GAUCHE ET DROITE FRANCAISES: Le véritable enjeu.

25 octobre 2010

                          GAUCHE ET DROITE FRANCAISES 

                                  Le véritable enjeu

     La grande solidarité dont font actuellement preuve les partis et mouvements de la gauche française et notamment à l’occasion de la contestation du projet de loi de la retraite à soixante deux ans, nous semble suffisamment édifiante quant à la volonté de l’opposition de mettre fin à la prédominance dela Droite  qui gouvernela France depuis mai 1995.   

   Depuis quelques semaines le conflit entre Royal et Aubry ne connaît plus la même intensité; les autres prétendants à l’élection présidentielle de 2012 se font de moins en moins nombreux du coté de la rue Solferino, les petits partis de gauche, alliés traditionnels du PS se montrent moins exigeants pour une éventuelle coalition gouvernementale que durant ces dernières années. Bref tout semble indiquer qu’il y  aura une forte alliance des différentes forces de gauche lesquelles constitueront un  véritable bloc derrière le futur candidat de l’Opposition contre Sarkozy ou tout autre représentant de la majorité actuelle.

    Certes l’alternance en politique, souvent porteuse de nouvelles idées et de changements,  est toujours profitable en démocratie puisqu’elle évite la routine et l’immobilisme. Mais doit-on  pour autant chercher à changer  uniquement pour le changement ?
La Gauche n’a rien entrepris de grand et de positif en France au moment où elle connaissait son apogée avec François Mitterrand et ses différents premiers ministres : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Pierre Bérégovoy, Lionel Jospin.

     Les Français qui ont été déçus par l’ère Mitterrand et qui ont préféré faire confiance à la droite plus réaliste et plus efficace, ne vont pas aujourd’hui, du moins je le pense, faire appel à nouveau à un parti  socialiste qui n’a aucun projet valable, un parti plus que jamais affaibli par ses divisions internes et l’absence d’un leader véritable. Mais en politique tout est possible ! A force de critiquer l’action gouvernementale et de s’évertuer à discréditer sans cesse le président de
la République, l’actuelle opposition pourrait bien arriver à convaincre une grande partie de l’électorat français, notamment parmi la tranche des citoyens à faible revenu et les sans emploi..

    Les Socialistes et leurs amis de la Gauche savent très bien que Nicolas Sarkozy semble ne plus bénéficier actuellement du soutien inconditionnel de quelques poids lourds de son parti, tels que les deux anciens premiers ministres Alain Juppé et Jean Pierre Raffarin. De plus plusieurs députés UMP craignent que les résultats des dernières élections  régionales soient un le signal et le prélude d’un déclin de la confiance populaire et une sanction à l’égard de la politique gouvernementale. 

   Pour un grand nombre de dirigeants du PS, c’est fini…. Sarkozy est « foutu » et qu’il est temps de précipiter sa chute.La Gauche  qui se croit plus que jamais certaine de remporter les prochaines élections, estime dores et déjà indispensable  de rassembler toutes ses troupes (extrême gauche incluse) pour affronter la prochaine échéance.

   Beaucoup de Français pensent cependant qu’il ne faut pas se leurrer par de telles analyses trop superficielles faites à dessein pour tromper une opinion publique souvent trop crédule et qu’il convient de se référer toujours au passé pour se faire une idée de l’incapacité des Socialistes à gérer les affaires du pays. Pourquoi, selon ces mêmes observateurs,
la Droite ne ferait-elle pas de même en essayant de trouver un terrain d’entente avec ses différentes tendances sur la base d’un programme commun qui laisserait de coté les points de divergence et les positions trop personnelles. Jean Marie le Penn  qu’une partie de politiciens français cherchent toujours à marginaliser voire à diaboliser ne représente-t-il pas dit-on, une fraction importante de l’opinion française ? François Bayrou, président du Modem  n’a-t-il pas réalisé des scores appréciables lors des dernières élections ? Sachant pertinemment que ni l’un ni l’autre de ces deux partis ne dispose d’une audience suffisante pour pouvoir prétendre à gouverner un jour tout seul, pourquoi ces deux formations n’accepteraient-t-elles  pas tout simplement de s’allier aux autres groupements de
la Droite et de présenter aux Français un projet de gouvernement crédible, susceptible de répondre aux aspirations de la majorité des citoyens ?

    Est-il juste et logique de laisser les syndicats et quelques hommes de Gauche qui ne représentent qu’une infime minorité de l’électorat, imposer leur dictat et paralyser à leur volonté l’économie de tout un pays ? Faut-il attendre qu’un jour cette majorité silencieuse se décide à son tour à sortir dans la rue ou utiliser «  des milices » en guise de syndicats,  pour exprimer sa colère et ses désaveux à l’encontre du comportement irresponsable et antinational de ces énergumènes de l’opposition assoiffés de pouvoir ?

    On désigne actuellement du doigt un seul homme qui serait, selon
la Gauche, responsable de tous les malheurs des Français. Que dire alors de la majorité parlementaire qui soutient le président de
la République. Ces députés  et sénateurs qui votent les réformes, sont–t- ils tous des traîtres ou des fous inconscients ? Ces hommes et femmes  veulent-ils tous la ruine du pays ? Il n’y a plus que Ségolène Royal et Martine Aubry ou encore Fabius et François Hollande qui voient juste et détiennent les secrets du bonheur et de la prospérité des Français ? Non ! Il s’agit là tout simplement d’une lutte acharnée et sans merci pour s’accaparer du pouvoir. LES FRANÇAIS DOIVENT LE SAVOIR ET NE PAS TOMBER DANS LE PIEGE.    

                                                                 Mohamed BOUHOUCH 

        

QUAND LA GAUCHE FRANCAISE S’AGITE ET S’AFFOLE

15 octobre 2010

                    
La Gauche S’AGITE, S’AFFOLE et les réformes PASSENT. 

          Décidément la gauche française semble avoir décidé de ne pas attendre 2012 pour accéder au pouvoir. Ses hommes n’ont plus ni la volonté ni la patience pour attendre. Sarkozy leur ennemi est entrain de construire, de réaliser les promesses faites aux Français. Il faut donc agir et tout de suite, pour l’empêcher de prendre trop d’avance sur une opposition connue pour son immobilisme et son manque d’initiative.

