RELIGION ET COEXISTENCE

2 juin 2008

                             

 

      A une époque où l’Homme a marché sur la lune et envoyé avec succès, des sondes à la planète mars dans l’espoir d’y atterrir un jour, à cette époque de découvertes et de créations scientifiques d’une grande importance pour l’humanité, certaines sectes musulmanes s’affrontent encore à coup de balles et de bombes, dans des combats fratricides, notamment entre Sunnites et Chiites, opposés les uns aux autres pour des différences, pour ne pas dire des détails futiles, dans la pratique de l’Islam.

      L’on se demande comment peut-on concevoir et encore moins admettre qu’au 21e siècle il puisse encore exister de tels antagonismes religieux. Quatorze siècles environ se sont écoulés depuis la mort du prophète Mohammed. Un nombre incalculable d’ouvrages ont été consacrés à l’analyse et aux commentaires de chaque verset et de chaque mot du Coran, de toutes les paroles et actes du prophète. Et l’on continue encore aujourd’hui, à revenir sans cesse et fastidieusement, sur ce qu’on n’a pas cessé de dire et de répéter depuis 1400 ans. Les plus grands et plus éminents docteurs musulmans ne trouvent pas d’autres sujets que ces thèmes, toujours les mêmes,  relatifs à la pratique de la religion ?

     Dans le présent article nous essayerons en premier lieu, de passer en revue les points de divergences qui opposent actuellement  Sunnites et Chiites et, dans une deuxième partie, nous ferons état de la conception de la grande majorité de la jeunesse intellectuelle musulmane, de ce que devrait être demain, le visage d’une société islamique moderne, fondée sur la liberté religieuse et le respect des droits de l’Homme.

 

                    POINTS DE DISCORDE ENTRE SUNNITES ET CHIITES 

     Les Musulmans comptent actuellement environ 1milliard 300 millions de fidèles dans le monde dont 940 millions en Asie, 340 millions en Afrique, 36 millions en Europe, et un peu plus de 5 millions en Amérique.

      Les Chiites ne représentent que 15% environ du total mais sont majoritaires en Iran (94%), Irak (63%), Liban (35%). Par contre ils sont minoritaires dans tous les autres pays du Moyen Orient : 30% au Koweït, 16% aux Emirats, 12% en Syrie. Le mot chiite vient du mot chi’at Ali, c’est-à-dire le parti de Ali, cousin du prophète Mohammed.

      La grande majorité des Musulmans appartiennent donc à la secte sunnite.

      Jusqu’à la mort du prophète en 632, Sunnites et Chiites vivaient dans une totale symbiose. Et c’est à partir de ce moment que l’OUMA, la communauté islamique allait connaître les problèmes de succession. Mais après quelques brèves discussions et avis des différents proches du prophète et doctes religieux, le choix du premier Calife (successeur de Mohammed) s’est fixé sur Abu Baker, décédé en 634, auquel succéda Omar (634-644) et Othman (644-656).

       Ce n’est donc qu’après la mort de ces trois premiers Califes que vint le tour d’Ali ibn Abi Talib, cousin du prophète, pour diriger la communauté musulmane. Et ce fut le point de départ des divergences entre les sunnites et les chiites.

                                  Pour ce qui est de la nomination du calife. 

     Pour Ali et ses acolytes, la charge de Calife, successeur du prophète, revient uniquement aux descendants en ligne du prophète Mohammed. Avant d’être un chef politique, le Calife est d’abord l’IMAM des musulmans, personnage ayant un caractère sacré, sensé être infaillible et possédant une science surhumaine. Son enseignement a valeur définitive, il connaît les choses cachées et, pour cette raison, tous les fidèles lui doivent allégeance.

      Contrairement aux Sunnites, les chiites considèrent que seuls les descendants de l’Imam Ali sont susceptibles d’être nommés à cette haute fonction et de lui succéder à la tête de la communauté. C’est là en quelque sorte une glorification d’Ali. Les chiites soutiennent d’autre part que le prophète n’est pas mort dans les bras de son épouse Aicha, fille d’Abu Baker, comme cela est communément admis par les Sunnites, mais plutôt dans les bras de sa propre fille Fatima, épouse d’Ali. C’est encore, dit-on, Ali  qui s’occupa personnellement des obsèques du prophète. Pour les Chiites, Ali est le prototype de la bravoure, de la sagesse, un guerrier de valeur et un stratège habile. Pour certains, Ali a accompli des miracles comme la guérison des blessés pendant la guerre. Il reviendrait même, selon eux, après sa mort pour châtier ses ennemis.

       Pour les Sunnites Ali est un personnage très quelconque et c’est pourquoi, dit-on, Abu Baker, Omar et Othman lui ont été préférés, après la mort du prophète.

               

LA FONCTION DE L’IMAM CHEZ LES UNS ET LES AUTRES 

    Les Chiites attribuent une grande importance au culte de l’Imam. Pour eux, l’Imam est le continuateur de la mission de Mohammed. Il est le seul à connaître le sens intime de l’Islam, communiqué secrètement selon les Chiites, par Dieu à Mohammed, lors de son ascension en 621, puis par le prophète à Ali, et transmis par celui-ci à ses successeurs. L’imam est par conséquent infaillible, exempt de péché et d’erreur. Son autorité doctrinale est définitive et fait foi pour l’interprétation du Coran et de
la Sunna .Les Sunnites, par contre, considèrent que le calife est un souverain temporaire, chargé de conduire les affaires de
la Communauté et de veiller entre autre, à la protection du caractère religieux de l’Etat.

     Chez les Sunnites l’impeccabilité et l’infaillibilité sont des qualités réservées au prophète. Quant aux choses cachées, elles sont du domaine de Dieu.

     Depuis qu’il n’y a plus d’Imam à la tête des Etats islamiques ayant adopté le rite sunnite, l’imam n’est plus qu’un homme parmi d’autres, qui préside la prière.

     En plus de cette éminence et le caractère sacré donnés à l’Imam, les chiites se distinguent des sunnites par l’existence d’un clergé, hiérarchisé et complètement indépendant du pouvoir politique. En Iran, le guide de
la Révolution (Ayatollah) est nommé par un collège de 80 religieux (des mollahs). Il possède d’importantes prérogatives dont celles de nomination aux hautes fonctions de l’Etat. Hiérarchiquement, il est au dessus du président de
la République, lequel est élu suite à des élections ordinaires.

                                  LES DIVERGENCES DOCTRINALES 

   Le droit islamique est fondé principalement sur :

    -le Coran

    -le hadith et la sunna (recueil des actes et paroles du prophète)

    -le consensus « al ijmaa »(les règles acceptées et comprises par l’ensemble)

    -le qiyas, raisonnement par analogie.

Remarque :

-         le coran et le hadith sont les deux sources principales, admises par l’ensemble des Musulmans ;

-         le consensus n’est pas reconnu par les chiites puisque, estime-t-on, l’Imam est infaillible.

-         Les différentes écoles islamiques divergent au sujet du raisonnement par analogie, le qiyas

                                    Autres divergences.

  Si le premier point de divergence entre Sunnites et Chiites se limitait au départ, à la légitimité de la désignation de l’Imam, on a vu apparaître avec le temps et les apports des différents imams qui ont succédé à Ali, un certain nombre de nouvelles interprétations du Coran, et partant l’introduction ou l’interdiction par les Chiites de nombreuses pratiques religieuses. Nous nous limiterons, dans cet articles à quelques cas seulement, à titre d’exemple.

     1°) Au sujet de
la Chahada : Pour les Sunnites, la formule consiste à dire ‘’ je déclare que dieu est Unique et que Mohammed est son prophète ‘’. Les Chiites ajoutent ‘’ et qu’Ali est l’Imam d’Allah’’

   2°) Le rite du sabb (injure) qui consiste à excommunier Aicha épouse du prophète et fille d’Abu Baker, ainsi que les trois premiers Califes et tous les compagnons du prophète qui n’avaient pas soutenu Ali, attitude que tous les autres Musulmans estiment comme étant une véritable hérésie

  3°) En plus de
la Kaaba à
la Mecque, et du Mausolée du prophète à Médine, les Chiites ont d’autres lieux saints en Irak notamment (Mausolée d’Ali et de son fils Hossein).

  4°) Les Chiites croisent les bras pendant la prière et les sunnites les tiennent allongés le long du corps.

                   DES DIVERGENCES A

LA HAINE ET AUX TUERIES 

        De l’avis unanime des doctes musulmans, les divergences entre Sunnites et Chiites ne changent en rien l’essentiel de la loi islamique.

        Le contenu du Coran est resté intact et reconnu par l’ensemble des croyants, bien que les Chiites soupçonnent les collaborateurs d’Abu Baker d’avoir supprimé des passages relatifs à leur Imam Ali.

        Les cinq obligations coraniques, à savoir
la Chahada, la prière, le jeûne du ramadan,
la Zakat et le pèlerinage aux Lieux saints, sont unanimement reconnus comme étant les piliers de l’Islam, bien entendu avec quelques petites différences sans grande importance dans la pratique, comme nous l’avons signalé plus haut.

        Les musulmans ne sont pas les seuls à avoir de telles divergences religieuses. Le Judaïsme a connu un shiisme entre l’an 200 av. JC et l’an 200 de notre ère  Les églises romaines et byzantines ont eu leur conflit vers l’an 400. Les  Chrétiens, catholiques, protestants et autres se sont également affrontés entre 1400 et 1450. De véritables conflits les ont opposées dans le passé. Mais avec le temps, chaque partie a fini par admettre et respecter la différence avec les autres.

       Chez les Musulmans ce conflit a trop longtemps duré, s’est élargi pour s’étendre à des domaines qui n’ont rien à avoir avec la religion.

        Après l’assassinat d’Ali en 661, son fils Hossein qui a conduit les partisans de son père, fut à son tour tué par les sunnites à Karbala (Irak) en 680. Cette mort de Hossein allait consommer définitivement la rupture entre Sunnites et chiites, une rupture qui dure pratiquement depuis presque 1400 ans.

         Selon Hisham Hellyer (Mai 2008) « le problème du conflit entre sunnites et Chiites, est un vieux schisme historique, une division politique, devenue par la suite religieuse. Aujourd’hui, c’est bien le monde politique qui a fait de cette division un problème si monumental ».

         En Irak et au Liban les antagonistes s’opposent encore aujourd’hui dans des luttes armées fratricides, où les uns et les autres sont victimes d’atrocités abominables.

         Les chiites nourrissent une haine implacable envers les sunnites voire contre tous les autres musulmans qui n épousent pas leurs idéaux religieux. Leur théorie, rigide et monolithique, est imposée par la force à tous leurs adeptes. N’acceptant ni commentaire ni point de vue sur leur système religieux, les chiites sont restés de tout temps, enfermés dans un fanatisme sectaire et aveugle, repoussant toute évolution et toute ouverture.

        A noter que les Sunnites bien que plus souples et soit disant plus tolérants, ne sont pas pour autant, plus respectueux des droits de l’homme.

                          DROITS DE L’HOMME ET LIBERTE RELIGIEUSE 

               L’Occident estime que la démocratie et la liberté ne font pas encore partie du vocabulaire arabe et musulman. Tous les discours et les prêches portent dit-on  sur le culte de l’extrémisme et la défense, à n’importe quel prix,  de l’héritage légué par le prophète. Plusieurs  auteurs et penseurs arabes, de culture occidentale, soutiennent que la croyance en Dieu et le choix d’une religion sont des affaires strictement personnelles qui ne concernent que l’Homme et lui seul. Chaque être humain a le droit, ajoute-t-on, de pratiquer la religion qui lui plait selon ses convictions intimes et non pas sous la menace et la pression d’une autorité ou d’une organisation quelconque.

