques et du continent américain. D’immenses empires coloniaux ont ainsi été bâtis par ces puissances, la plupart du temps par la force des baïonnettes et des canons. Des milliers d’indigènes de ces pays furent massacrés par les armées européennes commandées par des généraux spécialistes de ce genre d’opération.  

        Mais peu de temps après, des mouvements de libération sont nés partout dans ces pays pour, d’abord dénoncer et ensuite combattre les occupants et demander leur départ.

        Une élite d’indigènes formés pour la plupart dans les écoles coloniales se sont mis à la tête d’organisations de libération, ce qui n’a pas manqué de provoquer chez les occupants une contre offensive traduite par des arrestations collectives, des incarcérations et des déportations. Pour les Européens il s’agissait d’action normale contre des rebelles, accusés d’actes illégaux et subversifs. Pour les organisations locales, la lutte contre l’occupant était un combat légitime, une action de libération nationale. Langage de sourds, entêtements, refus de reconnaître la réalité ? C’était un peu tout cela.

       Quelques années plus tard, ces mêmes leaders indigènes autrefois qualifiés d’éléments subversifs sont devenus des chefs d’Etats et ministres dans leurs pays et bien souvent des personnes vénérées dans l’histoire de leurs nations. Citons à titre d’exemple : Gandhi, Nehru, Ho Chiminh, Chou Enlai, Sukarno, Bourguiba, sans parler de l’Algérien Abdelkader, du Marocain Abdelkrim Khattabi,  et de bien d’autres encore.

       Devant la pression des mouvements de libération, organisés en cellules clandestines et appuyés par les masses populaires, l’administration coloniale a fini par céder. Et ce fut, peu à peu la dislocation de l’empire colonial et la naissance d’Etats indépendants.

                  

                              LE NEO COLONIALISME

       L’occident a cependant continué à s’intéresser au Tiers monde en intervenant dans leur politique intérieure et surtout en contrôlant de près leur économie et leur évolution sociale.

       Avec les Américains et les Européens d’un coté, l’URSS et
la Chine de l’autre, on assiste depuis quelques années à une autre forme de domination des pays du Tiers monde, pour ne pas dire à un néo-colonialisme.

       L’existence au Moyen Orient de grandes réserves de pétrole et de gaz a amené l’Occident et notamment les USA à vouloir à tout prix, s’investir dans cette région du monde et à imposer leur volonté. Les Islamistes considèrent que la création de l’Etat d’Israël et de certains régimes arabes comme
la Jordanie et quelques minis états du Golf, n’est tout simplement qu’une implantation d’avant-postes de l’impérialisme au Moyen Orient.

      La protection de certains régimes arabes considérés comme acquis aux USA et ce, malgré leur caractère archaïque et autoritaire et le sabotage fait à certaines jeunes républiques opposées à l’hégémonie occidentale, ont crée et enraciné dans l’esprit des jeunes générations arabes une méfiance voire une certaine haine à l’égard de l’Occident et des Etats-Unis en particulier.

      Les Islamistes font de cette question leur véritable cheval de bataille et assoient tous leurs discours sur ce thème. Ils considèrent qu’il est intolérable que le monde musulman qui a rayonné sur le monde durant un millénaire (Califats et empire Ottoman), se retrouve dépiécé et en grande partie placé sous la tutelle des puissances coloniales européennes. (L’Encyclopédie libre Wikipédia).

       L’intervention américaine en Irak et la destitution de Saddam Hussein ainsi que les menaces exercées actuellement sur l’Iran renforcent encore davantage la haine des jeunes générations arabes à l’égard des USA. Alain Gresh, journaliste du mensuel le Monde, né en Egypte, écrit « Aussi longtemps que les opinions feront un rapport entre la politique américaine actuelle et l’instabilité permanente au Proche Orient, Al Qaïda continuera à se renforcer et à étendre sa sphère d’activité ».

                            OCCIDENT ET RENAISSANCE MUSULMANE

      Les USA semblent oublier en effet que la jeunesse arabe d’aujourd’hui n’est pas du tout celle qui vivait aux 18 et 19e siècles. Nul n’ignore plus l’hostilité ressentie et exprimée à l’égard de l’Islam dont l’Occident semble avoir peur comme d’un danger imminent.

      Personne ne peut actuellement enlever de l’esprit des jeunes musulmans que la faiblesse de leurs pays respectifs vient d’une part de la main mise des occidentaux sur leurs régimes et par conséquent sur leurs richesses et, d’autre part, sur l’empêchement du monde musulman de s’épanouir et de se renforcer dans le cadre d’une union pana-islamique et pan- arabe, capable de rivaliser sur les plans économique, technologique, et pourquoi pas militaire, avec l’Europe, les USA, l’URSS ou
la Chine .Les grands penseurs et leaders politiques islamiques considèrent que la faiblesse actuelle du monde musulman résulte de la désunion et de l’existence à la tête des états arabes notamment, de dirigeants acquis aux Occidentaux, orientés et soutenus par ces derniers, dans le but d’empêcher toute évolution et toute émergence des élites intellectuelles, partisanes de l’émancipation des pays musulmans et arabes. Ce fut le cas dit-on dans l’intervention franco-anglaise dans le conflit du canal de Suez, contre Nasser, dans la chute du Dr Mossadegh en Iran, dans l’arrêt du processus électoral algérien où les Islamistes étaient sur le point d’accéder « démocratiquement » au pouvoir, c’est le cas aujourd’hui dans l’intervention américaine en Irak, au Soudan et ailleurs, c’est le cas encore dans les menaces et l’hostilité manifestée à l’égard de l’Iran , de
la Syrie etc.…etc.  La lutte engagée par les Islamistes contre l’impérialisme inclut par conséquent non seulement les USA et l’Europe, mais également tous les régimes arabes et autres, inféodés à l’Occident ou alliés.