         Attendre encore serait trop risqué…Ségolène Royal est impatiente de voir son tombeur chuter à son tour, ne serait-ce que pour assouvir sa vengeance. Elle n’a pas encore digéré sa défaite de 2007. Pourrait-elle un jour oublier et pardonner à cet homme qui lui a pris au vol une couronne à laquelle elle avait tant rêvé. Je ne le pense pas Elle voudrait bien le voir échouer lamentablement en tant que président, quitte à employer tous les moyens pour cela. Mentir aux Français, les charmer avec son physique et son sourire, profiter de l’innocence des écoliers pour les lancer dans la rue, une occasion pour certains élèves de se défouler et avaler des mauvais résultats scolaires. D’ailleurs n’en déplaise à madame Royal personne ne croit comme elle qu’un gosse de quinze ans peut déjà à cet age se faire des soucis pour une retraite à soixante ou soixante deux ans.

         Les chiffres publiés par certains journaux ont révélé dernièrement que le nombre de manifestants évalué à la suite de photos satellites était de loin inférieur à celui avancé par les responsables de
la Gauche qui ont pris l’habitude de gonfler toutes les données et de manipuler l’opinion publique.

        Quant à madame Aubry elle doit savoir que ce n’est pas en sabotant l’action du gouvernement et en l’empêchant d’agir qu’elle va convaincre les Français de voter demain pour elle. Les électeurs veulent des gens qui travaillent, qui créent, qui proposent des changements et des solutions pour améliorer leur situation et leur assurer un avenir meilleur et non pas des professionnels de la politique d’opposition qui ne savent que critiquer et détruire.

       Certes il y a aujourd’hui en France des citoyens qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Mais ce n’est pas en se lamentant sur leur sort ou en les montant contre le pouvoir, qu’on va les aider. D’ailleurs d’autres pays en Europe (Espagne, Italie, Grèce) et aux USA connaissent des situations pareilles, sinon pires. Que proposent Mesdames Royal et Aubry pour augmenter le niveau de vie de cette catégorie de citoyens démunis ? Taper sur les riches ? Nationaliser toutes les sociétés et grandes entreprises, instituer un régime communiste ? Pourquoi donc chercher à leurrer de pauvres gens avec de faux espoirs et des rêves sans lendemain ?

      Pour conclure je dois préciser que je ne suis pas un adepte de la droite ni un membre de l’UMP.  Mais j’avoue que j’ai une admiration pour Nicolas Sarkozy pour son courage et sa persévérance à toujours chercher à créer, à améliorer en dépit de toutes les difficultés qu’il rencontre.

                                                                      Mohamed  BOUHOUCH            

Une opposition française désemparée

4 octobre 2010

                 UNE OPPOSITION FRANCAISE DESEMPAREE 

 

                 A la différence des Présidents dela République qui l’ont précédé, Nicola Sarkozy ne se contente pas de régner mais veut gouverner. Il essaie donc de remplir son mandat de président et de tenir les promesses faites aux Français lors de la compagne présidentielle.

                 C’est un président jeune, donc plein d’énergie et de vouloir faire. Il se trouve malheureusement que sa fougue, son acharnement au travail, son pouvoir d’imagination et de création énerve et agace ses opposants. Ils ont peur que les Français l’apprécient, l’adoptent et le reconduisent pour un second mandat. Les Socialistes craignent une réélection de ce jeune président qui a montré jusqu’à présent une grande maîtrise dans la conduite des affaires de l’Etat et surtout une personnalité notable sur la scène internationale. C’est un DE GAULE en plus jeune.
La Gauche se voit de jour en jour devancée, dépassée par une Droite qui travaille, qui pense à l’avenir proche et lointain, qui crée, qui propose des solutions aux problèmes.

                  Que fait aujourd’hui la Gauche toutes tendances confondues ? Elle stagne et s’éternise dans une opposition systématique, une opposition stérile où elle a toujours excellé. Ayant réalisé que la critique, les insultes et les mensonges se sont avérés insuffisants et inefficaces pour stopper un Président décidé d’aller de l’avant, un homme qui ne cède pas, qui continue sa lancée vers l’avenir, les Socialistes cherchent comme à leur habitude à agir autrement, à créer la pagaille, à pousser les mécontents (qui ne sont autres que leurs propres adeptes déçus par leurs défaites successives), à sortir dans la rue pour crier leur déception, gesticuler et peut-être procéder à la casse.

                 On parle de trois millions de manifestants à propos de la retraite à 62 ans. D’abord ce n’est pas vrai ! Leur nombre atteint à peine le million. Et combien même ils seraient trois fois plus, ils ne représenteraient qu’une infime minorité des Français…En effet 1.679.0000 personnes adeptes ou sympathisants de
la Gauche avaient voté pour Ségolène Royal en 2007. Cela n’avait pas empêché Nicola Sarkozy d’être élu à la tête de l’Etat français. Que représentent donc un ou trois millions devant cette majorité écrasante de citoyens qui ont voté pour Sarkozy ? Un Président de
la République qui se respecte doit-il plier devant quelques centaines de mécontents manipulés par l’opposition ? Absolument pas. Ce serait vraiment une marque de faiblesse de sa part…

                 Madame Aubry veut, dit-elle, amener le gouvernement à discuter. Discuter ?…une raison peut être de redonner vie à une opposition agonisante, à des groupements en décadence et dont les chefs de file sont avides de  pouvoir, animés par le seul désir et le rêve d’occuper des fonctions ministérielles. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui se trouvent toujours à la tête des cortèges des manifestants en compagnie de leurs complices traditionnels, les dirigeants syndicaux..

                Pour le Président Sarkozyla France à l’instar de la plupart des pays du monde, connaît suffisamment de problèmes auxquels il convient de trouver des solutions urgentes. Le temps n’est donc pas aux discussions vaseuses et inutiles mais à l’action. Et ce qui énerve et écœure les dirigeants de
la Gauche, c’est qu’ils ont affaire justement à un HOMME D’ACTION.  

                                                

                                                                       Mohamed  BOUHOUCH 

DEMOCRATIE ET GANGSTERISME POLITIQUE

9 septembre 2010

         DEMOCRATIE ET GANGSTERISME POLITIQUE 

  Les partis de gauche, minoritaires dans les urnes, cherchent toujours à s’imposer sur la scène politique par l’intermédiaire du pouvoir de la rue. A voir la longueur et l’ampleur des cortèges de protestants, on pourrait croire (et les Français moyens le croient réellement) que le gouvernement est en chute libre, que la majorité est en perte de vitesse et que la gauche comme l’a laissé entendre Laurent Fabius, a aujourd’hui toutes les faveurs des Français. Le penser serait faire preuve d’une grande naïveté.