      La plupart des observateurs constatent que les Chiites prônent une grande rigueur dans la pratique de l’Islam.  Compliquer davantage les obligations de la religion, s’accrocher à des détails souvent sans grande importance, voire parfois même ridicules, ne peut, selon ces mêmes observateurs, que diviser les croyants et les opposer les uns aux autres, ce qui est le cas, depuis presque 14 siècles. Nul n’a le droit en effet, de se targuer d’être plus musulman que les autres ou de vouloir se passer comme maître dans l’art de prier Dieu. Le Très Haut accepte la prière du petit et du grand, du savant et de l’ignorant illettré. Ce qui compte, avant tout, c’est la foi, c’est la conduite de l’Homme vis à vis de ses semblables, c’est son honnêteté et non pas son fanatisme et sa haine envers les autres.

      Les Musulmans ne représentent que le 1/6 des habitantes de la terre. Est-ce là une raison pour supprimer les 5/6 qui ont adopté une autre religion ? Sur le milliard 300 millions qui adhèrent à l’Islam dans le monde, seuls 14% sont arabes et peuvent lire le Coran dans sa version originelle. Doit-on exiger du reste des musulmans, soit la grande majorité, de pratiquer la religion et de célébrer la prière avec la même perfection que le prophète et ses compagnons ? Non ! Doit-on passer notre temps à prier et à écouter des prêches ? Non ! Ce n’est pas en adorant Dieu jour et nuit que le monde musulman combattra la misère et l’ignorance dans lesquels il est plongé, mais en s’activant, en s’évertuant à rattraper son retard, en travaillant comme l’ont fait les Chinois, en inventant et en créant comme le font les Japonais.

      L’avenir du monde musulman réside dans le respect des droits de l’Homme et plus particulièrement dans le respect du libre choix d’une religion et d’une certaine liberté dans sa pratique. Tout dernièrement un pays arabe a condamné une femme à la prison, pour s’être convertie au christianisme. Je pose la question suivante à tous les doctes de la loi islamique et leur demande : est-ce qu’ils seraient aujourd’hui musulmans eux-mêmes, si leurs ancêtres et leurs parents étaient nés en Australie ou en Finlande ? Certainement non ! Alors ne lions pas la notion de nationalité à celle de confession. Un citoyen d’un pays quelconque a le droit de pratiquer la religion qu’il désire ou de ne croire à rien. C’est une chose qui ne concerne que lui.’’ Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses ’’ dit l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 Aout 1789)

    J’admets que c’est là uns attitude encore très difficile à envisager dans le monde musulman actuel.  Cela n’est possible qu’avec l’adoption de la laïcité, autrement dit avec l’application du principe de la séparation des domaines politique et religieux, dans lequel l’Etat reste neutre entre les différentes religions. D’ailleurs comment peut-on, par exemple,  appliquer l’obligation du port du voile dans un pays comme le Liban, où plus du tiers des femmes arabes sont chrétiennes ? Nous le répétons encore une fois, la religion est une affaire entre Dieu et l’Homme, sans aucun intermédiaire.

    Que tous ces prédicateurs bénévoles ou intéressés cessent donc leur prêchi-prêcha et aillent chercher d’autres occupations plus utiles à la société.

     La laïcité n’a jamais été la négation de la religion, mais bien au contraire elle suppose le respect de toutes les croyances sans distinction, dans un Etat neutre.

     Disons enfin qu’un Etat moderne et démocratique a le devoir et l’obligation de protéger ses citoyens contre toute oppression de quelque nature que ce soit.

      La piété et le degré de dévotion de l’être humain doivent être jugés par le Créateur et non pas par l’individu.                                             Mohamed  BOUHOUCH 

 

     

       

  

 

     

                             

 

 

                                         

    

   

                              

 

La Police de Proximité

18 mai 2008

                                            

                                      

INTRODUCTION 

    La sécurité quotidienne des citoyens, la tranquillité à laquelle ils ont droit dans leurs quartiers et dans leurs foyers, la protection de leurs enfants et de leurs biens, relèvent de la mission spécifique de la police.

    Les phénomènes de l’insécurité qui changent souvent avec le temps,  peuvent varier d’un lieu à un autre .Aussi, les services de police ont-ils l’obligation de concevoir leur organisation et leur action, en fonction de l’évolution et de la nature de la délinquance .Une police routinière, une police qui stagne, une police qui n’évolue pas avec le cours des événements, est une police condamnée à l’inefficacité et à l’impuissance.

   

   .

    Comme tout pays, le Maroc a également ses problèmes spécifiques de sécurité .L’augmentation constante d’une population galopante, l’exode rural et l’afflux vers les villes engendré par la sécheresse et un plus grand taux de natalité dans la campagne ,le chômage d’une jeunesse de plus en plus désœuvrée et l’influence enfin des sectes religieuses,ont largement suscité ,pour ne pas dire crée, un climat social favorable à la contestation ,à l’explosion de la colère populaire et partant, à une certaine tendance à la violence .

    De nombreux citoyens déplorent aujourd’hui le climat d’insécurité qui règne dans certains quartiers des grandes villes où il est risqué parfois de sortir le soir et encore plus la nuit.

    Encouragés par l’absence d’une police locale permanente dans les quartiers populaires notamment, cette jeunesse désoeuvrée constitue souvent des bandes organisées d’agresseurs et devient maîtresse des lieux, déferlant la violence et instaurant un climat de psychose et d’insécurité.

   

     La police n’est visible et plus ou moins permanente, que dans les centres ville, alors qu’elle est actuellement beaucoup plus indispensable et plus utile dans les quartiers populaires et les bidonvilles.      On a vu, il y a quelque temps, l’apparition temporaire d’une certaine police motorisée, baptisée par le public de  « croissia ». 

      Pour tout le monde ces unités avaient été créees pour le simple tape à l’œil et pour détourner l’attention, à la suite de la recrudescence de la criminalité à l’époque. 

                      DEFINITION, DOMAINES ET OBJECTIFS                                  DE
LA POLICE DE PROXIMITE 

         

                            

       L’expérience a démontré qu’une police isolée, qui n’a pas le concours et l’appui des  habitants est une police désarmée .Les citoyens qui sont normalement les premiers intéressés par l’administration de leur cité, doivent être également et logiquement engagés dans la gestion des questions de sécurité, dans lesquelles ils sont physiquement impliqués .Si les habitants s’intéressent, en même temps que la police, et conjointement avec elle, à la lutte contre la délinquance, le résultat ne peut être que meilleur.

      Le désintéressement de la population, la passivité des témoins potentiels, favorisent incontestablement la délinquance .La peur de dénoncer un malfaiteur, la crainte de perdre son temps dans les commissariats et éventuellement aux tribunaux pour témoigner, répugnent en effet  beaucoup de gens .Plusieurs victimes de vols à la tire et autres méfaits renoncent même à signaler leurs préjudices, assurés à l’avance, qu’ils n’obtiendront aucun résultat .Il faut dire aussi que les témoins ne sont pas toujours sollicités pour apporter leur concours .Dans la plupart des cas les policiers ,pressés de  conclure leurs enquêtes,se contentent de passer en coup de vent sur les lieux des infractions,sans toujours faire un constat en bonne et due forme et sans trop chercher à obtenir sur place des informations et des indices susceptibles de les aider à se constituer des hypothèses valables,pour l’identification des malfaiteurs . Ne parlons pas du relevé des empreintes digitales, la police judiciaire ne dispose pas, surtout au niveau de l’arrondissement, d’un service et d’agents compétents d’identification.

      L’ absence de collaboration qui résulte d’un manque de confiance, pour ne pas dire d’un divorce entre habitants et police, profite bien entendu aux délinquants .Il va falloir, par conséquent, à l’avenir, reconvertir les esprits et opérer un véritable rapprochement entre citoyens et services de sécurité, en vue d’une collaboration utile et productive.

       L’indifférence des habitants devant des situations qui nuisent à leur sécurité, à leur bien être et à leur hygiène de vie, est un fait qui tend à devenir un phénomène généralisé dans la société marocaine.Or, une société qui refuse de se défendre, est une société qui encourage la délinquance .Est-ce par manque de civisme ? Est-ce une  simple question de culture  de la citoyenneté ? Il appartient aux responsables, autorités, élus et associations, d’éduquer la masse populaire, de l’initier à la défense des intérêts locaux et de l’environnement.

      Le quartier qui constitue une cellule sociale où un certain nombre de personnes vivent ensemble, se connaîssent entre eux, ont les mêmes soucis et éprouvent les mêmes besoins, est une unité idéale pour une organisation et un travail efficace de police.

      Il y a donc intérêt que police et habitants se rapprochent d’avantage, développent et établissent des liens étroits dans les domaines de la prévention et de la lutte contre la petite et moyenne délinquance .Les quartiers des villes doivent être investis en permanence et avoir un système de couverture bien étudié et adapté ,qui met habitants et autorités à l’abri de toute surprise .La police doit savoir jour et nuit, ce qui se passe dans chaque rue et dans chaque immeuble de la ville .Cela n’est possible que dans le cadre d’une relation quotidienne et permanente avec la population . «  Je suis pour une police fidélisée qui connaît tous les habitants par leurs prénoms et leurs professions » a dit François Bayrou ex candidat français à la présidentielle.

       C’est là la définition même et la signification de la police de proximité, laquelle s’exerce auprès des citoyens, avec eux, et pour eux. 

      Quelques nuances existent cependant en France entre
la Gauche et
la Droite, en ce qui concerne la mission de la police de proximité. Pour le parti socialiste, les policiers doivent établir un accord de partenariat avec les établissements scolaires, pour la protection et l’éducation des enfants, avec les hôpitaux pour l’aide et les secours à porter aux malades et aux personnes fragilisées.

        Pour Nicolas Sarkozy et la droite, les policiers ne doivent pas, par contre, faire un travail d’assistante sociale, mais se cantonner à leur mission de prévention et de répression et privilégier la culture du résultat. Mais cette conception du travail de la police, n’exclue aucunement la collaboration et le partenariat. La police a besoin d’être aidée et informée. En plus de l’écoute quotidienne des citoyens, notamment les victimes, la police a intérêt à rester en contact permanent avec les autorités, les moukkadems de quartiers, les élus, les associations, les corporations, les gardiens de nuit et de voitures, Les gradés de police, responsables locaux devront faire très souvent des tournées nocturnes pour voir ce qui se passe dans les quartiers et interpeller  et orienter leurs subalternes

      S’approcher des citoyens, c’est aussi résoudre les problèmes dont ils souffrent : ces voyous qui harcellent les femmes et les filles, ces adolescents qui jouent au ballon sur la voie publique et importunent les passants, ces ivrognes qui hurlent toute la nuit sous les fenêtres de citoyens qui dorment, ces tapages nocturnes causés par des baffes puissants, installés à l’occasion des fêtes de mariage et orientés vers l’extérieur, qui tapent sur les nerfs des citoyens jusqu’à l’aube, sans qu’aucun service de police ne se manifeste ou agisse.