         Selon les Islamistes la lutte engagée contre l’impérialisme n’est pas une chose circonstancielle, mais une guerre de libération de longue haleine, un combat historique légitime et moralement indispensable, s’agissant de la défense de l’Islam, menacé dans sa pureté, par l’invasion de cultures et de modes de vie absolument impies et immoraux d’où le vocable de « jihad » utilisé par eux pour donner à leur action une justification religieuse légitime.

                         QUEL AVENIR POUR LES MOUVEMENTS ISLAMISTES ?

       Les mouvances islamiques sont très nombreuses et très diverses. Elles n’ont pas toujours les mêmes buts ni les mêmes façons d’agir. Leur diversité provient d’abord et avant tout, de leur manière d’interpréter les textes coraniques d’où très souvent, les nombreuses divergences dans les discours, les prises de position et dans l’action.

       Certaines organisations se concentrent sur la stricte application de
la Charia d’où leur appel permanent à respecter les concepts du Coran et à effectuer un retour aux fondements de la religion et à sa pureté originelle au cours de la période des Quatre Califes, se limitant ainsi à l’aspect strictement moral de la religion islamique.

        D’autres organisations par contre, cultivent un dessein politique et révolutionnaire, voulant faire du monde musulman une puissance mondiale qui aura son poids dans l’équilibre international. Pour ces penseurs, l’Islam n’est pas seulement un mode de pratique religieuse mais aussi et surtout, un système d’organisation politique, économique et sociale d’où leur volonté de la conquête du pouvoir.

        Les visées des organisations islamiques peuvent donc varier d’un pays à un autre et d’une région à une autre :
La Qaîda, les Talibans en Afghanistan,
la Gama’ islamya en Egypte, le Hisbollah au Liban, le Hamas en Palestine et bien d’autres organisations en Arabie saoudite, en Inde, en Indonésie et ailleurs n’ont pas toujours les mêmes objectifs, mais un ennemi commun, il faut le reconnaître : les Etats-Unis.

        La plupart de ces organisations ont une action limitée à une région déterminée. Seule
la Qaîda semble avoir aujourd’hui une zone d’action internationale et par conséquent une menace plus sérieuses pour la sécurité mondiale. Ceci dit, rien n’empêchera à l’avenir ces différentes organisations d’avoir des actions concertées plus organisées et mieux coordonnées, étant donné que leur but essentiel est et demeure la défense de l’Islam et la lutte contre l’impérialisme occidental.

       Le danger que constitue l’Islamisme pour l’Occident réside par conséquent, et comme on le voit, dans la multitude et la diversité des organisations islamiques qui forment une nébuleuse impénétrable et une toile d’araignée où les services de renseignements occidentaux risquent bien de se perdre.

                     COMMENT LUTTER CONTRE LE TERRORISME ISLAMIQUE ?

        Ce qualificatif de terrorisme islamique est, notre avis, impropre. Le terrorisme n’a jamais été, quoi que l’on dise, une fin en soi ou un but des musulmans.

         De tout temps, le terrorisme a été l’arme des faibles face aux puissants, étant donné que les premiers ne peuvent combattre les seconds avec des armes égales, ni se soumettre et se laisser piller sans se défendre. Pour sortir le monde de la menace terroriste, les occidentaux devront repenser leur manière de concevoir leurs rapports avec les pays du tiers monde et de traiter avec eux d’égal à égal.

          Lutter efficacement contre le terrorisme consiste d’abord et avant tout à chercher et à connaître les raisons et les causes véritables des actions terroristes. Nous entendons par là le terrorisme politique.

          Nous avons évoqué plus haut l’invasion de l’Afrique, de l’Asie et du continent américain par les Européens, nous avons parlé du Néo colonialisme et nous avons enfin fait état de la pression exercée par ces mêmes occidentaux sur certains jeunes états progressistes arabes et la protection et l’aide militaire accordée à des régimes arabes archaïques,  autoritaires et impopulaires du Moyen Orient et de l’Afrique, considérés par tous comme des bases arrière et des relais de l’impérialisme.

          L’Occident ne doit plus rester aveuglé par ses seuls intérêts économiques et stratégiques, sans quoi il risque à l’avenir, de tout perdre. Nous l’avons déjà dit, le monde musulman vit aujourd’hui une autre ère, un renouveau plein d’espoir d’émancipation et de liberté. Ne laissons donc pas des intégristes occuper le terrain, profiter du désespoir de ces masses arabes opprimées auxquelles ils font de vaines promesses d’un avenir meilleur. Le moyen le plus efficace de combattre l’intégrisme et donc le terrorisme c’est de le devancer et de tendre la main aux vrais leaders des jeunes générations arabes pour la mise en place de régimes réellement démocratiques. Comme les Occidentaux, la grande majorité des musulmans craignent l’avènement intégriste, mais pour le moment, ils le préfèrent aux potentats actuels qui gouvernent leurs pays. 