         Depuis que je m’intéresse à la vie politique française j’ai toujours constaté que le parti socialiste et la gauche en général n’ont qu’une seule et même méthode pour déstabiliser les gouvernements de droite (Chirac, Balladur, Juppé, Raffarin, Villepin), à savoir la manipulation des étudiants et des salariés qu’ils poussent à descendre dans la rue pour manifester. Les syndicats presque tous affiliés ou sympathisants  des partis de gauche n’attendent que le mot d’ordre pour se livrer à des démonstrations de force. Nous savons d’ailleurs que ce genre de manifs attire tous les chômeurs, les petits salariés mécontents et des milliers de consommateurs qui n’arrivent pas à joindre les bouts du mois. Mais doit-on comparer cette catégorie de gens à la grande masse de citoyens qui ont élu la majorité ? Le gouvernement doit-il se plier à la volonté d’une minorité, certes agissante, mais sans pouvoir réel de représentation ?

       Le parti socialiste a pris l’habitude d’utiliser cette arme facile à manipuler mais très efficace, pour s’accaparer du pouvoir. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de l’adversaire et prendre sa place. Quand on ne trouve rien de valable à reprocher à un ministre on s’évertue à aller puiser dans sa vie privée ou dans son passé. Chaque ministre représente une pierre dans l’édifice du gouvernement. Faire tomber une pierre c’est déstabiliser un peu l’édifice pour l’ébranler. Le but final c’est discréditer le président Sarkozy et lui faire perdre sa crédibilité. L’état major socialiste complètement  désuni ne se retrouve que sur une seule stratégie, celle de faire tomber la tête de Nicola. Rien n’est épargné pour cela, sa vie privée, ses enfants, son origine. On n’hésite pas à le traiter de menteur, de dictateur, d’Al Capone, de zéro sur vingt voire même de VOYOU de
la République. Des interventions au parlement, agressives, pleines de haine et de venin. Une opposition systématique et aveugle. C’est grave et intolérable dans et pour une société civilisée. Démocratie ne signifie pas en effet gangstérisme politique !

       Que penser maintenant de ces hommes politiques de gauche qui dictent et encouragent ce genre de comportement ? Peut-on un jour leur faire confiance pour diriger le pays ? Au lieu de se contenter de contrecarrer et de critiquer TOUTES LES DECISIONS, TOUS LES PROJETS ET TOUTES LES ACTIONS du pouvoir ne serait-il pas plus convenable et surtout plus logique et plus sérieux  de nous présenter leur propre programme de gouvernement ?

       Ne dit-on pas que la critique est aisée ?… 

LES JUIFS MAROCAINS : DES CITOYENS A PART ENTIERE

17 octobre 2008

                  LES JUIFS MAROCAINS : CITOYENS A PART ENTIERE 

 

       La présence juive au Maroc remonte aux temps les plus anciens. Arrivés avec les Carthaginois et les Phéniciens en Afrique du Nord dès le IVe siècle avant J.C,  plusieurs familles juives s’installèrent au Maroc et s’adonnèrent à des activités commerciales.

       S’intégrant facilement aux populations locales, les juifs devenaient les meilleurs intermédiaires  et interprètes entre les indigènes et les Etrangers qui se sont succédé dans la région et notamment avec les Romains implantés à Tinjis(Tanger), Volubilis (environ de Meknès), Chellah (Salé). Des inscriptions funéraires en hébreu remontant au IIe siècle avant J.C, ont été découvertes à Volubilis et à Tinjis.

       Après la destruction du Temple de Jérusalem en 571 avant J.C, d’autres juifs ont fui le proche Orient et sont venus s’établir en Afrique du Nord et notamment au sud du Maroc et au Moyen Atlas où ils pratiquaient le commerce de l’or et du sel.  

        Bien sûr, la vie de cette population juive qui n’a pas toujours été sans problèmes, a connu une alternance de périodes de prospérité, comme avec les Romains et les Vandales, et des années d’infortune avec les Byzantins qui les auraient persécutés et dépossédés de leurs biens.

                   

LA SITUATION DES JUIFS AU MAROC 

                          Après l’arrivée des Arabes 

        Les premières expéditions arabes, conduites par Oqba ben Nafii, arrivèrent au Maroc en 682. Au début des années 700(705 selon certains historiens) la conquête du Maghreb el Aksa (le Maroc actuel) allait se faire avec Moussa ibn Noussaïr et Tarik ibn Zaydan et ce, après des batailles plus ou moins âpres, avec les berbères autochtones. Avec la conquête commença l’islamisation des habitants, ce qui fut fait, semble-t-il, sans grande difficulté, les indigènes ayant adhéré en masse à la nouvelle religion. Pour d’autres auteurs, les berbères ont embrassé l’islam pour éviter d’être réduits à l’esclavage.

        Qu’en est-il maintenant des juifs et des chrétiens fixés depuis déjà très longtemps dans la région ? Le cas des autres religions du Livre s’était posé bien avant dans les pays du Proche et du Moyen Orient. Les nouveaux gouvernants arabes leur avaient laissé le choix d’adhérer à l’Islam ou de garder leur religion, en étant soumis au kharaj, un impôt auquel étaient astreints les non musulmans, redevance supprimée d’ailleurs depuis longtemps.  

         La juifs installés au Maroc l’étaient et le sont de père en fils, depuis maintenant presque 2000 ans. Complètement intégrés aux populations et aux tribus berbères, ils en avaient adopté la langue, les habitudes et les modes de vie, bien entendu tout en gardant jalousement leurs propres coutumes ancestrales et leurs pratiques religieuses.

         Comme tous les autres habitants, ils s’adonnaient à diverses activités économiques : agriculture, élevage, commerce, petits métiers. Mais avec le temps et la succession  de plusieurs dynasties, aux hautes instances de l’Etat, avec les heurts que cela entraînait entre gouvernants et gouvernés, les juifs ont commencé à se regrouper dans les centres urbains et à vivre en communauté, pour mieux être à l’abri.