      Combattre ces incivilités, c’est participer à l’apprentissage de la citoyenneté.        Empêcher les enfants d’endommager les voitures en stationnement, de salir les murs des maisons, de détruire et de détériorer les biens publics et privés, de piétiner le gazon des jardins publics, voilà une des missions qui rapprocheront davantage, habitants et policiers et feront de ces derniers des citoyens bien appréciés et estimés par le public.                 Bien entendu, ce genre d’activité n’incombe pas aux seuls services de police. Tout le monde doit y prendre part : Autorités locales, corps élus, corporations diverses, associations et bénévoles, le tout regroupé au sein d’un « conseil du quartier », sous l’égide de l’autorité locale. 

       Tout ce qui concerne la sécurité, la salubrité et la tranquillité du quartier doit être le travail et le souci de tous. Mais il appartient à l’autorité et aux corps élus d’organiser et de coordonner ce travail, avec la collaboration de la police et la participation active des habitants. Voila le vrai sens de la citoyenneté.

              ORGANISATION DE
LA POLICE DE PROXIMITE 

     D’une manière générale, tout le monde s’accorde à dire que les policiers doivent :

      -Bien connaître leurs terrains d’intervention       -Être bien connus des habitants 

      -Avoir une présence accrue sur la voie publique ;       -Être généralistes, donc polyvalents ;      -Être visibles et accessibles ; 

     -Avoir toujours des objectifs clairs pour une action efficace. (Un programme ciblé, établi en fonction des circonstances du moment et du genre de délinquance constaté.).

      -Faire une évaluation régulière de l’action entreprise.      -Être toujours tournée vers les préoccupations des habitants et rester à leur écoute. 

     Cela n’est possible, bien entendu, qu’avec l’existence d’une police de proximité.

      Quelle que soit l’organisation de la sécurité publique d’une cité, on doit prévoir normalement un service de police de proximité dans chaque arrondissement, sans oublier ou négliger les quartiers périphériques de la banlieue source, la plupart du temps, des grands problèmes de sécurité.

       En effet, l’exode rural draine des populations, de plus en plus importantes vers les grandes villes, lesquelles se sont étendu démesurément, ces derniers temps, avec l’implantation, à leurs abords de quartiers populaires et bidonvilles, très éloignés des centres ville, et par conséquent sous administrés, voire pratiquement incontrôlés et incontrôlables.

       Ces quartiers éloignés qui échappent aujourd’hui complètement à l’autorité de la police, servent de refuges à un grand nombre de malfaiteurs qui opèrent dans les centres ville et ne reviennent dans leurs tanières, que pour se reposer, cacher leurs butins ou se soustraire à l’action de la  police en périodes de rafles et de contrôles.

       Ces mêmes quartiers se sont également avérés comme étant des lieux privilégiés par certaines organisations subversives, notamment islamiques, qui trouvent en ces banlieues des planques tranquilles et une réserve humaine, de jeunes désœuvrés et marginalisés, bref des conditions favorables pour s’adonner librement à leurs activités d’endoctrinement et de recrutement.

        La couverture policière de ces quartiers est donc, plus que jamais, nécessaire et indispensable. Et c’est là, où la connaissance de tous les habitants et de toutes leurs activités apparentes ou clandestines, doit être le premier objectif des éléments de la police de proximité, lesquels communiqueront tous les renseignements utiles aux services spécialisés.

        Ce travail entre dans le cadre de la mission de prévention de la police.

        Dans la plupart des  grandes villes, les policiers ne sont  présents, la nuit, que dans les commissariats et quelques rares postes de police et restent absents en dehors, laissant les champs libres aux « caïds », aux agresseurs nocturnes, aux ivrognes et aux drogués qui deviennent maîtres du terrain.

        La police de proximité a pour mission d’investir tous les quartiers réputés sensibles et difficiles, de réaffirmer l’autorité de l’Etat, de faire baisser la délinquance, de redonner aux habitants confiance et le sentiment de sécurité pour leur permettre de circuler en toute liberté et quiétude. Tous les énergumènes, auteurs d’agressions nocturnes doivent êtres traqués et arrêtés.

       Il ne doit plus exister non plus dans nos villes, des quartiers réputés comme étant des lieux de prostitution, des marchés pour la vente clandestine des drogues et des boissons alcoolisées.

       Certains endroits de la ville sont plus fréquentés que d’autres. Il en est ainsi des rues commerçantes, des marchés, des terrains de sport, des gares routières. Ces lieux sont connus pour être des zones de prédilection des vols à la tire et à l’arraché, vols dans voitures, vols de cycles, etc. C’est cette petite et moyenne délinquance avec les atteintes à la personne qui inquiètent le plus, les citoyens, parce que leurs auteurs restent, bien souvent impunis. Pourtant ce sont presque toujours les mêmes qui agissent et recommencent. Avec une meilleure organisation sur le terrain, et un peu plus de persévérance, de bons éléments de la police de proximité arriveront facilement à les mettre hors d’état de nuire.

      Notons enfin que la grande délinquance, tels les crimes, le banditisme, la criminalité de sang, la subversion, les vols qualifiés etc. restent de la compétence exclusive de la police judiciaire, concentrée sur les missions fondamentales de la police de recherche et d’investigation.

                                                                                  Mohamed  BOUHOUCH

               

          

  

La mendicité au Maroc

18 mai 2008

                                      
LA MENDICITE AU MAROC

      La mendicité au Maroc est devenue une véritable profession lucrative .Il n’est donc pas étonnant qu’elle draine un grand nombre d’individus en quête de gains faciles

      En plus des personnes handicapées de tous genres, on  rencontre de vieilles personnes, des femmes, des enfants sans parler des groupes de trois à quatre aveugles, ou faisant semblant de l’être ( récitant des versets de coran), des infirmes exposant à la vue des passants, une partie de leur corps ayant subi une ablation, des mères serrant dans leurs bras un bébé à moitié endormi, et entourées de deux ou trois autres enfants en bas  âge.

      Dans les souikas, aux abords des marchés,aux feux rouges,aux portes des mosquées,bref dans tous les endroits dans lesquels la  foule se fait dense,on trouve ces demandeurs d’aumône qui vous supplient et parfois même, vous harcèlent pour recevoir votre obole .S’il est vrai que, très souvent ,des personnes en situation précaire ,sont acculées à s’adonner à la mendicité, il n’en reste pas moins, que plusieurs autres ont volontairement recours à cette pratique là,susceptible de leur rapporter  beaucoup plus qu’un travail manuel souvent plus pénible et peu rémunéré .

      Quelle solution doit-on envisager pour endiguer, et le cas échéant, réprimer ce fléau ? Quel est le rôle de l’Etat, celui des assemblées élues, celui des associations et celui des citoyens tout court ?

      Plusieurs vaines tentatives avaient été menées dans le passé, par les municipalités et les autorités provinciales et  préfectorales, notamment à Rabat, pour combattre ce phénomène social .Un camp d’hébergement pour personnes déshéritées avait été crée à Ain Attig, dans les environs de la capitale .Mais les conditions de séjour y étaient, semble-t-il, tellement lamentables et malsaines, que la presque totalité des occupants l’avaient déserté, préférant, selon eux, aller en prison que de vivre dans un tel «  camp de concentration. ».

      En réalité ils ont préféré continuer leur travail « de mendicité » qui leur rapporte beaucoup plus.

     Des opérations sporadiques de distribution de denrées alimentaires,en particulier à la veille et pendant le mois de  ramadan, n’ont pas permis non plus ,et ne permettront jamais de résoudre le problème de la mendicité .

     Que reste-il alors à faire ? A mon avis, il faut considérer la question sous plusieurs angles.

     1°)-Avec l’aide des conseils élus, des associations et des personnes bénévoles,on doit créer et équiper des centres d’hébergement pour personnes âgées et pour handicapés ,des centres bien gérés et  contrôlés en permanence par des organismes étatiques,sur les plans de l’hygiène et de l’alimentation .

     2°)-Le système des orphelinats pour tous les enfants abandonnés ou indigents, doit être revu et réorganisé en fonction de la nécessité de la vie moderne.

     3°)-Tous les bébés et enfants en bas âge « utilisés »dans les lieux publics pour recevoir de l’aumône, devront être récupérés par la police et placés dans des orphelinats .En cas de reprise de ces enfants par leurs mères, ces dernières  devront être fichées au commissariat et présentées au tribunal en cas de récidive.

     4°)-Il est enfin fait appel à tous les citoyens d’éviter de donner quoi que ce soit aux jeunes mendiants et adolescents, aptes à travailler, et ce, pour ne pas les encourager à poursuivre leur sale besogne de mendiant.

      

     Bien entendu, le problème restera encore posé et demandera en permanence de notre part à tous, toujours plus  de réflexion, toujours plus d’intérêt et toujours plus de coopération.

                                                                                                     

                                                                                                              Mohamed  BOUHOUCH

 

 

Le parti socialiste français à la recherche d’une identité

8 mai 2008

                                LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS                                       A la recherche d’une identité 

        La grande majorité des français qui bossent toute la journée et qui n’ont même pas le temps de regarder la télé ou d’écouter la radio, cette grande masse de citoyens ne veulent plus qu’une seule chose : des gouvernants qui se penchent sur leurs problèmes quotidiens et plus particulièrement sur leur situation matérielle. Tous ces discours et belles paroles sans consistance des hommes politiques, toutes ces vagues promesses sans lendemain, ne signifient plus rien pour eux, à force, disent-ils, de les avoir entendus et réentendus, durant des années et à l’occasion de toutes les élections.

       Ces mêmes citoyens sont écœurés quand ils constatent que les partis de la gauche et de l’extrême droite, au lieu d’émettre des critiques constructives et de faire des propositions pour une meilleure gestion de la chose publique, ne font que critiquer, critiquer et toujours critiquer. Leur seule et unique cible n’est autre que le président Sarkozy

        Faire de la politique ne consiste pas, même en étant dans l’opposition, à vouloir par n’importe quel moyen, chercher à détruire l’adversaire au pouvoir et s’opposer systématiquement à tous les projets du gouvernement. Si aux dernières élections présidentielles, les Français ont élu Nicolas Sarkozy, c’est parce qu’ils ont, je le suppose, constaté que ce candidat ne se limitait pas à rejeter les projets des autres candidats, mais à présenter les siens propres et à les défendre avec beaucoup de force et de conviction.

       Les Français ont donc vu, d’un coté, des gens qui se sont contenté de parler, de critiquer et de détruire et d’autres qui ont essayé de construire, de faire des propositions et de chercher à convaincre. ON CONNAÎT LE RESULTAT. 

       Il est bien entendu, dans l’intérêt des Français d’avoir en face du pouvoir, une opposition, forte, crédible, bien organisée et capable de prendre la relève. Or que constate-t-on actuellement en France ? Un parti socialiste égaré, déchiré et divisé entre plusieurs tendances, sans aucun guide à la tête du parti, ce leader qui doit émerger du lot, coordonner l’action du groupe, s’imposer en arbitre et préserver l’unité du parti. Ne parlons pas des autres minis partis de la gauche dont l’audience diminue d’année en année. Depuis la fin du mandat de F. Mitterrand et le départ précipité de Jospin, le parti socialiste est resté comme un géant, avec plusieurs têtes et des mouvements discordants.

       En aspirant tous à la magistrature suprême, les grands du PS n’ont fait que s’autodétruire eux-mêmes et porter un coup fatal au prestige et à l’avenir du parti. S. Royal qui a selon plusieurs observateurs, manqué de maturité politique, n’a pas pu et su s’imposer et ce, malgré sa volonté de fer à vouloir surclasser tous les autres et en dépit de son sourire permanent, captivant au début, mais hélas trop lassant à la longue.