         La civilisation musulmane par sa richesse, a beaucoup apporté à l’Europe. Que ce soit en mathématiques, en astronomie, en médecine, en physique et chimie, en architecture, en philosophie, elle a énormément contribué à l’évolution du monde occidental. De même les pays arabes et musulmans ont également tiré profit de la technologie moderne européenne et américaine, durant ces dernières années

          Aujourd’hui, les démocrates arabes et musulmans ont besoin de l’Occident et de ses acquis sur les plans scientifiques et technologiques, et l’Occident a besoin du monde arabe et musulman pour ses richesses humaines et naturelles.

          C’est donc en fonction de ces besoins réciproques que l’Occident et le monde musulman doivent collaborer et établir leurs relations, et non pas sur une exploitation unilatérale.

           Les USA doivent comprendre que l’emploi de la force ne servira à rien. La chute de Saddam Hussein, le massacre d’un million d’Irakiens, les menaces actuelles contre les régimes syrien et iranien, n’apporteront à coup sûr aucun résultat positif et ne feront qu’attiser encore davantage la haine et approfondir le fossé qui sépare l’Occident et les Musulmans.

          Les Etats-Unis risqueront de se ruiner par leurs dépenses de guerre et de couler indubitablement en poursuivant leur politique de chasse aux régimes progressistes et islamiques opposée à leurs intérêts économiques et stratégiques.

          Les temps ont changé et Washington doit obligatoirement, à son tour, changer de conception dans ses rapports avec le reste du monde, si les USA désirent survivre…

          

                                                                           Mohamed BOUHOUCH

                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                           

     

      

La stratégie des Islamistes: Avoir les USA à l’usure.

27 avril 2008

                             LA  STRATEGIE DES ISLAMISTES : Avoir les USA à l’usure

                                                                                                                                         

      Aucun politicien, aucun technicien du Renseignement, aucun stratège militaire, ne sont en mesure de nous dire comment se présente aujourd’hui la nébuleuse intégriste islamique, et quel danger réel elle constitue pour l’avenir du monde libre et de l’humanité toute entière.

       Les organisations intégristes islamiques actuellement très nombreuses, géographiquement dispersées à travers le monde, apparemment indépendantes les unes des autres sur les plans fonctionnel et tactique, ont-elles cependant quelque relation entre elles, directes ou indirectes ? Visent-elles, à long terme les mêmes buts ? Reçoivent-elles les mêmes ordres et orientations à un certain niveau élevé de leur commandement suprême ?

       Comment agissent-elles au quotidien ? Qui définit leur stratégie ? Qui finance leurs actions ? Ce sont là autant de questions pour lesquelles nous n’avons pas, du moins pour certaines d’entre elles, des réponses tout à fait exactes.

        Si l’action d’Al Qaeda semble s’étendre à l’ensemble des continents, ciblant en particulier les intérêts des Américains et de leurs alliés, d’autres organisations ont une activité limitée à une région bien déterminée : Israël pour le Hamas, le Liban pour Hisbollah et le Jihad islamique, l’Egypte pour
la Djamaa islamiya, l’Algérie et ses voisins pour
la Qaeda du Maghreb et d’autres organisations implantées dans les pays d’Asie.

         L’aide logistique, financière et militaire provient en grande partie, de certaines associations de l’Arabie Saoudite et de l’Iran avec la complicité de
la Syrie, en plus, bien entendu, d’un grand nombre de donateurs musulmans, organisés au sein d’associations humanitaires, lesquelles comptent un grand nombre de milliardaires des pays du Golf.

         Le but de cette action ? Selon la plupart des dirigeants des organisations islamiques et des auteurs de prêches diffusés à longueur de journée, par de nombreuses stations de tété par satellites, le but de l’action islamique est d’instaurer une communauté qui englobera tous les pays musulmans et qui sera fondée et organisée selon les dogmes de la loi et des principes coraniques, une communauté qui aura selon eux, son poids politique et économique sur le plan international. Pour arriver à cette fin, les promoteurs de ce  mouvement n’excluent pas le recours à tous les moyens, y compris le terrorisme, pour combattre les ennemis de l’Islam pour lesquels une telle communauté constituerait un danger pour leurs intérêts économiques et stratégiques, plus particulièrement, au Moyen Orient qui représente une grosse part des réserves pétrolières mondiales.

          

                                 LE GRAND CALIFAT ISLAMIQUE 

                                 EST-CE UNE CHIMERE ?

       

        Le monde musulman a constitué du 7e siècle de notre ère, jusqu’à la chute du dernier royaume arabe en Espagne en 1492, une grande communauté humaine qui a connu son apogée à un certain moment de l’Histoire. Le Califat ottoman ne s’est effondré qu’en 1924.

        On comprend donc aisément l’amertume d’un grand nombre de penseurs musulmans, chaque fois qu’ils évoquent ces moments glorieux du passé de l’Oumma islamique, et les causes profondes de sa décadence. Selon eux, la communauté musulmane se présente aujourd’hui avec :

         -Un ensemble, déchiré et divisé, en une multitude de petits Etats féodaux et monarchies traditionnelles  ou de dictatures militaires constituant, soit disant, des régimes modernes.

         - Des responsables pas suffisamment sensibilisés aux besoins réels des habitants, voire plus attentifs aux intérêts de leurs protecteurs étrangers, et ignorant totalement le mode de gouvernement islamique qui permet aux croyants de vivre en parfaite harmonie et conformité avec les règles de l’Islam.