         Au IXe siècle, le roi Idriss II rassembla les juifs dans un quartier, appelé Mellah,  entouré de hauts murs pour les protéger d’éventuelles violences des arabes.

         Depuis, d’autres Mellahs ont été édifiés dans les principales villes marocaines. A noter cependant que seuls les juifs de modeste condition résidaient en ces lieux.

                              LES JUIFS COMME LES MUSULMANS 

                                 Sujets du Roi du Maroc 

         La communauté juive du Maroc qui comptait environ 300.000 âmes dans la première moitié du siècle précédent, a de tout temps, bénéficié de la plus grande bienveillance des souverains chérifiens qui  considéraient les juifs comme des sujets marocains, au même titre que tous les autres habitants du Royaume. Cette sollicitude à l’égard des juifs a atteint son sommet avec le roi Mohammed V qui, durant la deuxième guerre mondiale et bien que se trouvant à la tête d’un royaume placé sous protectorat  français, a pesé de tout son poids pour protéger ses sujets juifs des persécutions des Allemands nazis. En effet, Philippe NOGUES, alors résident général de
la France au Maroc, s’étant allié au Régime de Vichy, a signé l’armistice avec l’Allemagne hitlérienne et épousé ses thèses raciales, acceptant ainsi la déportation des juifs marocains dans des camps de concentration, décision que le Roi Mohammed V a repoussé et déployé toute sa perspicacité pour expliquer que ses sujets ne devaient pas être distingués par leurs race ou religion mais par leur seule qualité de Marocains, et, en tant que tels, aucun de ses sujets ne devait être inquiété.

        Robert Satloff, auteur d’un livre sur les persécutions juives pendant la deuxième guerre mondiale, écrit dans un article, paru dans le Washington Post qu’il « milite pour la reconnaissance officielle de ces héros arabes de l’holocauste qui, anonymes ou connus comme MOHAMMED V, méritent d’être inscrits parmi les justes des nations pour avoir ouvert le cœur aux juifs durant les persécutions nazies ».

       Apres l’indépendance du Maroc, le premier gouvernement du pays comportait parmi ses membres, un ministre de confession juive, en la personne de Léon Benzaquen, nommé au département des PTT.

        En plus de Serge Berdugo nommé ministre du Tourisme sous le règne d’Hassan II, un grand nombre de juifs occupent encore aujourd’hui de hautes fonctions dans l’administration marocaine, sans parler d’André Azoulay, conseiller auprès, successivement des  Rois Hassan II et son fils Mohammed VI.

        Après la naissance de l’Etat hébreu en 1948 et les conflits armés entre Israël et ses voisins arabes, un grand nombre de juifs, ayant pris peur ou victimes de propagandes, ont quitté le Maroc pour se rendre au nouvel Etat ou pour s’installer en Europe, aux USA et au Canada. Cet exode se fit en plusieurs étapes et notamment entre les années 1950 et 1960.

              PARTIS, MAIS RESTES  FIDELES A LEUR MAROCANITE 

       Qu’ils soient aujourd’hui en Amérique, en Europe ou en Israël, les juifs marocains n’ont pas cessé, pour la plupart, de vivre comme à Casablanca et à Fès : cuisine marocaine, musique marocaine, dialecte marocain.

         Un grand nombre parmi eux continuent de venir ou d’envoyer leurs enfants au Royaume, une sorte de pèlerinage à des lieux qu’ils ont tellement aimés et auxquels ils sont restés fidèlement attachés. La colonie marocaine des juifs d’Israël compte parmi les plus importantes de l’Etat hébreux. Ils ont emporté avec eux leurs habitudes et leur folklore. A l’occasion d’une fête familiale, tout le monde a l’impression de se trouver encore au Maroc.

         Cette nostalgie de leur pays natal  s’explique aussi par les liens étroits qui ont toujours existé entre juifs et marocains qui ont longtemps vécu dans une totale symbiose, souvent associés dans un commerce ou voisins de palier. Des femmes musulmanes et juives, voisines ou habitant la même maison, donnaient leurs seins aux bébés, l’une de l’autre, chaque fois que l’une d’elles s’absentait. Que d’enfants juifs et musulmans sont aujourd’hui frères et sœurs de lait sans le savoir. Cela n’existe dans aucun autre pays au monde.

         Disons enfin que beaucoup de marocains qui se sont rendus au Canada ou aux Etats-Unis ont été surpris et émus par l’accueil chaleureux et fraternel des Israelites d’origine marocaine, résidant dans ces pays, auprès desquels ils disent avoir senti une sincère et profonde affection à leur égard.

       

      

        

      

9 octobre 2008

                        LES VICTIMES DU RACISME  

      Une source inépuisable de recrutement pour les Islamistes 

     

        L’action des premiers Islamistes s’inscrit avant tout, selon ses promoteurs dans le cadre d’une Renaissance de
la Communauté islamique et la volonté de réinstaurer les pratiques religieuses telles que prévues par le Coran et les hadiths (Recueil des actes et paroles du prophète Mohammed). Les prêches de ces islamistes étaient destinés au départ, aux pays musulmans.

        Mais cette action de réislamisation a trouvé auprès des musulmans de France, pour la plupart victimes du racisme, non seulement  des oreilles attentives, mais également un terrain favorable pour toute entreprise antioccidentale.

                          

LA COLONIE MUSULMANE EN FRANCE 

         C’est un fantôme statistique qui hante depuis des années les réunions politiques, les comptoirs de bistrots et les colonnes des journaux…. Débats autour du voile islamique, de l’immigration, des banlieues, du terrorisme ou des discriminations… Combien y-a-t-il de musulmans aujourd’hui dans l’hexagone ? 

                                                                                                      Gilbert Charles et Besma Lahouri

            Ce nombre de musulmans qui inquiète tant de monde, n’est pas connu avec précision. Pour les uns, il est évalué à cinq ou six millions ; pour d’autres, il ne doit pas dépasser les trois millions et demi. Bien entendu le nombre, de plus en plus grand, des immigrés clandestins, en provenance du Maghreb notamment, empêche toute évaluation exacte.