        Les éléphants, tous perdus dans la forêt, n’arrivent plus avec leurs discours théoriques et superficiels, à impressionner et encore moins à convaincre un peuple français qui a besoin de promesse tangibles et de projets crédibles.Il devient donc vital pour le PS, organe principal de l’opposition, de faire appel, avant la tenue du prochain congrès, à un comité de sages pour redéfinir les orientations générales du parti, établir un programme consistant et réalisable et enfin amener les cadres du parti à s’entendre une fois pour toutes, sur le nom du futur patron du PS et candidat  aux prochaines élections.

                                                                              Mohamed  BOUHOUCH

    

Le foulard islamique: est-ce une obligation religieuse?

29 avril 2008

     LE FOULARD ISLAMIQUE : est-ce une obligation religieuse ? 

   Depuis quelques années, le problème du foulard islamique dans les pays musulmans et en dehors de ces pays, s’est posé et se pose toujours avec acuité. Les discussions et débats à son sujet n’ont pas cessé de prendre de l’ampleur.

     Le paysage des villes arabes en Afrique du nord, en Egypte, au Moyen Orient a terriblement changé. Si, il y a quelques années encore, la plupart des femmes et jeunes filles sortaient sans voile, les choses ont complètement changé aujourd’hui et l’on rencontre actuellement plus de huit femmes sur dix, avec le foulard. Au Maghreb, en Egypte, où les femmes étaient, aves les libanaises, les plus occidentalisées du monde arabe, la majorité parmi elles, portent maintenant le foulard islamique.

    Le voile est devenu désormais une partie obligatoire de l’habillement féminin, et ce, à partir même parfois de l’âge de 12 ans, une obligation qui reste cependant contestée chez certaines familles dites « évoluées » pour lesquelles la femme musulmane n’est pas tenue de se couvrir la tête, sauf quand elle fait la prière.

    La question qui se pose à présent, et qui suscite les discussions les plus controversées, est bien entendu celle de savoir si réellement l’Islam fait ou non obligation à la femme de porter le voile.

     LES PRESCRIPTIONS DU CORAN

      Sourate 24 verste 31

a)      Traduction Kasimiski

« Commande aux femmes qui croient de baisser les yeux et d’être chastes….de couvrir leurs seins de voile. »

b) Traduction d’O. Pesle et A.Tadjani

« Prescris aux croyantes de tenir leurs yeux baissés, de ne laisser paraître de leurs charmes, que ce qu’elles ne peuvent dissimuler, et de couvrir leur gorge d’un voile etc. »

Sourate 33, verset 59.

a)      Traduction J. Berque

« Ô prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de revêtir leur mante (cape), sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense »

b)      Traduction d’O.Pesle et A Tadjani

« Ô prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes, de rabattre leur voile sur le front. Cela permettra de les distinguer et les mettre à l’abri des démarches incorrectes »

  LES INTERPRETATIONS DE CES PRESCRIPTIONS 

        Pour un grand nombre de cheikhs de l’Islam, le Coran en tant que parole de Dieu ne tolère aucune nuance et aucune modification. La parole divine est absolue et immuable. Pour ces doctes de l’Islam, toute prescription, et toute recommandation divines, doivent être considérées comme des ordres donnés par Dieu à l’Homme.

       Cette interprétation trop stricte du Coran n’est pas du tout partagée par un grand nombre de musulmans qui font une différence entre :

1)      Les Cinq obligations fondamentales de l’Islam, à savoir :

    -La chahada qui consiste à reconnaître qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohammed est son prophète.

    -La prière (cinq fois par jour)

    -Le jeûne du mois de Ramadan

    -La zakat, aumône obligatoire imposée sur la fortune

    - Le pèlerinage à
la Mecque pour ceux qui en ont les moyens.

         2) Les recommandations interprétées comme étant de simples conseils donnés aux bons croyants pour leur salut. Ces recommandations ne visent en effet, dit-on, en ce qui concerne le voile, que la pudicité.

          Quand le Coran prescrit aux femmes de baisser les yeux et de dissimuler leurs charmes, c’est, précise-t-on, dans un but de chasteté, autrement dit pour éviter d’être provocantes. Il en est de même pour les hommes auxquels Dieu recommande de dominer leurs sens. Dans la sourate 24, verset 33, il est dit «  que ceux qui ne trouvent pas à se marier, vivent dans la continence ». Dans un autre verset, il est dit « Mariez les célibataires ».

         Ainsi, comme il est aisé de le deviner, ces prescriptions ne sont que des conseils de morale et de bonne santé, faites aux musulmans.

         C’est pourquoi un grand nombre de croyants et surtout de responsables politiques dont des chefs d’Etat musulmans n’ont jamais imposé le port du voile, à leurs épouses et à leurs filles. La chasteté, tient-on à préciser, ne consiste pas dans l’habillement de la femme, mais plutôt dans sa conduite. D’ailleurs comment concevoir qu’un certain nombre de musulmanes qui portent le voile, s’exposent en public avec un maquillage trop voyant, voire impudent, avec le visage, les yeux, les cils, et les paupières plâtrées de fard. Alors à quoi sert, dit-on, le fait de se cacher le cou et de montrer un tel visage ?

        Un certain nombre de jeunes juristes musulmans estiment aujourd’hui que l’islam ne doit pas rester une communauté fermée et isolée. Ses élites intellectuelles et religieuses ont le devoir de chercher absolument à concilier les prescriptions religieuses avec la marche du temps et à les harmoniser en fonction d’une interpénétration des civilisations et d’une cohabitation internationale.

         Le Coran recommande de flageller une femme adultère et autorise un mari à battre une épouse récalcitrante. Aujourd’hui ce n’est plus possible, du moins sur le plan juridique. La polygamie, permise par le Coran, n’est plus tolérée dans plusieurs pays arabes, que sous de difficiles conditions, dont plus particulièrement l’accord de la première épouse. Le Coran parle des esclaves et de la manière de les traiter, alors que l’esclavage n’est plus toléré dans le monde musulman actuel, à l’exception de certains petits pays, comme semble-t-il,
la Mauritanie.

        En dépit de ce qu’en pensent donc les intégristes, les inscriptions coraniques peuvent évoluer avec le temps.

     LES RAISONS AYANT ENCOURAGE LE PORT DU VOILE        1°) Une islamisation galopante de la société arabo-musulmane. 

         L’apparition et la propagation d’un certain Islam intégriste préoccupe la plupart des gouvernements arabes et musulmans pour lesquels il a souvent été un facteur déstabilisant et destructeur. On a l’impression qu’on assiste depuis quelque temps à un glissement du pouvoir politique traditionnel et son passage entre les mains de forces religieuses organisées de manières ouvertes ou clandestines qui étendent leur influence, chaque jour d’avantage, sur les masses populaires. Des femmes portant un voile, (hijab au Maghreb, nigab en Egypte, khimar en Arabie Saoudite, tchador en Iran) des hommes barbus et bizarrement accoutrés en afghans, c’est le paysage actuel dans plusieurs villes arabes, une mutation opérée sous le regard impuissant et inquiet des autorités traditionnelles, quand ce n’est pas sur l’incitation et l’exhortation des nouveaux régimes islamiques, tels ceux érigés en Afghanistan et en Iran.

     2°) L’attitude des dirigeants arabes. 

           Si la plupart des dirigeants et des responsables des partis politiques arabes sont hostiles à la poussée de l’islam intégriste et notamment au terrorisme, il reste qu’en ce qui concerne le port du voile, ils n’ont jusqu’à présent, pris aucune initiative pour désapprouver les défenseurs du foulard. L’attitude quelque peu molle et mitigée des gouvernants arabes ne peut s’expliquer que par la crainte de susciter une levée du bouclier et de donner l’occasion aux extrémistes de montrer les dents.La Qaeda n’attend que de telles opportunités pour taxer les dirigeants modérés de traitres, de vendus aux ennemis de l’Islam et, par conséquent pour commettre des attentats meurtriers.

      Aucun pays arabe ne souhaite devenir une cible de ces visées terroristes, d’où la grande prudence observée dans leurs attitudes et leurs déclarations, sauf quand il s’agit de s’aligner sur des réactions internationales pour condamner le terrorisme.

       A noter toutefois, comme dit plus haut, que plusieurs dirigeants arabes n’exigent nullement de leurs épouses et filles de porter le foulard islamique, ce qui est déjà, il faut le reconnaître, un acte courageux et assez significatif de la part de responsables musulmans censés, selon les intégristes, faire respecter les inscriptions coraniques et les protéger.

      Des dizaines de chaines de télévision par satellites diffusent à longueur de journée des émissions religieuses en langue arabe dont l’impact sur les populations n’est plus un secret pour personne. Un certain nombre de prédicateurs et d’imminents professeurs en matière religieuse sont devenus célèbres pour ne pas dire familiers, dans la société arabo-musulmane. Citons entre autres, le cheikh Karadaoui, déclaré persona non grata dans son pays, l’Egypte, et qui a trouvé refuge au Qatar, le Pr. Amrou Khalid et bien d’autres encore, dont les causeries religieuses trouvent une forte audience au sein de la jeunesse arabe, qu’ils arrivent souvent à enflammer par leurs allusions à l’attitude hostile des Américains à l’égard des Musulmans.

    Pour le sujet objet de notre écrit, le cheikh Karadaoui qui est un fervent défenseur du voile islamique, a exprimé sur la chaine de télévision Al Jazzera, son mécontentement et pris une position hostile à la suite de la décision du gouvernement français d’interdire le port du voile dans les lycées.

    La même chaine qatarie, Al Jazzera diffuse quotidiennement et plusieurs fois par jour, des informations et des images montrant le calvaire dont souffrent les Palestiniens et les Irakiens.

   Le travail d’endoctrinement  entrepris par tous ces propagandistes, ainsi que leurs discours destinés à une jeunesse souvent désœuvrée et marginalisée, créent un terrain favorable au recrutement de futurs terroristes, lesquels, en attendant, obligent leurs épouses, filles et sœurs, à porter le foulard, premier acte de fidélité à l’esprit de l’islam et au respect de ses prescriptions.

   A signaler enfin que plusieurs de ces chaines sont financées par des personnalités arabes de haut rang, lesquelles placent leurs actes, dit-on, dans le cadre d’une contribution de leur part, aux dépenses nécessitées par le combat engagé par les Moudjahidines pour le triomphe de l’Islam.

    LE PROBLEME DU FOULARD ISLAMIQUE EN FRANCE. 

     La vague d’islamisation, à laquelle nous avons fait allusion, n’a pas épargné
la FRANE où vivent un grand nombre de jeunes musulmans français d’origine maghrébine notamment.

      L’implantation de plus en plus importante de mosquées et l’activité de prédicateurs venus d’Orient, du Maghreb et d’ailleurs ont, bien entendu, eu toute leur influence sur les jeunes musulmans de France dont un grand nombre souffre, il faut le reconnaître, de désœuvrement et de marginalisation. La situation de la jeune fille musulmane, vivant dans ces milieux et dans ces conditions, n’est pas du tout aisée, puisque, dans la plupart des cas, elle se voit contrainte par sa famille de porter le foulard, et ce, bien souvent contre son propre gré.