           L’objectif des Islamistes n’était pas, au départ, disent-ils de faire la guerre aux occidentaux, mais de réhabiliter politiquement, un Islam décadent, d’instaurer une Renaissance à la musulmane, avec la création d’une société vraiment islamique, permettant aux croyants de vivre sous un régime guidé par les règles de la religion, telles que instituées par le Coran, le code sacré de tous les musulmans. Personne ne peut ignorer ou sous estimer, assure-t-on, avec force et conviction, la grande civilisation qu’a connu cette communauté, dans les domaines culturel, scientifique, juridique et organisationnel. Les penseurs islamiques estiment que les idéologies importées, tels le communisme, le socialisme, le libéralisme, le nationalisme sont tous incompatibles avec les normes islamiques D’après eux, la notion même de laïcité est contraire à l’esprit de l’Islam.

         Dans le Commentaire n° 30, intitulé la montée de l’intégrisme islamique, W. MILLWARD écrit « Un gouvernement islamique appliquerait vraisemblablement certaines, sinon la plupart des lois et règles de l’Islam (Charia) qui ont trait à l’habillement, aux relations entre les sexes, à l’interdiction de l’alcool et des jeux d’argent, aux châtiments propres à des crimes précis et aux restrictions imposées aux opérations bancaires et aux intérêts etc.. »

         Reconstituer, comme aux premiers temps de l’Islam, une communauté, unie autour des valeurs sacrées du Coran, puissante sur les plans économique et militaire, tel est le rêve de l’écrasante majorité de la jeunesse musulmane d’aujourd’hui. Pour beaucoup d’entre eux, c’est un espoir, un désir et une volonté inébranlable.  

        Bien entendu, pour une grande partie des intellectuels arabes et musulmans, notamment ceux qui ont une culture occidentale, ce rêve de communauté ou califat islamique est une véritable chimère, un projet irréalisable, surtout tel que conçu par ses promoteurs actuels. Peut-on en effet imaginer une entité politique et administrative s’étendant du golf persique à l’Atlantique et englobant d’autres pays musulmans tels que l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan
la Malaisie et des états d’Afrique et d’Asie… C’est tout simplement impensable.

        D’ailleurs, même imaginé sous la forme d’une confédération d’Etats indépendants, mais obéissant tous aux mêmes principes et règles d’un Islam orthodoxe, un tel ensemble serait encore inconcevable et pratiquement incohérent. Rappelons à ce sujet la grande controverse existant entre Chiites et Sunnites, Chafiites et Malékites, etc.…

        D’autre part, vouloir combattre le monde entier, aller frapper au cœur des Etats Unis, commettre des attentats en France, en Espagne et dans plusieurs Etats arabes tels l’Arabie saoudite, l’Egypte,
la Tunisie, le Maroc, s’impliquer en même temps au Moyen Orient, en Irak, en Afghanistan et dans d’autres régions du monde, c’est faire preuve d’un manque total de maturité politique et de conception stratégique.

         Certes, selon Oussama ben Laden,
la Qaeda qui constitue aujourd’hui l’organisation terroriste la plus active, le but premier de l’action islamiste est, et reste la création de plusieurs foyers de guerre qui obligeront les Etats Unis et leurs alliés à s’engager et à s’investir sur plusieurs fronts à la fois, ce qui leur demandera des efforts de guerre de plus en plus importants et finira par les affaiblir.

         Dans une déclaration à l’hebdomadaire Jeune Afrique en Décembre 2004, Oussama Ben Laden a dit qu’il pratiquait la guerre d’usure contre les USA et ses alliés. La stratégie du saignement consiste selon Ben Laden à obliger l’adversaire à investir dans la guerre, toujours plus de moyens humains, matériels et financiers et à lui faire subir, par conséquent, des pertes de plus en plus lourdes, ce qui le conduira, dit-il, tôt ou tard, à la ruine et à la déroute.

    
La Qaeda et ses hommes, dit-il encore, sont rompus à la guérilla qui finit toujours par faire saigner à blanc l’ennemi jusqu’à sa faillite totale, citant à ce sujet, l’exemple de la défaite de l’URSS en Afghanistan. L attaque des tours américaines en 2001 qui a fait perdre aux USA des milliers d’êtres humais et plusieurs milliards de dollars, n’a couté à
la Qaeda, ajoute-t-il, que le « sacrifice » de 13 kamikazes.

     L’engagement américain en Irak, en Afghanistan ,la présence de ses troupes et ses70 sections du FBI, implantés à travers le monde, se traduisent, selon
la Qaeda, par des pertes américaines de plusieurs milliards de dollars, ce qui  rendra très difficile, sinon impossible, toute nouvelle intervention des USA demain, en Iran, en Syrie ou ailleurs.

     Il n’y a, dit-on, qu’à constater la situation financière des banques américaines dont une bonne part a été cédée aux Etats arabes, et le nombre important de bons de trésor détenus par
la Chine, pour avoir une idée exacte de l’état désastreux des finances américaines.   

                      QUEL AVENIR POUR L’OCCIDENT EN PAYS D’ISLAM ? 

    La plupart des observateurs pensent qu’il faut s’employer à ne pas laisser le temps travailler en faveur des Islamistes, ce qui, dit-on, semble être le cas aujourd’hui.

    En effet la jeunesse arabe et islamique dont l’Occident paraît ignorer l’importance et l’influence dans le monde musulman, cette jeunesse voit d’un très mauvais œil et déplore le nombre, chaque jour de plus en plus grand, des musulmans- des civils innocents- qui tombent sous les balles des Américains et des forces qui leur sont acquises. Cette même jeunesse dénonce l’enlisement du conflit du Moyen Orient dont la solution juste et logique, estime-t-on, n’échappe plus à personne.