             L’Islam constitue aujourd’hui la deuxième religion de France. Le nombre des mosquées et autres lieux de prière aménagés, qui poussent comme des champignons, ce nombre bien supérieur à celui des synagogues, est sur le point de dépasser le nombre des églises. Il est certain en tout cas, qu’en ce qui concerne la fréquentation, les lieux de prière musulmans semblent détenir le recors, puisque les fidèles de l’Islam s’orientent cinq fois par jour vers
la Mecque pour se prosterner, en hommage à Allah, ce qui doit, à coup sûr, irriter certains chrétiens non pratiquants, qui ne se rendent aux églises qu’à l’occasion d’une cérémonie de mariage ou de funérailles. Mais ce n’est pas là, la seule explication d’une certaine islamophobie de plus en plus grandissante en France, laquelle semble plutôt prendre ses racines dans le racisme anti-arabe et anti-africain, un racisme larvé et pour peu, ouvertement déclaré.                                                                                                  

           LE REGARD DES FRANÇAIS ENVERS LES IMMIGRES 

         Le racisme anti-arabe et anti-immigré, très souvent amalgamé avec un sentiment antimusulman, est étroitement lié à l’histoire de la colonie française en Afrique du Nord. Depuis les années cinquante, la peur et la haine des Arabes et plus particulièrement des Nord africains, se sont exprimées un peu partout en France où chaque famille avait au moins un parent de l’autre coté de
la Méditerranée, notamment en Algérie.

           Les guerres d’indépendance qui ont fait des milliers de victimes de part et d’autre ont attisé encore davantage la haine entre Français et musulmans de l’Hexagone. Chaque Arabe était considéré comme un ennemi potentiel. Comme le dit Mouloud Aounit dans un document publié en 2007, les Français avaient «  une vision  hiérarchisée des rapports entre groupes de population (ethnique et confessionnels) fondée sur l’idée d’une inégalité naturelle et légitime ». Même en Algérie qui était pourtant considérée comme une partie intégrante de
la République française, les Algériens étaient vus comme des citoyens de seconde zone.

           Personne ne peut nier qu’actuellement les Arabes sont très mal vus en France et que plus d’un Français sur deux, désire les voir partir et quitter le pays. L’hostilité manifestée à l’égard des immigrés par Jean Marie Le Pen, Philippes De Villiers, George Freche et bien d’autres encore, est connue de tous. Même Jacques Chirac, en 1995, président à l’époque du RPR a dénoncé le bruit et l’odeur qui se dégagent selon lui, des habitations des immigrés entassés dit-il, dans des hlm avec chacun, quatre épouses et une vingtaine d’enfants (Notons au passage l’exagération) Quant aux musulmans qui ont acquis la nationalité française, ils n’arrivent pas à s’intégrer dans une société qui les rejette et ne veut pas d’eux. Dans les lieux publics (Cinéma, métro, terrain de sport, restaurants, dancings, cafés), tout le monde se méfie d’eux et les fuit. Sur la voie publique ils sont souvent insultés et parfois même agressés.

       Ces mêmes Français d’origine maghrébine n’arrivent que difficilement à se faire embaucher ou à trouver un appartement pour loger. Leurs seuls noms et couleur suffisent pour essuyer un refus.

                          L’ISLAMISME FACE AU RACISME 

      Le dédain et l’injustice engendrent la haine, et la haine suscite la colère et la violence. Un grand nombre de jeunes Français d’origine maghrébine, habitants des banlieues, victimes de racisme et de rejet, se réfugient dans l’Islamisme au sein duquel ils trouvent un accueil bienveillant, un encadrement attentif, fraternel et bien souvent, un soutien moral et matériel.

       La prise en charge de ces jeunes gens, dépaysés, marginalisés et démoralisés, commence d’abord par un ressourcement religieux qui les replace dans leur véritable contexte originel de musulman pratiquant. Les organisations islamiques implantées en France disposent d’un grand nombre de prêcheurs spécialisés dans l’endoctrinement de ces jeunes déprimés qu’ils arrivent facilement à retourner et à façonner psychologiquement pour en faire localement des fauteurs de trouble et éventuellement des moudjahidines prêts à servir en Europe ou dans une autre destination qui peut être l’Afghanistan, l’Irak, l’Afrique du Nord ou ailleurs.  C’est le cas du franco-marocain Zakaria Moussaoui et bien d’autres.

       Loin de nous l’idée de vouloir prendre ici la défense des immigrés clandestins, lesquels doivent être arrêtés et reconduits dans leurs pays respectifs. Mais s’agissant des Français d’origine étrangère, nous pensons qu’ils doivent jouir des mêmes droits que les Français de souche, lesquels ne sont pas toujours plus utiles à
la France et plus patriotes que les autres. Dans les missions de l’armée française les tâches sont égales pour tous, en équipe nationale de football on ne distingue pas les uns des autres. Zidane était une idole pour tous les Français. Alors pourquoi marginaliser tous les jeunes banlieusards d’origine maghrébine ? Pourquoi les jeter dans la gueule du loup ?

      Certains esprits malins vont encore chercher à dire que nous sommes entrain d’allumer le feu ou de faire l’éloge des Islamistes. Non et non. Ce serait vraiment bête de le croire, à moins qu’on soit de mauvaise foi. Si nous nous élevons contre le racisme sous toutes ses formes, c’est justement pour barrer le chemin aux Islamistes qui profitent de la situation précaire des jeunes pour les recruter et en faire les soldats du Mal.

      Nous sommes pour une limitation extrême de l’octroi de la nationalité française, qui doit rester une mesure exceptionnelle, mais une fois bénéficiaire de la  nationalité, toute personne doit absolument jouir des mêmes droits que tous les autres Français et ne jamais être regardé comme un intrus.

      

      

                             

          

 

            

 

           

           

 

          

                                                                          

                         

  

     

6 octobre 2008

          

 

      LAÏCITE, RELIGIONS ET LIBERTE INDIVIDUELLE 

 

     On constate depuis un certain temps, et un peu partout en France, de nombreuses interventions à propos de la laïcité. Stop aux signes religieux. Touche pas à ma laïcité. La laïcité est en danger. Interdiction au chef de l’Etat de faire l’éloge de la religion ou d’exprimer un quelconque penchant envers l’église. Tels sont les slogans qu’on entend ça et là, dans les propos tenus par certains hommes politiques, chaque fois qu’un haut responsable ose parler de  religion.

      Certes, la laïcité est l’un des principes les plus révolutionnaires des temps modernes. Elle a permis aux gouvernants de se dégager de cet ascendant des autorités de Rome lesquels, durant  des siècles, ont exercé leur pouvoir sur les plus hautes instances des pays européens, intervenant même dans le choix des souverains comme dans leur destitution.