     
La France, étant une République laïque, elle ne peut pas et ne doit pas tolérer, bien entendu, une telle situation. Et c’est précisément pour cette raison, qu’a été prise la décision d’interdire le port du foulard islamique dans les établissements scolaires, décision, certes, contestée par certains, mais approuvée par une grande majorité des citoyens français qui estiment, à juste titre, que le caractère laïc et le paysage européen de
la France doivent être, à tout prix, préservés. La laïcité donne à chaque citoyen français le droit de choisir et d’exercer librement son culte, de croire ou de ne pas croire. Le fait donc d’exhiber ostensiblement sa religion par un signe quelconque, crée une fausse note dans l’harmonie de cette société égalitaire et fraternelle de citoyens unis, sans distinction de race, de couleur ou de religion.

                                                                                               Mohamed  BOUHOUCH

  

    .

Politique et culte de la personne

28 avril 2008

                            POLITIQUE ET CULTE DE
LA PERSONNE 

     J’ai toujours été étonné et écœuré par ces élans de vénération à l’égard de quelques leaders et chefs d’état , notamment en Afrique du Nord, en Egypte, en Arabie saoudite, aux états du Golf en Irak de l’ex- Saddam, en Syrie etc. , etc.

     Si cette allégeance peut se comprendre chez certaines personnes favorisées par leurs régimes, je ne trouve, par contre, aucune explication à l’attitude de ces masses, écrasées sous le poids de leurs misères, qui viennent se bousculer au passage de leur idole, pour lui lancer des vivats et des youyous et lui toucher la main. Que représentent pour eux, ces augustes personnes ? Des marabouts vivants ?des dieux sous une forme humaine, par l’intermédiaire desquels ils font part de leurs misères et de leurs espérances, au véritable Dieu, celui qu’on ne voit pas, mais qui, paraît-il, nous observe et nous entend ?

     Ce qui est encore plus étonnant, c’est que cette pratique de vénération des personnalités politiques commence à s’ancrer également dans les mœurs françaises.

     Des milliers de personnes adorent Ségolène Royal, candidate malheureuse aux élections présidentielles, voient en elle quelque chose de sacré, de divin, bref un être surnaturel, venu, sur terre, pour les combler et exaucer tous leurs vœux.

     Nicolas Sarkozy est devenu également, en tout cas jusqu’à son mariage avec Carla Bruni, une idole pour un grand nombre de Français qui le considèrent comme le générateur de leur bonheur et le garant de leur existence.

     Ne parlons pas des adeptes de Le Pen qui n’hésiteront pas à bruler toute
la France, ou à s’immoler eux-mêmes par le feu, sur un simple ordre de leur prince souverain

      On peut comprendre que les êtres humains ont toujours eu besoin d’amour pour vivre. Mais ressentent-ils également le besoin d’un être protecteur, en plus du Dieu créateur, pour être heureux. ?

                                                                                   

                                                                                    Mohamed  BOUHOUCH

Le conflit israelo-palestinien: ou le droit à une patrie.

28 avril 2008

           LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : ou le droit à une patrie. 

           Le Moyen orient et plus particulièrement cette région située entre
la Méditerranée et le    Jourdan, a de tout temps, été dans l’histoire, le théâtre d’invasions successives, de bouleversements et de conflits entre les peuples.

            Assyriens, Babyloniens, Cananéens, Philistins, Moabites, rois et princes Juifs, Pharaons, Croisés, Arabes et Ottomans, pour ne citer que ceux là, se sont succédé pour l’occupation de cette terre aux destinées bien singulières. Une terre riche en événements historiques, que Dieu a choisie pour se manifester par l’avènement de la presque totalité de ses messies.

            Si le passage en ces contrées et leur occupation par plusieurs peuplades ont été momentanées et sporadiques dans le temps, le séjour des juifs et des arabes dans cette région  est, par contre, beaucoup plus stable et plus régulier. Ils sont attachés à cette terre communément appelée
la Palestine (Philistins dans l’Antiquité, Palestina pour les Romains, Filistin pour les Arabes) qu’ils considèrent, à juste titre, comme étant la leur, et à laquelle ils sont liés par beaucoup de symboles et de choses sacrées. Pendant des siècles, Juifs et Musulmans ont vécu et cohabité en ces lieux sans trop de problèmes. Mais il est arrivé un moment où le besoin d’avoir une patrie propre, est né chez un peuple juif, persécuté dans certains pays et malmenés dans d’autres.

           Un premier congrès sioniste tenu, à Bâle en 1897 sous l’égide de Théodor Herzl  exprima le vœu « d’obtenir pour le peuple juif en Palestine, un Foyer reconnu publiquement et garanti juridiquement »

           En avril 1917, le secrétaire au Foreign office, Lord Arthur James BALFOUR fit la fameuse déclaration qui porte son nom et selon laquelle, «  le gouvernement de Sa Majesté « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer National pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif » etc.

           Cette décision britannique avait bien entendu soulevé un tollé de protestations dans le monde arabe. Pendant ce temps tout un mouvement de populations juives prirent le chemin de
la Palestine pour s’y installer, ce qui n’a pas manqué de créer un certain nombre de heurts avec les habitants arabes. Les années Vingt, Trente et Quarante ont connu plusieurs émeutes et notamment en 1920/21 et 1936.

           Selon l’historien Tom Segev «  il y avait, sous le mandat britannique de l’époque, deux communautés qui s’affrontaient par les armes »

                   LE PARTAGE DELA PALESTINE ENTRE ARABES ET JUIFS

          La seconde guerre mondiale a été un facteur déterminant dans le destin d’Israël et la création de son Etat. Le génocide subi par six millions de juifs innocents, victimes de la sauvagerie nazie, a fini par convaincre et déterminer même les juifs qui étaient confortablement intégrés dans les pays où ils vivaient, à souhaiter la création d’un Etat qui leur soit propre, et beaucoup d’entre eux, prirent déjà la décision d’y immigrer.

         Sur le plan international, l’holocauste a également pesé lourd sur la conscience mondiale et justifié en grande partie, l’appel à la naissance d’une patrie pour les Juifs. Et c’est ainsi que le 29 Novembre 1947 l’assemblée générale des Nations Unies adopta à la majorité des 2/3 la résolution 181 créant :

-         Un Etat juif

-         Un Etat arabe

-         Et un régime de tutelle internationale pour Jérusalem et les Lieux Saints.

              UN SEUL ETAT VIT LE JOUR : ISRAEL      

     Le 14 Mai 1948, l’Etat d’Israël est né. Le texte de la déclaration d’indépendance dit notamment « En vertu du droit naturel et historique du peuple juif, et de la résolution des Nations Unis, nous proclamons, par le présent acte, la création de l’Etat juif de Palestine qui prendra le nom d’ISRAEL ».

       Cette déclaration, comme on peut le constater, parle de la création d’un Etat juif de Palestine. Cela veut dire qu’il y a un autre Etat en Palestine, celui de l’Etat arabe, ce qui est d’ailleurs prévu par le partage de l’ONU.

       Ce rendez-vous historique avec la paix dans la région, a été manqué. Les Arabes n’avaient pas, tous, le même point de vue sur la question. Pour les Palestiniens autochtones les Juifs leur ont pris leur terre, avec la complicité des Nations Unies. Pour les pays arabes voisins, la naissance d’un nouveau pays arabe à leurs frontières, n’était pas le bien venu ni souhaitable. Aussi les réactions, après la déclaration israélienne de l’indépendance, n’avaient-elles pas les mêmes sons de cloches ou du moins les mêmes résonnances.

       Certes, des combats ont opposé Israéliens et Palestiniens, puis Israéliens et arabes, mais ces derniers n’étaient pas aussi motivés et aussi organisés que les Juifs, d’où les victoires successives des Israéliens qui sont arrivés, non seulement à repousser toutes les attaques des Arabes, mais aussi et surtout à en tirer profit.

        Des contacts secrets et des tractations avaient eu lieu, en effet selon certains historiens (Documents de l’association France Palestine Solidarité) entre Golda Meir et le roi Abdullah de Jordanie, qui ont abouti dit-on, à un accord tacite octroyant :

-         A Israël, un certain nombre de territoires, destinés primitivement aux Palestiniens arabes ;

-         Au Royaume jordanien,
la Cisjordanie

-         Et à l’Egypte, une tutelle sur Gaza.

   Il en est résulté selon les mêmes sources, l’expulsion et l’exode d’un très grand nombre de Palestiniens.

                                L’AMPLIFICATION DES HOSTILITES 

                                       Entre Arabes et Israéliens

    Ce fut là, la grande erreur de tout le monde, celle des Palestiniens qui n’ont pas su profiter de l’occasion d’un partage effectué sous l’égide des Nations Unies qui leur donnait un Etat officiellement reconnu par la communauté internationale, et l’erreur aussi d’Israël qui a cru bien faire de profiter du désordre et de l’indécision des Palestiniens, ainsi que du flottement des pays arabes, pour agrandir son territoire.

    Il n’y a pas de questions plus délicates que celles qui ont trait à la terre ou celles ayant une coloration religieuse. Le conflit israélo-palestinien revêt malheureusement ces deux caractères à la fois, d’où l’hostilité et la haine viscérale exprimées par l’une et l’autre partie en conflit, et partant, toute la complexité du problème et les difficultés de le résoudre.

     Ceux qui ont cru qu’il était facile de jeter les Juifs à la mer, comme ceux qui pensent qu’on peut se débarrasser aisément des Palestiniens, se trompent lourdement. Juifs et Palestiniens ne sont pas des envahisseurs. Leurs origines sont enracinées en ces lieux. Cette terre leur appartient ; leurs ancêtres y ont vécu des siècles et des siècles. Chaque lopin de terre ou vieux monument constituent  pour eux, des patrimoines historiques et des symboles sacrés.

      On dit que le temps arrange souvent les choses et diminue de l’intensité des antagonismes. Or, pour ce qui est du conflit israélo-palestinien, le temps n’a fait qu’aggraver la situation, envenimer les esprits et donner au problème plus de dimension encore. En plus des ambitions de chacune des deux parties, plusieurs autres causes sont à l’origine de la durée  de ce conflit.

          DE L’EXTREMISME DE GAUCHE A L’EXTREMISME RELIGIEUX           

        L’animosité et la course que se livraient les grandes puissances pour la domination du monde et les intrigues de la guerre froide entre le clan soviétique et le clan occidental, ont eu également leur effet sur le conflit qui ne s’est plus limité à un problème entre Juifs et Palestiniens, mais s’est étendu pour devenir un conflit du Moyen Orient, entre Juifs et arabes.

         Un certains nombre de pays acquis à l’URSS dont l’Egypte de Nasser,
la Libye,
la Syrie, le Yémen, l’Algérie de Boumediene ont constitué un bloc de pays, appuyant l’OLP, crée en 1964. Les armées de tous ces pays étaient prêtes à envahir Israël. Et ce fut la guerre de 1967 de laquelle Israël sortit vainqueur,  annexant du coup,
la Cisjordanie avec la partie Est de Jérusalem et siège de
la Mosquée d’Al Qods, ainsi que la bande de Gaza, démontrant ainsi aux Arabes que désormais il fallait compter avec Israël, et que la solution du conflit ne pouvait pas s’arracher par la force.

         Avec la chute et l’effritement de la grande URSS, la stratégie allait encore changer, et d’autres forces vont entrer en jeu. Ce sont les organisations religieuses, souvent intégristes pour lesquelles la guerre contre Israël est une guerre sainte.