      Pour récupérer cette jeunesse musulmane endoctrinée, enrégimentée et convertie en une grande réserve de kamikazes, l’Occident doit s’évertuer à lui redonner confiance, en elle-même et en son avenir.

      Pour cela, Etats-Unis et Europe ont besoin, selon tous les observateurs avertis, de repenser la conception de leurs rapports économiques et militaires avec le monde musulman. Pourquoi dit-on, au sein de cette jeunesse, pourquoi
la Russie, la chine et l’Inde qui sont de grandes puissances et plus peuplées que les pays occidentaux, n’inspirent pas aux pays arabes, la même méfiance et la même rancœur, pourquoi n’ont-ils pas avec eux, la même approche pour ce qui est de leurs rapports économiques, et pourquoi enfin n’ont-ils pas recours aux mêmes méthodes de coercition et de bouleversements politiques.

      Les causes évoquées pour envahir l’Irak et renverser son régime, les motifs mis an avant pour cibler l’Iran et
la Syrie, sont-elles réellement des raisons véritables ou tout simplement dit-on, des prétextes pour éliminer des régimes hostiles qui ont refusé de brader leur pétrole et ont rejeté la tutelle des Etats-Unis. Et, là encore, la comparaison avec l’attitude de
la Russie et de
la Chine reviennent sur le tapis.

      Il est donc devenu absolument urgent et indispensable de repenser la politique actuelle de l’Occident, face aux pays musulmans et arabes en particulier, de débarrasser les rapports arabo- américains, de leur nature exclusivement pécuniaire et protectrice, pour les placer à un niveau moins impérialiste, de relations basées sur des intérêts réciproques et équilibrés.

      La jeunesse arabe souhaite que l’Occident encourage réellement l’émergence de véritables entités démocratiques et révolutionnaires, en lieu et place de certains régimes actuels corrompus et autoritaires.

      Voila, assure-t-on, le meilleur moyen de combattre l’Islamisme intégriste et le terrorisme.

       Les temps ont changé, les esprits ont évolué. Le comportement de l’Occident avec le tiers monde a besoin également de changer et d’évoluer… 

      L’Occident peut, à l’avenir, avoir en la jeunesse musulmane, le meilleur et le plus sûr allié, contre l’intégrisme et le terrorisme.    

                                                                                                               

                                                                                                          Mohamed BOUHOUCH

       

                 

  

Oussama ben Laden: une création américaine

27 avril 2008

                             Oussama Ben Laden : une création américaine 

    Qui est Oussama Ben Laden ? COMMENT est-il apparu sur la scène internationale ? Que veut-il au juste ? Quels sont ses axes de soutien ? Et quel est l’avenir de son organisation, la qaïda ?

    Saoudien d’origine yéménite, Oussama Ben Laden est né en 1957 à Ryad capitale de l’Arabie saoudite .Il est le fils d’une riche famille arabe ; son père, un milliardaire saoudien, est à la tête de plusieurs grandes entreprises du bâtiment et de travaux publics.

    Après des études primaires notamment coraniques, Oussama suivit pendant quelques années des cours de commerce dans un institut de Djeddah, avant de se lancer dans l’étude du droit musulman et de s’approfondir plus particulièrement  dans la connaissance du Salafisme qui est à la base du Wahhabisme, dogme officiel religieux  en Arabie saoudite et dont se réclament la plupart des mouvements terroristes. Cette théorie préconise le retour aux sources et aux principes de l’Islam tels que pratiqués par le prophète Mohammed et ses Compagnons, aux premiers temps de l’Islam .D’où à titre d’exemple, le port obligatoire de la barbe par les hommes et du voile par les femmes.

    En 1979 l’Afghanistan fut envahi par les troupes de l’URSS .Les USA ont alors sauté sur l’occasion et décidé d’intervenir, mais sans s’engager directement dans le conflit  avec l’URSS.

    L’Afghanistan est  pour les Américains un pays stratégique, sur le plan économique, et ce, par sa situation géographique, voisin des républiques de l’Asie centrale (le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan), qui possèdent toutes, d’énormes ressources de pétrole et de gaz naturel.

    Les Américains n’ignoraient pas bien entendu, que le meilleur moyen et le plus court parcours pour amener ces produits vers l’occident, était de construire un pipeline qui passe par l’Afghanistan et le Pakistan .Mais encore, pour cela, fallait- il pacifier d’abord la région et y installer des régimes acquis à leur cause tel celui actuel de Moucha raf.

    Grace à leurs limiers de
la CIA, les Américains avaient lié des relations avec plusieurs organisations et hommes suffisamment acquis aux dogmes musulmans et aptes à s’engager dans une guerre contre l’envahisseur soviétique, une guerre que les USA se sont dit prêts à soutenir matériellement. Les Talibans (étudiants afghans), aujourd’hui considérés comme des ennemis, ont, tout au long des années 80, été ENTRAINES,ARMES et FINANCES par l’administration américaine, aidée en cela, par l’Arabie saoudite et le Pakistan.

    Et c’est dans ce cadre là et ces circonstances, que le jeune Oussama Ben Laden (22 ans) fut contacté par le prince Tourki, alors chef des services de renseignements saoudiens, pour participer à la guerre sainte en Afghanistan. Son appartenance familiale, sa jeunesse et surtout ses qualités personnelles, d’un jeune homme intelligent, charismatique, connaissant parfaitement la charia et beau parleur, qui ont encouragé le prince Tourki à engager Oussama, étant persuadé que le recrutement de ce dernier allait entraîner l’arrivée de plusieurs autres jeunes islamistes et faciliter la collecte de dons destinés « à la libération de ce pays musulman » qu’est l’Afghanistan.