      Les hommes de l’église étaient de véritables gendarmes, censeurs des mœurs humaines, qui relevaient toutes les défaillances des responsables et les manquements à la moralité.

      Cette hégémonie a pris fin avec
la Révolution française et la séparation des églises et de l’Etat, consacrée par la loi de 1905 qui fut longuement débattue à l’assemblée nationale.

       Si certains hommes politiques comme Emile Combes et Maurice Allard, partisans de la tradition jacobine et anticléricaux, étaient pour l’éradication pure et simple de la religion chrétienne, la reléguant au domaine strictement privé, d’autres, tels Julien Jaurès et Aristide Briand, soutenaient quant à eux, une attitude plus nuancée, à savoir une neutralité de l’Etat vis-à-vis de toutes les croyances et la garantie de la liberté de conscience des citoyens, et ce, conformément à la déclaration des Droits de l’Homme. C’est d’ailleurs dans cet esprit que fut conçue la loi de 1905, adoptée le 3 juillet de la même année, après 48 séances d’âpres discussions à la chambre des députés, par 341 voix contre 233 et promulguée le 9 décembre 1905 par le président de
la République.

      Cette loi, jugée finalement comme étant un texte de conciliation, a mis fin à plusieurs années de tension, entre partisans ou non de la séparation des pouvoirs politique et religieux    

           COMMENT CETTE LOI PEUT-ELLE SE CONCILER     

                   AVEC LES PRESCRIPTIONS DU CORAN ?     

     Au moment de sa promulgation, cette loi ne concernait que les catholiques, les protestants et les juifs. Les musulmans étaient encore minoritaires en France et l’islamisme tel qu’on le connaît aujourd’hui, encore inexistant. La plupart, pour ne pas dire la totalité des jeunes femmes musulmanes en France et en Europe, ne portaient pas de voile à l’époque. Seules les vieilles femmes se couvraient les cheveux, ce qui est d’ailleurs le cas, aujourd’hui encore, des vieilles françaises dans la campagne. 

     Si en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe, le Hijab fait partie intégrante de l’habit de la femme, le port du voile islamique a toujours été facultatif en Egypte et dans les pays de l’Afrique du Nord. En milieu étudiant, la pratique est apparue, dans les années soixante dix dans les Universités de Bir Zeit en Palestine et Al Azhar au Caire. Depuis, et peu à peu, sous l’influence des islamistes, le port du voile s’est généralisé pour s’étendre à pratiquement l’ensemble de la communauté féminine musulmane en Egypte, et à neuf femmes sur dix, dans les pays du Maghreb. Cet enthousiasme pour le voile n’a pas épargné l’Europe où vivent des millions de musulmans. Pour les Islamistes, il ne s’agit pas là d’une mode vestimentaire, mais bel et bien d’une obligation religieuse faite à toutes les femmes musulmanes, affirmation que ne partagent pas un grand nombre de penseurs et responsables politiques arabes, notamment au Maghreb, lesquels n’osent pas cependant, le dire tout haut.

      Revenons maintenant en France.  

   Personne n’ignore plus l’influence exercée actuellement par les Islamistes en Europe. Un grand nombre d’organisations religieuses s’activent dans les pays européens, encadrant et orientant les musulmans pour une meilleure observation des principes de la religion islamique, conformément aux prescriptions coraniques, telles que pratiquées dans les premiers temps de l’Islam. Parmi ces prescriptions il y a bien entendu, l’obligation faite aux femmes de couvrir certaines parties de leur corps et de porter un voile pour ne pas laisser paraître leurs charmes.

   En partant de là, il n’est pas difficile d’imaginer l’attitude qu’un immigrant musulman qui quitte la mosquée, bien endoctriné et convaincu par les prêches d’un grand moufti,  va observer désormais à l’égard de son épouse et de ses filles.

     Certes, la loi de 1905 (article 2) garantit la liberté de conscience et la liberté collective de pratiquer une religion sans entraves. Mais il faut reconnaître que le nombre des mosquées et celui des femmes qui circulent avec un tchador ou un foulard et une djellaba, qui a changé quelque peu le paysage des villes et des écoles françaises, a de quoi inquiéter les Français de souche qui commencent à craindre une islamisation de l’Hexagone.

     La loi du 17 Mars 2004 est venue, du moins au niveau des écoles, collèges et lycées, limiter un peu ce que certains considèrent comme un déferlement islamique et un dérapage de la société française. Ce texte stipule en effet que « le port de signes ou de tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».

     La loi de 2004 souleva, comme on le sait, un véritable tollé de protestation et d’indignation au sein des Français de confession musulmane qui estiment que les autorités françaises ont légiféré sous la pression médiatique et d’une certaine opinion hostile aux immigrés qui voit en l’Islam un danger pour

la République. Pour ces Français musulmans, les mesures prises par la loi de 2004, ainsi qu’une certaine circulaire d’application de François Bayrou, à l’époque ministre de l’Education nationale, portent un coup grave aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Pourquoi, dit-on encore, obliger une musulmane à enlever son voile pour faire une photo d’identité ? A-t-on réellement besoin, fait-on remarquer, de voir le cou et les oreilles d’une femme pour pouvoir l’identifier ?

       De nombreux François n’ont pas admis tous ces textes qui constituent selon eux, des restrictions dans les tenues traditionnelles des jeunes musulmanes, rappelant qu’au Royaume Uni et aux Etats-Unis, aucune loi n’interdit aux habitants de porter une tenue traditionnelle. Des Américains nés indous, qui vivent en Amérique depuis plusieurs décades continuent, disent-ils, de porter, hommes et femmes, des tenues de leur pays d’origine.

       Dans un article intitulé Islam et Laïcité, Alain Boyer dénonce les discriminations contre les convictions religieuses et les manifestations d’identité.

        ‘’ La loi d’Allah doit être suivie avant la loi française ‘’ proclame un imam turc en France. Les pays musulmans qui suivent de près ce qui se passe en France, déplorent l’idée de certains hommes politiques qui cherchent à façonner à leur manière, un Islam à la française. Dans ces conditions, rétorquent certains Islamistes, pourquoi pas un catholicisme à la chinoise ou à l’indienne ?