          Le problème ne concerne donc plus uniquement les Arabes mais l’ensemble de la communauté islamique, préoccupée en premier lieu, par le cas de la mosquée d’Al Qods

          Les organisations islamiques, aujourd’hui très nombreuses fixent actuellement comme premier objectif de leur lutte, la libération du monde musulman de l’emprise de l’occident dont Israël, avancent-ils, n’est qu’un avant poste au Moyen Orient.

                                                 CONCLUSION 

    Ce n’est là qu’un bref aperçu des étapes par lesquelles est passé le conflit israélo-arabe. Faire état de tous les détails des événements, reviendrait à écrire des dizaines de tomes.

      Nous nous sommes contentés dans cet article de rappeler uniquement quelques dates et faits importants.                                                                                                                                                       La première constatation qui s’impose à nous tous, est que l’utilisation de la force n’est pas la bonne solution.                                                                                                                                                    

     Israéliens et Palestiniens sont condamnés à vivre, cote à cote, dans une région qui leur appartient à eux tous. Cette guerre «  fraternelle » a fait trop de victimes. Il n’y a pas une seule famille israélienne ou palestinienne qui n’a pas perdu un ou plusieurs membres des leurs.

      Israéliens et Palestiniens ont tous le droit d’exister et le droit d’avoir une patrie.

      Ce conflit a assez duré. Que tous ceux, arabes ou juifs, qui soufflent sur le feu, sachent qu’ils commettent des crimes et qu’ils sont en train d’encourager deux peuples frères à s’entretuer et à s’exterminer.

       Juifs et Palestiniens sont parmi les peuples les plus intelligents et les plus entreprenants de la planète. En enterrant leurs différents, ils pourront constituer à l’avenir, pour tout le Moyen Orient, le meilleur modèle de démocratie et de développement.

       Les musulmans intégristes et les juifs orthodoxes ont le devoir de laisser des gens plus pacifiques,  faire la paix, une fois pour toutes. Toutes ces organisations extrémistes tels le Hamas, le Jihad, le Hisbollah, et les partis orthodoxes juifs, ne doivent leur existence et leur survie, qu’à la persistance de ce malheureux conflit.                       

                                                                                            Mohamed  BOUHOUCH

                                                                                                         

                                             

          

         

     

Occident et Islam : Comment venir à bout de l’intégrisme ?

28 avril 2008

                         

                                   OCCIDENT ET ISLAM

                          Comment venir à bout de l’intégrisme

         En plus de l’implacable lutte d’influence sur les plans économique et stratégique que se livrent depuis toujours, entre elles, les grandes puissances, le monde assiste depuis quelques dizaines d’années à un combat inhumain entre ces mêmes grandes puissances (et plus particulièrement les USA et l’Europe) d’une part et les courants islamiques d’autre part : Attentats meurtriers, échanges d’accusations et menaces, prolifération d’écrits et d’enregistrement hostiles, sans parler des émissions de radio et télévision et  sites sur Internet.

        Les Occidentaux accusent les Islamistes d’être des terroristes sanguinaires des fous d’Allah, et des aventuriers qui cherchent à semer la terreur, à détruire les acquis de la civilisation et à déséquilibrer l’ordre existant.

        De leur coté, les Islamistes reprochent aux occidentaux d’être des puissances colonialistes qui exploitent les pays du tiers monde et pillent leurs richesses.

        Chaque clan estime être dans une position légitime et entend se défendre par tous les moyens contre l’ennemi : lutte anti-terroriste pour les uns, guerre contre l’impérialisme et guerre sainte pour les autres. Mais jusqu’à quand va durer ce langage de sourd ? Pourquoi ne pas trouver un terrain d’entente ? Pourquoi persister dans un entêtement nuisible à tous, dont sont victimes des milliers de personnes innocentes et dont personne ne sortira un jour gagnant ?

       Dans l’intérêt de l’humanité entière, ne doit-on pas cesser de faire de ce problème un sujet tabou et essayer d’étudier sans passion aucune et sans parti pris les arguments des uns et des autres, engager le dialogue afin de sortir une fois pour toute de ce labyrinthe et d’épargner à nos enfants et aux générations futures, larmes et souffrances.

       Bien entendu le problème n’est pas aussi simple qu’on peut le croire. Et c’est précisément pour cette raison que nous avons jugé utile de revenir quelque peu en arrière dans le temps, pour mieux comprendre les choses.

                 

           LA COLONISATION DES PAYS DU TIERS MONDE PAR L’OCCIDENT

       A la fin du 18e siècle  et durant tout le 19e,   l’Angleterre,
la France,
la Belgique, l’Espagne, le Portugal, les Pays bas, l’Italie se sont livrés à une véritable course pour l’occupation des pays africains, asiatiques et du continent américain. D’immenses empires coloniaux ont ainsi été bâtis par ces puissances, la plupart du temps par la force des baïonnettes et des canons. Des milliers d’indigènes de ces pays furent massacrés par les armées européennes commandées par des généraux spécialistes de ce genre d’opération.  

        Mais peu de temps après, des mouvements de libération sont nés partout dans ces pays pour, d’abord dénoncer et ensuite combattre les occupants et demander leur départ.

        Une élite d’indigènes formés pour la plupart dans les écoles coloniales se sont mis à la tête d’organisations de libération, ce qui n’a pas manqué de provoquer chez les occupants une contre offensive traduite par des arrestations collectives, des incarcérations et des déportations. Pour les Européens il s’agissait d’action normale contre des rebelles, accusés d’actes illégaux et subversifs. Pour les organisations locales, la lutte contre l’occupant était un combat légitime, une action de libération nationale. Langage de sourds, entêtements, refus de reconnaître la réalité ? C’était un peu tout cela.

       Quelques années plus tard, ces mêmes leaders indigènes autrefois qualifiés d’éléments subversifs sont devenus des chefs d’Etats et ministres dans leurs pays et bien souvent des personnes vénérées dans l’histoire de leurs nations. Citons à titre d’exemple : Gandhi, Nehru, Ho Chiminh, Chou Enlai, Sukarno, Bourguiba, sans parler de l’Algérien Abdelkader, du Marocain Abdelkrim Khattabi,  et de bien d’autres encore.

       Devant la pression des mouvements de libération, organisés en cellules clandestines et appuyés par les masses populaires, l’administration coloniale a fini par céder. Et ce fut, peu à peu la dislocation de l’empire colonial et la naissance d’Etats indépendants.

                  

                              LE NEO COLONIALISME

       L’occident a cependant continué à s’intéresser au Tiers monde en intervenant dans leur politique intérieure et surtout en contrôlant de près leur économie et leur évolution sociale.

       Avec les Américains et les Européens d’un coté, l’URSS et
la Chine de l’autre, on assiste depuis quelques années à une autre forme de domination des pays du Tiers monde, pour ne pas dire à un néo-colonialisme.

       L’existence au Moyen Orient de grandes réserves de pétrole et de gaz a amené l’Occident et notamment les USA à vouloir à tout prix, s’investir dans cette région du monde et à imposer leur volonté. Les Islamistes considèrent que la création de l’Etat d’Israël et de certains régimes arabes comme
la Jordanie et quelques minis états du Golf, n’est tout simplement qu’une implantation d’avant-postes de l’impérialisme au Moyen Orient.

      La protection de certains régimes arabes considérés comme acquis aux USA et ce, malgré leur caractère archaïque et autoritaire et le sabotage fait à certaines jeunes républiques opposées à l’hégémonie occidentale, ont crée et enraciné dans l’esprit des jeunes générations arabes une méfiance voire une certaine haine à l’égard de l’Occident et des Etats-Unis en particulier.

      Les Islamistes font de cette question leur véritable cheval de bataille et assoient tous leurs discours sur ce thème. Ils considèrent qu’il est intolérable que le monde musulman qui a rayonné sur le monde durant un millénaire (Califats et empire Ottoman), se retrouve dépiécé et en grande partie placé sous la tutelle des puissances coloniales européennes. (L’Encyclopédie libre Wikipédia).

       L’intervention américaine en Irak et la destitution de Saddam Hussein ainsi que les menaces exercées actuellement sur l’Iran renforcent encore davantage la haine des jeunes générations arabes à l’égard des USA. Alain Gresh, journaliste du mensuel le Monde, né en Egypte, écrit « Aussi longtemps que les opinions feront un rapport entre la politique américaine actuelle et l’instabilité permanente au Proche Orient, Al Qaïda continuera à se renforcer et à étendre sa sphère d’activité ».

                            OCCIDENT ET RENAISSANCE MUSULMANE

      Les USA semblent oublier en effet que la jeunesse arabe d’aujourd’hui n’est pas du tout celle qui vivait aux 18 et 19e siècles. Nul n’ignore plus l’hostilité ressentie et exprimée à l’égard de l’Islam dont l’Occident semble avoir peur comme d’un danger imminent.

      Personne ne peut actuellement enlever de l’esprit des jeunes musulmans que la faiblesse de leurs pays respectifs vient d’une part de la main mise des occidentaux sur leurs régimes et par conséquent sur leurs richesses et, d’autre part, sur l’empêchement du monde musulman de s’épanouir et de se renforcer dans le cadre d’une union pana-islamique et pan- arabe, capable de rivaliser sur les plans économique, technologique, et pourquoi pas militaire, avec l’Europe, les USA, l’URSS ou
la Chine .Les grands penseurs et leaders politiques islamiques considèrent que la faiblesse actuelle du monde musulman résulte de la désunion et de l’existence à la tête des états arabes notamment, de dirigeants acquis aux Occidentaux, orientés et soutenus par ces derniers, dans le but d’empêcher toute évolution et toute émergence des élites intellectuelles, partisanes de l’émancipation des pays musulmans et arabes. Ce fut le cas dit-on dans l’intervention franco-anglaise dans le conflit du canal de Suez, contre Nasser, dans la chute du Dr Mossadegh en Iran, dans l’arrêt du processus électoral algérien où les Islamistes étaient sur le point d’accéder « démocratiquement » au pouvoir, c’est le cas aujourd’hui dans l’intervention américaine en Irak, au Soudan et ailleurs, c’est le cas encore dans les menaces et l’hostilité manifestée à l’égard de l’Iran , de
la Syrie etc.…etc.  La lutte engagée par les Islamistes contre l’impérialisme inclut par conséquent non seulement les USA et l’Europe, mais également tous les régimes arabes et autres, inféodés à l’Occident ou alliés.

         Selon les Islamistes la lutte engagée contre l’impérialisme n’est pas une chose circonstancielle, mais une guerre de libération de longue haleine, un combat historique légitime et moralement indispensable, s’agissant de la défense de l’Islam, menacé dans sa pureté, par l’invasion de cultures et de modes de vie absolument impies et immoraux d’où le vocable de « jihad » utilisé par eux pour donner à leur action une justification religieuse légitime.

                         QUEL AVENIR POUR LES MOUVEMENTS ISLAMISTES ?

       Les mouvances islamiques sont très nombreuses et très diverses. Elles n’ont pas toujours les mêmes buts ni les mêmes façons d’agir. Leur diversité provient d’abord et avant tout, de leur manière d’interpréter les textes coraniques d’où très souvent, les nombreuses divergences dans les discours, les prises de position et dans l’action.

       Certaines organisations se concentrent sur la stricte application de
la Charia d’où leur appel permanent à respecter les concepts du Coran et à effectuer un retour aux fondements de la religion et à sa pureté originelle au cours de la période des Quatre Califes, se limitant ainsi à l’aspect strictement moral de la religion islamique.