    Sur le terrain, en Afghanistan, Ben Laden s’est avéré comme étant un grand administrateur  et un stratège militaire qui a su organiser les nombreux groupes et organisations  de combattants d’origines et de provenances diverses et de planifier toutes les étapes de la lutte contre les Soviétiques.

    Une fois la guerre terminée, Ben Laden est resté en Afghanistan une véritable IDOLE ,auréolé et respecté dans tous les milieux talibans .Pendant ce temps, les USA dont le but n’était autre que le retrait des Russes de l’Afghanistan, ont peu à peu, cessé toute aide et assistance au peuple afghan ce qui n’a pas manqué de décevoir Ben Laden et son entourage qui ont compris que les Américains s’étaient tout simplement servi d’eux pour chasser les Russes et que ce n’était pas du tout la défense de l’Islam qui avait motivé leur intervention. Bien au contraire, avait-on constaté, l’Amérique est restée très méfiante, voire inquiète après la création de la qaîda en 1989 et la naissance à Kaboul du  régime islamique des Talibans.

    De son côté Oussama Ben Laden qui a acquis une image pieuse aux yeux des jeunes musulmans et une stature spéciale de grand chef, après la victoire des Afghans sur les Russes, s’est vu comme étant investi d’un pouvoir et d’une mission, celle de libérer tous les territoires et tous les régimes musulmans de l’emprise occidentale, de créer un mouvement de résistance panislamique et d’instituer une véritable Oumma musulmane sous l’égide d’un Calife.

    Les menaces proférées à l’égard des USA et des pays européens, ses provocations continues et les attaques perpétrées par Al qaîda contre des ambassades américaines  en Afrique, ont exacerbé les dirigeants de Washington. Et vint le 11 septembre 2001 et l’attaque du World Trade Center. C’en était trop pour le président américain. Il fallait absolument et à tout prix, éliminer Ben Laden et détruire son régime.

    Certes le gouvernement des Talibans est tombé, mais Ben Laden est resté vivant, encore plus actif et de plus en plus menaçant.

    Recherché à l’échelon international et sa tête mise à prix, Ben Laden défie toute l’Amérique et toute l’Europe. Son audience a grandi au sein de la jeunesse du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, qui voit en lui le sauveur des peuples arabes .Plus il est traqué par les Américains, et plus il devient célèbre et admiré par les jeunes générations musulmanes.

   

    Les Etats-Unis qui ont CREE  BEN LADEN, sont actuellement en passe de l’IMMORTALISER et d’en faire un héros historique.

                                                                                                             Mohamed BOUHOUCH

                                                                                                                      

L’immigration vers l’Europe:un besoin pour les uns, un probème pour les autres

27 avril 2008

                                  L’IMMIGRATION VERS L’EUROPE 

              UN BESOIN POUR LES UNS, UN PROBLEME POUR LES AUTRES

    Il n’y a pas un seul jour qui passe, sans que des centaines, voire des milliers d’Africains

 prennent le chemin d’un exil volontaire, laissant derrière eux, leurs terres natales, leurs familles, leurs amis, leurs lieux familiers, et leurs souvenirs de toute une vie.

     Avec comme simple bagage, un sac à dos, ils traversent plusieurs pays voisins, s’aventurent, bien souvent, à bord d’embarcations de fortune, pour braver les vagues de l’océan en direction de l’Europe, cette région du monde qui représente pour eux, le paradis de leurs rêves  et l’espoir de leur vie.

     La jeunesse africaine ne veut plus supporter l’oisiveté forcée, due au manque de travail, et bien entendu, la misère humiliante qui en résulte. Travailler c’est vivre, a dit Voltaire. Et ne dit-on pas que « l’oisiveté est la mère de tous les vices ». Il n’y a pas en effet pire disgrâce et pire détresse humaine que la pauvreté.

      La migration des Africains vers l’Europe est, par conséquent, une évasion, une nécessité vitale, un choix entre la vie et la mort. D’ailleurs un grand nombre de ces candidats à l’immigration n’arrivent pas à  leurs destinations de rêve, soit qu’ils meurent en cours de route, étant donné les conditions pénibles dans lesquelles ils se déplacent, soit qu’ils se noient au cours des traversées maritimes, soit tout simplement, en se faisant arrêter pour être ramenés au bercail.

                    L’Europe réagit, s’organise et prend des mesures 

       La question de l’immigration légale et clandestine n’a pas cessé de préoccuper les Etats européens, depuis plusieurs années. Actuellement elle constitue, avec le terrorisme, l’un de ses problèmes majeurs.

      Si l’Union Européenne est arrivée, au fil des années, à régler plus ou moins le problème de l’immigration légale et à mieux organiser la délivrance des visas (Schengen), la lutte contre l’entrée clandestine, chaque année, d’un grand nombre de migrants, reste par contre insuffisante et inefficace. La plupart des pays de l’Union ignorent le nombre exact, voire même approximatif, des étrangers qui se trouvent en situation irrégulière sur leurs territoires. Toute estimation, il faut l’admettre, reste difficile dans ce domaine. En 2005, le ministère de l’Intérieur français avait estimé que ce nombre pouvait varier entre 200.000 et 400.000 étrangers, ce qui est, comme on peut le constater, très vague. Selon la même source, 16.000 clandestins avaient été reconduits à la frontière, la même année.