          La société du 21e siècle est, fait-on remarquer, une société cosmopolite où des hommes de races différentes, de couleurs, de religions et de mœurs différentes doivent cohabiter et s’entendre dans le respect de leurs différences. Tous les Français sont égaux. Ils ont les mêmes droits et les mêmes obligations.’ La laïcité a dit N. Sarkozy est cette barrière qui empêche les différentes croyances de s’affronter. Nous sommes a-t-il précisé’’ pour une laïcité ouverte, positive, une laïcité qui respecte, qui rassemble, qui dialogue, et non pas une laïcité qui exclut et qui divise’’ Arrêtons donc les discriminations, sans quoi on risque de voir au prochain 14 Juillet, des pancartes hissées aux abords des Champs Elysées, avec des écrits tels que :

    TOUCHE PAS A MON VOILE 

    TOUCHE PAS A MA BARBE 

    TOUCHE PAS A MA DJELLABA

     VIVE
LA REPUBLIQUE.
 

        

    

     

                                                                                                                                                                                        

                     

              

     

 

 

6 octobre 2008

                          Le refuge en l’islam intégriste  

     Est-il l’unique moyen de combattre l’impérialisme occidental ? 

 

      Les peuples du monde musulman, et plus particulièrement ses intellectuels et sa jeunesse,

sont préoccupés aujourd’hui par la situation déplorable dans laquelle ils vivent et l’état de sous-développement dont ils n’arrivent pas à s’en sortir. Mécontents, ils le sont également de la mauvaise gestion des affaires de leurs pays, et surtout de leurs dirigeants dont la plupart sont arrivés et demeurent éternellement au pouvoir, par la force ou par hérédité.  Durant les longues années de la lutte pour l’indépendance, ces peuples arabes et africains nourrissaient l’espoir de connaître, une fois libres, la démocratie, la prospérité et le bonheur. Mais jusqu’à ce jour, ils n’ont connu que déception après déception.  

                                            La période coloniale      

        Durant les XVIIe et XVIIIe  siècles, les pays du monde musulman au Moyen Orient et en Afrique ont vécu leur plus grave déclin et pris beaucoup de retard sur les pays développés, ce qui a permis à certains Etats européens de les coloniser ou de les administrer sous la forme d’un protectorat. Les pays musulmans ont gardé de très mauvais souvenirs de cette période coloniale. Pendant «  les guerres de pacification », des milliers de personnes avaient été tuées à coup de canon et de mitraillâtes,  et des chefs de tribus enlevés et emprisonnés. Il a fallu plusieurs années et d’énormes sacrifices pour que ces pays recouvrent leur indépendance.                                                                                           

Personne ne peut nier aujourd’hui, que la plupart des grandes puissances européennes ont  acquis une grande part de leurs richesses et édifié leurs économies, à partir de leurs empires coloniaux Si des expéditions, dans les régions du monde les plus éloignées, avaient été entreprises dans les siècles passés, ce n’était pas du tout, pour le plaisir ou pour le bien être des indigènes, mais plutôt pour l’acquisition de nouveaux territoires et la recherche de richesses. Les colons européens s’étaient approprié les meilleures terres agricoles, appartenant aux paysans locaux. Entre la fin du XVIIIe et le début du  XIXe siècle, l’empire de Sa Majesté britannique, comptait le quart de la population mondiale et s’étendait sur le quart des terres émergées à travers les cinq continents. Les nationalistes et combattants pour la liberté de leurs pays, étaient considérés à l’époque, par les occupants, comme des terroristes, étaient poursuivis devant les tribunaux et condamnés à la prison. Plusieurs personnes enlevées avaient disparu pour toujours.

         Après l’indépendance, de nombreux hommes politiques des anciennes colonies et parmi les anciens détenus, sont devenus de grands dirigeants, investis de hautes responsabilités dans leurs pays. Citons à titre d’exemple Nehru, Ho Chi Minh, Nelson Mandela, Bourguiba, Bouteflika et ses amis du FLN, pour ne citer que ceux là, sans parler du roi Mohammed V du Maroc, éloigné de son trône et déporté à Madagascar, pour avoir refusé de céder aux exigences des autorités du Protectorat. Pour les gouvernements français et britannique de l’époque, tous ces gens étaient des fauteurs de trouble, alors que leur seul crime était d’avoir demandé la fin de la colonisation et l’indépendance de leurs pays.

                                    Un colonialisme d’un nouveau genre

       Les gouvernements « nationalistes » qui ont succédé à l’administration coloniale ou pris le pouvoir à la suite d’un coup d’état, allaient éprouver toutes les difficultés du monde à résoudre les nombreux et difficiles problèmes politiques, économiques et sociaux, posés par la gestion des nouveaux Etats indépendants, d’où le recours à l’aide et à l’assistance des anciens pays colonisateurs et par conséquent, à l’ingérence de ces derniers dans leurs affaires.

       L’existence à l’époque des deux clans opposés, l’Est et l’Oust, qui se disputaient leur influence sur les nouveaux Etats, allait augmenter les enchères et rendre la rivalité plus intense encore, chacun des deux blocs cherchant à voir, à la tête des nouveaux Etats, des dirigeants alliés, acquis à leur cause. L’équilibre du monde et la paix allaient  reposer désormais sur un partage approprié des intérêts économiques et stratégiques entre les grandes puissances qui avaient, chacune, ses satellites à travers le monde, des pays alliés ou plutôt « dépendants » sur le plan économique, idéologique et stratégique (présence étrangère et bases militaires). Et c’est le Néo-colonialisme.

      Après la désagrégation du géant soviétique, plusieurs de ses anciens alliés, arabes notamment, sont restés dans le collimateur de l’Occident et plus particulièrement des Etats-Unis.  

                   LES ISLAMISTES SUCCEDENT AUX NATIONALISTES 

      La plupart des régimes nationalistes qui ont pris la relève dans les anciennes colonies et protectorats européens se sont avérés, en fin de compte, incapables de gouverner valablement leurs pays, comme ils n’ont tenu aucune des promesses faites à leurs peuples, à savoir la prospérité et la démocratie. Même les gouvernants, parvenus au pouvoir avec une coloration et des projets socialistes, ne sont pas arrivés à faire décoller les économies de leurs pays ni à instaurer un régime démocratique.

     Peu à peu, on a vu naître dans tout le monde arabe, un certain nombre d’associations  religieuses dont l’influence et l’intérêt au sein des masses populaires, n’ont pas cessé de prendre de l’importance.