        D’autres organisations par contre, cultivent un dessein politique et révolutionnaire, voulant faire du monde musulman une puissance mondiale qui aura son poids dans l’équilibre international. Pour ces penseurs, l’Islam n’est pas seulement un mode de pratique religieuse mais aussi et surtout, un système d’organisation politique, économique et sociale d’où leur volonté de la conquête du pouvoir.

        Les visées des organisations islamiques peuvent donc varier d’un pays à un autre et d’une région à une autre :
La Qaîda, les Talibans en Afghanistan,
la Gama’ islamya en Egypte, le Hisbollah au Liban, le Hamas en Palestine et bien d’autres organisations en Arabie saoudite, en Inde, en Indonésie et ailleurs n’ont pas toujours les mêmes objectifs, mais un ennemi commun, il faut le reconnaître : les Etats-Unis.

        La plupart de ces organisations ont une action limitée à une région déterminée. Seule
la Qaîda semble avoir aujourd’hui une zone d’action internationale et par conséquent une menace plus sérieuses pour la sécurité mondiale. Ceci dit, rien n’empêchera à l’avenir ces différentes organisations d’avoir des actions concertées plus organisées et mieux coordonnées, étant donné que leur but essentiel est et demeure la défense de l’Islam et la lutte contre l’impérialisme occidental.

       Le danger que constitue l’Islamisme pour l’Occident réside par conséquent, et comme on le voit, dans la multitude et la diversité des organisations islamiques qui forment une nébuleuse impénétrable et une toile d’araignée où les services de renseignements occidentaux risquent bien de se perdre.

                     COMMENT LUTTER CONTRE LE TERRORISME ISLAMIQUE ?

        Ce qualificatif de terrorisme islamique est, notre avis, impropre. Le terrorisme n’a jamais été, quoi que l’on dise, une fin en soi ou un but des musulmans.

         De tout temps, le terrorisme a été l’arme des faibles face aux puissants, étant donné que les premiers ne peuvent combattre les seconds avec des armes égales, ni se soumettre et se laisser piller sans se défendre. Pour sortir le monde de la menace terroriste, les occidentaux devront repenser leur manière de concevoir leurs rapports avec les pays du tiers monde et de traiter avec eux d’égal à égal.

          Lutter efficacement contre le terrorisme consiste d’abord et avant tout à chercher et à connaître les raisons et les causes véritables des actions terroristes. Nous entendons par là le terrorisme politique.

          Nous avons évoqué plus haut l’invasion de l’Afrique, de l’Asie et du continent américain par les Européens, nous avons parlé du Néo colonialisme et nous avons enfin fait état de la pression exercée par ces mêmes occidentaux sur certains jeunes états progressistes arabes et la protection et l’aide militaire accordée à des régimes arabes archaïques,  autoritaires et impopulaires du Moyen Orient et de l’Afrique, considérés par tous comme des bases arrière et des relais de l’impérialisme.

          L’Occident ne doit plus rester aveuglé par ses seuls intérêts économiques et stratégiques, sans quoi il risque à l’avenir, de tout perdre. Nous l’avons déjà dit, le monde musulman vit aujourd’hui une autre ère, un renouveau plein d’espoir d’émancipation et de liberté. Ne laissons donc pas des intégristes occuper le terrain, profiter du désespoir de ces masses arabes opprimées auxquelles ils font de vaines promesses d’un avenir meilleur. Le moyen le plus efficace de combattre l’intégrisme et donc le terrorisme c’est de le devancer et de tendre la main aux vrais leaders des jeunes générations arabes pour la mise en place de régimes réellement démocratiques. Comme les Occidentaux, la grande majorité des musulmans craignent l’avènement intégriste, mais pour le moment, ils le préfèrent aux potentats actuels qui gouvernent leurs pays. 

         La civilisation musulmane par sa richesse, a beaucoup apporté à l’Europe. Que ce soit en mathématiques, en astronomie, en médecine, en physique et chimie, en architecture, en philosophie, elle a énormément contribué à l’évolution du monde occidental. De même les pays arabes et musulmans ont également tiré profit de la technologie moderne européenne et américaine, durant ces dernières années

          Aujourd’hui, les démocrates arabes et musulmans ont besoin de l’Occident et de ses acquis sur les plans scientifiques et technologiques, et l’Occident a besoin du monde arabe et musulman pour ses richesses humaines et naturelles.

          C’est donc en fonction de ces besoins réciproques que l’Occident et le monde musulman doivent collaborer et établir leurs relations, et non pas sur une exploitation unilatérale.

           Les USA doivent comprendre que l’emploi de la force ne servira à rien. La chute de Saddam Hussein, le massacre d’un million d’Irakiens, les menaces actuelles contre les régimes syrien et iranien, n’apporteront à coup sûr aucun résultat positif et ne feront qu’attiser encore davantage la haine et approfondir le fossé qui sépare l’Occident et les Musulmans.

          Les Etats-Unis risqueront de se ruiner par leurs dépenses de guerre et de couler indubitablement en poursuivant leur politique de chasse aux régimes progressistes et islamiques opposée à leurs intérêts économiques et stratégiques.

          Les temps ont changé et Washington doit obligatoirement, à son tour, changer de conception dans ses rapports avec le reste du monde, si les USA désirent survivre…

          

                                                                           Mohamed BOUHOUCH

                                                                                                                                                                                  

                                                                                                                                                           

     

      

La stratégie des Islamistes: Avoir les USA à l’usure.

27 avril 2008

                             LA  STRATEGIE DES ISLAMISTES : Avoir les USA à l’usure

                                                                                                                                         

      Aucun politicien, aucun technicien du Renseignement, aucun stratège militaire, ne sont en mesure de nous dire comment se présente aujourd’hui la nébuleuse intégriste islamique, et quel danger réel elle constitue pour l’avenir du monde libre et de l’humanité toute entière.

       Les organisations intégristes islamiques actuellement très nombreuses, géographiquement dispersées à travers le monde, apparemment indépendantes les unes des autres sur les plans fonctionnel et tactique, ont-elles cependant quelque relation entre elles, directes ou indirectes ? Visent-elles, à long terme les mêmes buts ? Reçoivent-elles les mêmes ordres et orientations à un certain niveau élevé de leur commandement suprême ?

       Comment agissent-elles au quotidien ? Qui définit leur stratégie ? Qui finance leurs actions ? Ce sont là autant de questions pour lesquelles nous n’avons pas, du moins pour certaines d’entre elles, des réponses tout à fait exactes.

        Si l’action d’Al Qaeda semble s’étendre à l’ensemble des continents, ciblant en particulier les intérêts des Américains et de leurs alliés, d’autres organisations ont une activité limitée à une région bien déterminée : Israël pour le Hamas, le Liban pour Hisbollah et le Jihad islamique, l’Egypte pour
la Djamaa islamiya, l’Algérie et ses voisins pour
la Qaeda du Maghreb et d’autres organisations implantées dans les pays d’Asie.

         L’aide logistique, financière et militaire provient en grande partie, de certaines associations de l’Arabie Saoudite et de l’Iran avec la complicité de
la Syrie, en plus, bien entendu, d’un grand nombre de donateurs musulmans, organisés au sein d’associations humanitaires, lesquelles comptent un grand nombre de milliardaires des pays du Golf.

         Le but de cette action ? Selon la plupart des dirigeants des organisations islamiques et des auteurs de prêches diffusés à longueur de journée, par de nombreuses stations de tété par satellites, le but de l’action islamique est d’instaurer une communauté qui englobera tous les pays musulmans et qui sera fondée et organisée selon les dogmes de la loi et des principes coraniques, une communauté qui aura selon eux, son poids politique et économique sur le plan international. Pour arriver à cette fin, les promoteurs de ce  mouvement n’excluent pas le recours à tous les moyens, y compris le terrorisme, pour combattre les ennemis de l’Islam pour lesquels une telle communauté constituerait un danger pour leurs intérêts économiques et stratégiques, plus particulièrement, au Moyen Orient qui représente une grosse part des réserves pétrolières mondiales.

          

                                 LE GRAND CALIFAT ISLAMIQUE 

                                 EST-CE UNE CHIMERE ?

       

        Le monde musulman a constitué du 7e siècle de notre ère, jusqu’à la chute du dernier royaume arabe en Espagne en 1492, une grande communauté humaine qui a connu son apogée à un certain moment de l’Histoire. Le Califat ottoman ne s’est effondré qu’en 1924.

        On comprend donc aisément l’amertume d’un grand nombre de penseurs musulmans, chaque fois qu’ils évoquent ces moments glorieux du passé de l’Oumma islamique, et les causes profondes de sa décadence. Selon eux, la communauté musulmane se présente aujourd’hui avec :

         -Un ensemble, déchiré et divisé, en une multitude de petits Etats féodaux et monarchies traditionnelles  ou de dictatures militaires constituant, soit disant, des régimes modernes.

         - Des responsables pas suffisamment sensibilisés aux besoins réels des habitants, voire plus attentifs aux intérêts de leurs protecteurs étrangers, et ignorant totalement le mode de gouvernement islamique qui permet aux croyants de vivre en parfaite harmonie et conformité avec les règles de l’Islam.

           L’objectif des Islamistes n’était pas, au départ, disent-ils de faire la guerre aux occidentaux, mais de réhabiliter politiquement, un Islam décadent, d’instaurer une Renaissance à la musulmane, avec la création d’une société vraiment islamique, permettant aux croyants de vivre sous un régime guidé par les règles de la religion, telles que instituées par le Coran, le code sacré de tous les musulmans. Personne ne peut ignorer ou sous estimer, assure-t-on, avec force et conviction, la grande civilisation qu’a connu cette communauté, dans les domaines culturel, scientifique, juridique et organisationnel. Les penseurs islamiques estiment que les idéologies importées, tels le communisme, le socialisme, le libéralisme, le nationalisme sont tous incompatibles avec les normes islamiques D’après eux, la notion même de laïcité est contraire à l’esprit de l’Islam.

         Dans le Commentaire n° 30, intitulé la montée de l’intégrisme islamique, W. MILLWARD écrit « Un gouvernement islamique appliquerait vraisemblablement certaines, sinon la plupart des lois et règles de l’Islam (Charia) qui ont trait à l’habillement, aux relations entre les sexes, à l’interdiction de l’alcool et des jeux d’argent, aux châtiments propres à des crimes précis et aux restrictions imposées aux opérations bancaires et aux intérêts etc.. »

         Reconstituer, comme aux premiers temps de l’Islam, une communauté, unie autour des valeurs sacrées du Coran, puissante sur les plans économique et militaire, tel est le rêve de l’écrasante majorité de la jeunesse musulmane d’aujourd’hui. Pour beaucoup d’entre eux, c’est un espoir, un désir et une volonté inébranlable.  

        Bien entendu, pour une grande partie des intellectuels arabes et musulmans, notamment ceux qui ont une culture occidentale, ce rêve de communauté ou califat islamique est une véritable chimère, un projet irréalisable, surtout tel que conçu par ses promoteurs actuels. Peut-on en effet imaginer une entité politique et administrative s’étendant du golf persique à l’Atlantique et englobant d’autres pays musulmans tels que l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan
la Malaisie et des états d’Afrique et d’Asie… C’est tout simplement impensable.