        Pour ce qui est des immigrés légaux,
la France métropolitaine comptait à la mi-2004, 4,9 millions d’immigrés d’après l’INSEE, soit plus de 8% de la population totale de
la France. Dans ce total sont compris 1,5 million de Maghrébins et près d’un demi-million de sub-sahariens. Aujourd’hui la provenance des émigrants a évolué. Plus des 2/3 viennent d’Afrique (Algériens, Marocains et Africains originaires des anciennes colonies françaises), contre 50% environ, il y a cinq ans. A noter que presque la moitié sont établis au titre du REGROUPEMENT FAMILIAL.

         Devant l’afflux de plus en plus grand des étrangers, les responsables européens allaient réagir et prendre des mesures pour affronter la situation. Durant ces dernières années et notamment depuis 1999, les dirigeants européens, à des degrés divers, ont organisé des rencontres aussi bien entre eux, qu’avec des responsables africains, pour l’étude du phénomène et la recherches de solutions.

         Il en est résulté la mise sur pied d’un certain nombre de programmes destinés à lutter contre tous les aspects de l’immigration clandestine. Chaque pays a, en outre, promulgué des lois, portant sur un certain nombre de mesures à l’échelon national.

          Nous passons ci-après en revue, quelques uns seulement de ces programmes et textes de lois, pour donner une idée succincte des efforts entrepris dans ce domaine, sans bien entendu, trop entrer dans les détails, ce qui n’est pas l’objet de notre article.

           I°)- Le conseil européen réuni à Séville le 15 Novembre 2001 a approuvé un plan global de lutte contre l’immigration clandestine et la traite des êtres humains.

           2°)- Le conseil européen tenu à Tampere en février 2002, adopta un plan global de lutte contre l’immigration clandestine, exprimant notamment «  la détermination de l’Union Européenne de mener une lutte renforcée » contre le phénomène.

            3°)- Une loi française relative « à la maitrise de l’immigration, au séjour en France, et à la nationalité » et dont l’objectif était de réduire l’immigration clandestine, a été promulguée le 26 Novembre 2003.

             4°)- Le 19 Février 2004, le conseil européen a adopté un règlement visant à formaliser le réseau des « officiers de liaison immigration, OLI » chargés de recueillir les informations concernant les immigrés clandestins.

              5°)- Le 4 Juin 2004, une commission européenne s’est penchée sur la dimension relative à la relation entre l’immigration légale et l’immigration clandestine.

               6°)- Le programme de
La Haye définit en Novembre 2004 «  l’action en vue d’intensifier la lutte contre l’immigration clandestine dans plusieurs domaines de politique : la sécurité des frontières, l’emploi clandestin, les retours et la coopération avec les pays tiers »

                7°)- En 2004, l’Union Européenne a crée l’agence européenne « pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des Etats membres de l’union(FRONTEX) » afin de gérer de manière intégrée les frontières extérieures des Etats membres de l’Union.

                 8°) A Bruxelles, le 19 juillet 2006, la commission chargée d’examiner les moyens de lutte contre l’immigration clandestine, a estimé que « la lutte contre l’immigration clandestine est un axe central de la politique commune de l’Union, en matière de migration depuis sa création en 1999. »

                  9°)- En 2006, un plan d’action du Frontex a été mis en œuvre pour endiguer l’immigration clandestine d’origine sub-saharienne à destination des Iles Canaries .Des aides importantes en matériel ont été accordées à l’Espagne par l’Union Européenne et des accords ont été passés avec certains pays africains dont
la Mauritanie pour la surveillance des cotes.  

                 10°)- Les 10 et 11 Juillet 2006, la conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, réunie à Rabat (MAROC), a adopté un plan d’action ayant pour objectif «  la lutte contre l’immigration clandestine. Une coopération plus accrue entre les pays africains et européens, en matière de contrôle des frontières maritimes et terrestres et la réduction de la pauvreté, par l’accroissement de l’aide au développement, en étaient les grands axes »

                             L’Engouement africain pour l’Europe

                                               Continue et s’amplifie 

      Des pays de plus en plus désertés, à cause de la sécheresse et de la misère, une jeunesse désœuvrée, une démographie galopante qui compte parmi les plus élevées du monde, des dirigeants préoccupés le plus souvent, par leur standing personnel et leur maintien au pouvoir, voila l’Afrique d’aujourd’hui.

        D’après le dernier rapport du Fonds des nations Unis pour la population (FNUAP) du mois de décembre 2002, le continent africain qui abrite au début du 21e siècle, 832 millions d’habitants, passera à 2 milliards en 2050.

         En Afrique sub-saharienne le taux de natalité est parmi les plus élevés du monde. On compte actuellement 7 enfants par femme. Puisque la polygamie n’est pas interdite, si un homme est marié à deux femmes, il peut avoir jusqu’à 12 à 15 enfants. On rencontre un peu partout en Afrique des femmes vendeuses au marché, accroupies avec un enfant sur les genoux, un autre accroché au dos de sa mère et un bébé contre la poitrine, tirant nerveusement sur un sein desséché.  L’ignorance et l’analphabétisme y sont pour quelque chose. Personne ne peut  convaincre ces femmes que plus il y a d’enfants moins il y a de développement. Chaque famille rêve qu’elle aura, peut être un jour parmi ses enfants un footballeur comme E’TOO ou  DROGBA qui la rendrait riche et la sauverait de la misère.