        D’ailleurs, même imaginé sous la forme d’une confédération d’Etats indépendants, mais obéissant tous aux mêmes principes et règles d’un Islam orthodoxe, un tel ensemble serait encore inconcevable et pratiquement incohérent. Rappelons à ce sujet la grande controverse existant entre Chiites et Sunnites, Chafiites et Malékites, etc.…

        D’autre part, vouloir combattre le monde entier, aller frapper au cœur des Etats Unis, commettre des attentats en France, en Espagne et dans plusieurs Etats arabes tels l’Arabie saoudite, l’Egypte,
la Tunisie, le Maroc, s’impliquer en même temps au Moyen Orient, en Irak, en Afghanistan et dans d’autres régions du monde, c’est faire preuve d’un manque total de maturité politique et de conception stratégique.

         Certes, selon Oussama ben Laden,
la Qaeda qui constitue aujourd’hui l’organisation terroriste la plus active, le but premier de l’action islamiste est, et reste la création de plusieurs foyers de guerre qui obligeront les Etats Unis et leurs alliés à s’engager et à s’investir sur plusieurs fronts à la fois, ce qui leur demandera des efforts de guerre de plus en plus importants et finira par les affaiblir.

         Dans une déclaration à l’hebdomadaire Jeune Afrique en Décembre 2004, Oussama Ben Laden a dit qu’il pratiquait la guerre d’usure contre les USA et ses alliés. La stratégie du saignement consiste selon Ben Laden à obliger l’adversaire à investir dans la guerre, toujours plus de moyens humains, matériels et financiers et à lui faire subir, par conséquent, des pertes de plus en plus lourdes, ce qui le conduira, dit-il, tôt ou tard, à la ruine et à la déroute.

    
La Qaeda et ses hommes, dit-il encore, sont rompus à la guérilla qui finit toujours par faire saigner à blanc l’ennemi jusqu’à sa faillite totale, citant à ce sujet, l’exemple de la défaite de l’URSS en Afghanistan. L attaque des tours américaines en 2001 qui a fait perdre aux USA des milliers d’êtres humais et plusieurs milliards de dollars, n’a couté à
la Qaeda, ajoute-t-il, que le « sacrifice » de 13 kamikazes.

     L’engagement américain en Irak, en Afghanistan ,la présence de ses troupes et ses70 sections du FBI, implantés à travers le monde, se traduisent, selon
la Qaeda, par des pertes américaines de plusieurs milliards de dollars, ce qui  rendra très difficile, sinon impossible, toute nouvelle intervention des USA demain, en Iran, en Syrie ou ailleurs.

     Il n’y a, dit-on, qu’à constater la situation financière des banques américaines dont une bonne part a été cédée aux Etats arabes, et le nombre important de bons de trésor détenus par
la Chine, pour avoir une idée exacte de l’état désastreux des finances américaines.   

                      QUEL AVENIR POUR L’OCCIDENT EN PAYS D’ISLAM ? 

    La plupart des observateurs pensent qu’il faut s’employer à ne pas laisser le temps travailler en faveur des Islamistes, ce qui, dit-on, semble être le cas aujourd’hui.

    En effet la jeunesse arabe et islamique dont l’Occident paraît ignorer l’importance et l’influence dans le monde musulman, cette jeunesse voit d’un très mauvais œil et déplore le nombre, chaque jour de plus en plus grand, des musulmans- des civils innocents- qui tombent sous les balles des Américains et des forces qui leur sont acquises. Cette même jeunesse dénonce l’enlisement du conflit du Moyen Orient dont la solution juste et logique, estime-t-on, n’échappe plus à personne.

      Pour récupérer cette jeunesse musulmane endoctrinée, enrégimentée et convertie en une grande réserve de kamikazes, l’Occident doit s’évertuer à lui redonner confiance, en elle-même et en son avenir.

      Pour cela, Etats-Unis et Europe ont besoin, selon tous les observateurs avertis, de repenser la conception de leurs rapports économiques et militaires avec le monde musulman. Pourquoi dit-on, au sein de cette jeunesse, pourquoi
la Russie, la chine et l’Inde qui sont de grandes puissances et plus peuplées que les pays occidentaux, n’inspirent pas aux pays arabes, la même méfiance et la même rancœur, pourquoi n’ont-ils pas avec eux, la même approche pour ce qui est de leurs rapports économiques, et pourquoi enfin n’ont-ils pas recours aux mêmes méthodes de coercition et de bouleversements politiques.

      Les causes évoquées pour envahir l’Irak et renverser son régime, les motifs mis an avant pour cibler l’Iran et
la Syrie, sont-elles réellement des raisons véritables ou tout simplement dit-on, des prétextes pour éliminer des régimes hostiles qui ont refusé de brader leur pétrole et ont rejeté la tutelle des Etats-Unis. Et, là encore, la comparaison avec l’attitude de
la Russie et de
la Chine reviennent sur le tapis.

      Il est donc devenu absolument urgent et indispensable de repenser la politique actuelle de l’Occident, face aux pays musulmans et arabes en particulier, de débarrasser les rapports arabo- américains, de leur nature exclusivement pécuniaire et protectrice, pour les placer à un niveau moins impérialiste, de relations basées sur des intérêts réciproques et équilibrés.

      La jeunesse arabe souhaite que l’Occident encourage réellement l’émergence de véritables entités démocratiques et révolutionnaires, en lieu et place de certains régimes actuels corrompus et autoritaires.

      Voila, assure-t-on, le meilleur moyen de combattre l’Islamisme intégriste et le terrorisme.

       Les temps ont changé, les esprits ont évolué. Le comportement de l’Occident avec le tiers monde a besoin également de changer et d’évoluer… 

      L’Occident peut, à l’avenir, avoir en la jeunesse musulmane, le meilleur et le plus sûr allié, contre l’intégrisme et le terrorisme.    

                                                                                                               

                                                                                                          Mohamed BOUHOUCH

       

                 

  

Oussama ben Laden: une création américaine

27 avril 2008

                             Oussama Ben Laden : une création américaine 

    Qui est Oussama Ben Laden ? COMMENT est-il apparu sur la scène internationale ? Que veut-il au juste ? Quels sont ses axes de soutien ? Et quel est l’avenir de son organisation, la qaïda ?

    Saoudien d’origine yéménite, Oussama Ben Laden est né en 1957 à Ryad capitale de l’Arabie saoudite .Il est le fils d’une riche famille arabe ; son père, un milliardaire saoudien, est à la tête de plusieurs grandes entreprises du bâtiment et de travaux publics.

    Après des études primaires notamment coraniques, Oussama suivit pendant quelques années des cours de commerce dans un institut de Djeddah, avant de se lancer dans l’étude du droit musulman et de s’approfondir plus particulièrement  dans la connaissance du Salafisme qui est à la base du Wahhabisme, dogme officiel religieux  en Arabie saoudite et dont se réclament la plupart des mouvements terroristes. Cette théorie préconise le retour aux sources et aux principes de l’Islam tels que pratiqués par le prophète Mohammed et ses Compagnons, aux premiers temps de l’Islam .D’où à titre d’exemple, le port obligatoire de la barbe par les hommes et du voile par les femmes.

    En 1979 l’Afghanistan fut envahi par les troupes de l’URSS .Les USA ont alors sauté sur l’occasion et décidé d’intervenir, mais sans s’engager directement dans le conflit  avec l’URSS.

    L’Afghanistan est  pour les Américains un pays stratégique, sur le plan économique, et ce, par sa situation géographique, voisin des républiques de l’Asie centrale (le Turkménistan, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizstan), qui possèdent toutes, d’énormes ressources de pétrole et de gaz naturel.

    Les Américains n’ignoraient pas bien entendu, que le meilleur moyen et le plus court parcours pour amener ces produits vers l’occident, était de construire un pipeline qui passe par l’Afghanistan et le Pakistan .Mais encore, pour cela, fallait- il pacifier d’abord la région et y installer des régimes acquis à leur cause tel celui actuel de Moucha raf.

    Grace à leurs limiers de
la CIA, les Américains avaient lié des relations avec plusieurs organisations et hommes suffisamment acquis aux dogmes musulmans et aptes à s’engager dans une guerre contre l’envahisseur soviétique, une guerre que les USA se sont dit prêts à soutenir matériellement. Les Talibans (étudiants afghans), aujourd’hui considérés comme des ennemis, ont, tout au long des années 80, été ENTRAINES,ARMES et FINANCES par l’administration américaine, aidée en cela, par l’Arabie saoudite et le Pakistan.

    Et c’est dans ce cadre là et ces circonstances, que le jeune Oussama Ben Laden (22 ans) fut contacté par le prince Tourki, alors chef des services de renseignements saoudiens, pour participer à la guerre sainte en Afghanistan. Son appartenance familiale, sa jeunesse et surtout ses qualités personnelles, d’un jeune homme intelligent, charismatique, connaissant parfaitement la charia et beau parleur, qui ont encouragé le prince Tourki à engager Oussama, étant persuadé que le recrutement de ce dernier allait entraîner l’arrivée de plusieurs autres jeunes islamistes et faciliter la collecte de dons destinés « à la libération de ce pays musulman » qu’est l’Afghanistan.

    Sur le terrain, en Afghanistan, Ben Laden s’est avéré comme étant un grand administrateur  et un stratège militaire qui a su organiser les nombreux groupes et organisations  de combattants d’origines et de provenances diverses et de planifier toutes les étapes de la lutte contre les Soviétiques.

    Une fois la guerre terminée, Ben Laden est resté en Afghanistan une véritable IDOLE ,auréolé et respecté dans tous les milieux talibans .Pendant ce temps, les USA dont le but n’était autre que le retrait des Russes de l’Afghanistan, ont peu à peu, cessé toute aide et assistance au peuple afghan ce qui n’a pas manqué de décevoir Ben Laden et son entourage qui ont compris que les Américains s’étaient tout simplement servi d’eux pour chasser les Russes et que ce n’était pas du tout la défense de l’Islam qui avait motivé leur intervention. Bien au contraire, avait-on constaté, l’Amérique est restée très méfiante, voire inquiète après la création de la qaîda en 1989 et la naissance à Kaboul du  régime islamique des Talibans.

    De son côté Oussama Ben Laden qui a acquis une image pieuse aux yeux des jeunes musulmans et une stature spéciale de grand chef, après la victoire des Afghans sur les Russes, s’est vu comme étant investi d’un pouvoir et d’une mission, celle de libérer tous les territoires et tous les régimes musulmans de l’emprise occidentale, de créer un mouvement de résistance panislamique et d’instituer une véritable Oumma musulmane sous l’égide d’un Calife.

    Les menaces proférées à l’égard des USA et des pays européens, ses provocations continues et les attaques perpétrées par Al qaîda contre des ambassades américaines  en Afrique, ont exacerbé les dirigeants de Washington. Et vint le 11 septembre 2001 et l’attaque du World Trade Center. C’en était trop pour le président américain. Il fallait absolument et à tout prix, éliminer Ben Laden et détruire son régime.

    Certes le gouvernement des Talibans est tombé, mais Ben Laden est resté vivant, encore plus actif et de plus en plus menaçant.

    Recherché à l’échelon international et sa tête mise à prix, Ben Laden défie toute l’Amérique et toute l’Europe. Son audience a grandi au sein de la jeunesse du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord, qui voit en lui le sauveur des peuples arabes .Plus il est traqué par les Américains, et plus il devient célèbre et admiré par les jeunes générations musulmanes.

   

    Les Etats-Unis qui ont CREE  BEN LADEN, sont actuellement en passe de l’IMMORTALISER et d’en faire un héros historique.

                                                                                                             Mohamed BOUHOUCH

                                                                                                                      

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