     En attendant leur rêve se limite à l’arrivée d’un ou deux de leurs enfants en Europe où ils pourront, pensent-ils, gagner beaucoup d’argent.

     Pour des milliers de jeunes africains, il n’y a pas d’autre solution que l’arrivée en Europe, coute que coute. Ceux qui y sont déjà installés, et qui reviennent pour passer leur congé dans leurs fiefs, entrent dans leur village avec de belles voitures et achètent des propriétés. On comprend aisément l’envie de tous les autres de partir à leur tour vers ce continent de rêve. C’est la ruée vers l’or. Cela rappelle cette même ruée qui a eu lieu de l’Europe vers l’Amérique aux 18e et 19e siècles…

     De
la Mauritanie et du Sénégal vers les iles Canaries, du Maroc vers l’Espagne et
la France, de
la Tunisie et de
la Libye vers l’Italie, des milliers de jeunes Africains se lancent vers l’aventure. Un grand nombre de candidats à l’immigration séjournent plusieurs mois dans les pays de transit, dans l’attente du départ. S’abritant dans des chantiers abandonnés, dans des maisons en ruine, ou dans les buissons, ils restent là, à l’affût, jusqu’au moment propice pour s’embarquer à destination d’un pays de l’Europe. Il y a quelques mois, ils sont devenus agressifs à force d’attendre. Des dizaines de migrants s’étaient lancés à l’assaut des barbelés séparant la ville marocaine de Nador et le préside espagnol de Melilla.

     A Tanger (Maroc), on les croise dans toutes les rues où ils restent, tout le temps, les yeux rivés sur Algésiras, attendant la première occasion pour partir.    

                   Et si on opérait une migration européenne vers l’Afrique ?

      La solution de ce problème d’immigration des africains vers l’Europe ne réside pas uniquement dans la prise de mesures ou l’élaboration de textes juridiques pour juguler le mouvement migratoire. Depuis plus de dix ans, tous les conseils et toutes les commissions tenus, de part et d’autre de
la Méditerranée ou ailleurs pour stopper l’afflux vers l’Europe, tous les textes juridiques qui ont vu le jour, dans le but de freiner l’immigration clandestine, n’ont pas été efficaces, pour ne pas dire qu’ils n’ont servi à rien.

      Le seul enseignement que l’on doit tirer de cette situation et la seule conclusion qui s’impose à tous, est la nécessité de prendre en considération les problèmes des uns et des autres et d’essayer de trouver la meilleure solution pour résoudre le problème de l’emploi des jeunes africains, sans pour autant, laisser grand ouvert l’accès au continent européen.

-         Pour l’Afrique, il est primordial de trouver une solution pour sa jeunesse désœuvrée ;

-         Pour l’Europe, il n’est plus question de tolérer d’avantage l’arrivée de nouveaux clandestins. Selon certains observateurs « l’immigration constitue pour l’Europe un risque pour la stabilité et la cohésion sociales….Elle modifie les rapports de force au sein d’une société….Et peut transformer les identités collectives d’une nation ».

    Par ailleurs il est impensable de continuer à employer des étrangers, pendant que le taux de chômage des citoyens européens, constitue lui-même un problème pour les gouvernants.

     L’idée du regroupement familial est, pour de nombreux français, une erreur, car, dit-on, qui dit regroupement familial, dit arrivée de femmes et d’enfants, donc de nouveaux immigrés potentiels. Cela suppose l’occupation de nouveaux logements, des places dans les écoles pour les enfants, un emploi à l’avenir pour eux, et,  généralement des problèmes de sécurité.

      Selon la convention internationale de Rome de 1924, « Est considéré comme simple travailleur tout étranger qui arrive dans un pays dans le but de s’y établir temporairement ». Dans ce cas, pourquoi faire venir sa famille ? Ne serait-il pas plus convenable, de lui donner des congés tous les six mois, pour lui permettre de voir sa famille, quitte à lui accorder un délai de route et une petite prime pour le voyage ?   

                   Ceci dit,  l’Afrique est un continent qui possède d’énormes richesses minières (cuivre, fer, plomb, phosphate et autres), des cotes poissonneuses, des forêts productrices de bois de grande qualité, des terres fertiles, sans parler de la production de cacao  de café et  d’autres produits agricoles.

      Ces richesses nationales sont aujourd’hui mal ou insuffisamment exploitées, et bien souvent, ne profitent qu’à une minorité de privilégiés. Les Européens et Africains ont donc intérêt à conclure des accorts de partenariat pour l’exploitation commune de ces richesses, une entreprise qui aura pour finalité l’emploi d’une main d’œuvre nombreuse, la formation professionnelle des jeunes et l’exportation vers l’Europe et les autres continents, d’une grande partie des produits finis.

      De nombreux industriels européens peuvent être intéressés par l’octroi d’un terrain à un Euro symbolique, une main d’œuvre pas trop chère et des impôts modérés.

      Une expérience a été tentée avec succès au nord du Maroc et dans le Gharb, où des producteurs agricoles espagnols s’adonnent à la culture des fraises, des artichauts et d’autres légumes et fruits destinés à l’exportation.

       Une question importante et primordiale reste cependant posée en Afrique et dont la solution ne dépend que de la seule volonté de ses dirigeants, c’est la nécessité absolue et vitale de limiter les naissances et ce, en utilisant tous les moyens nécessaires et adéquats, sans quoi le problème de l’émigration des Africains vers l’Europe restera toujours posé.    

                                                                                                  

                                                                                                                                                                             

      

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