     Ces Islamistes qui refusent de se positionner à droite ou à gauche, déclarent tirer leur doctrine et leurs orientations, du Coran, le Livre Saint des Musulmans. Ils enseignent à tous leurs fidèles et adeptes que si l’Oumma,
la Communauté musulmane, a pris du retard, c’est parce que les croyants se sont éloignés des principes de la religion islamique et adopté des modes de vie, parfois même, prohibés en Islam.

      Ces enseignements sont actuellement bien ancrés dans les esprits de la jeunesse islamique qui considère que les Etrangers  sont des vampires qui viennent sucer le sang des musulmans pour nourrir leurs peuples. Ces mêmes Etrangers, dit-on, présentent les Islamistes comme des barbares, des terroristes qui n’ont qu’un seul but, celui d’éliminer les adeptes de toutes les autres religions, ce qui, affirme-t-on, est loin de refléter la vérité. Dans leurs journaux comme dans leurs sites internet, la plupart des organisations islamiques estiment qu’ils ne cherchent qu’à échapper à l’influence des pays occidentaux et à mettre fin à l’exploitation de leurs richesses. S’agissant du terrorisme, ils soutiennent que les vrais terroristes sont ceux qui ont massacré des milliers d ‘êtres humains en Algérie, au Japon, au Vietnam, en Irak et aujourd’hui encore en Afghanistan, tout en précisant que les Islamistes n’ont recours à des méthodes terroristes que pour se défendre contre des adversaires beaucoup plus puissants qu’eux, et pour exiger le départ des occupants. Les plus modérés des Islamistes expliquent que leur but est de réaliser une Union des pays de
la Ligue arabes, à l’instar des pays de l’Union européenne. Pour eux une communauté unique sous l’autorité d’un calife, comme le préconisent Oussama Ben Laden ou autres islamistes, est irréalisable de nos jours. D’autre part,  ayant échoué avec les nationalistes comme avec les socialistes, cette Union ne peut se réaliser, dit-on, que sous la bannière de l’Islam et dans le cadre des directives et des principes édictés par le Coran.

      Dans toues les réunions clandestines ou ouvertes, tenues par les groupes islamiques avec leurs adeptes, un seul et même thème revient presque toujours, à savoir l’exploitation des richesses du monde arabe par les puissances occidentales, avec la complicité de quelques dirigeants arabes et musulmans acquis à l’impérialisme, auquel ces derniers doivent leur existence et leur maintien au pouvoir.

      Ces mêmes prêcheurs considèrent que l’invasion des forces occidentales en Irak et en  Afghanistan n’est autre qu’une croisade des temps modernes. C’est pourquoi, soutiennent-ils, le Djihad, la guerre sainte s’impose comme un devoir sacré pour tout musulman.

      Nombreuses sont les personnes, en Europe et ailleurs, qui estiment que ce ne sont là que des paroles de fanatiques, qualifiées de barbares par Nicolas Sarkozy et de lâches par G.W. Bush  Mais ce sont des paroles qui ont, croyez-moi, tout leur impact sur une jeunesse musulmane marginalisée, dont un grand nombre, partent des pays du Maghreb et de l’Orient, voire même de l’Europe, pou répondre à l’appel de
la Qaeda et rejoindre les rangs des Moudjahidines en Irak et en Afghanistan. Ceux qui ne font pas le déplacement, approuvent l’action, participent à la propagande anti-impérialiste et aux collectes d’argent au profit des « combattants ».

      Il s’agit donc là d’un problème très important qui demande de la réflexion et des solutions durables, pour un avenir meilleur, qui garantit les intérêts de tous et respecte les aspirations de tous. La force, à elle seule, n’a jamais suffi à régler les problèmes entre les peuples.

      

6 octobre 2008

                     LES PAYS DE L’ASIE MEDIANE : 

                LES ENJEUX D’UNE STABILITE PLUS QUE JAMAIS FRAGILE

 

     Les pays de l’Asie médiane : l’Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, le Pakistan et l’Iran, constituent aujourd’hui une région stratégique, et une zone importante sur les plans géopolitique et géoéconomique où chacun des Grands de ce monde, les USA,
la Russie,
la Chine et bien entendu l’Europe, tient à exercer son influence et imposer sa présence. 

     Cette région a déjà, durant les siècles écoulés, connu diverses invasions de peuples voisins tels les Mongols, les Indo-Aryens, les Grecs, les Turcs, les Perses, les Arabes, entre autres. 

                               
LA PERIODE COLONIALE            

      Au cours de la période plus récente des XVIIIe et XIXe siècles, les empires britanniques et russes se sont livrés à une véritable course pour s’approprier tous les territoires de l’Asie médiane. Les deux grands s’étaient engagés durant de longues années, dans une lutte sans merci, pour garantir la sécurité de leurs territoires respectifs, les Russes voulant aller plus loin au Sud et les Britanniques cherchant à trouver une barrière naturelle qui constituerait une frontière sûre pour leurs acquisitions aux Indes. 

      Dans les années vingt,
la Russie a annexé à son empire la plupart des pays de l’Asie centrale et plus particulièrement le Kazakhstan, Kirghizstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan.

      Le Pakistan faisait partie jusqu’en 1947 de l’empire britannique des Indes. L’Afghanistan est le seul pays de la région à avoir échappé à la colonisation européenne et russe, les Afghans ayant toujours été une race guerrière et un peuple très attaché à son indépendance. Les britanniques furent plusieurs fois mis en déroute et subirent de cuisantes défaites, notamment en 1842 à Gangamak.

      Il en fut de même en Iran où ni les Anglais ni les Russes n’ont jamais pu s’implanter d’une manière permanente.

      Afghanistan, Pakistan, Iran, ces trois pays constituent une zone charnière stratégique que l’Occident d’une part et
la Russie et
la Chine d’autre part, cherchent absolument à s’y investir, d’où la situation instable que connaît la région, et l’intense activité politique, militaire et diplomatique déployée dans cette région du monde, par les grandes puissances

      En 1978,
la Russie envahit l’Afghanistan, chose qui n’a pas dû plaire aux occidentaux. Les superpuissances étaient d’ailleurs en pleine guerre froide (1947-1956). Les intrigues, les manœuvres politiques et militaires, l’espionnage atteignaient leur point culminant.

      Les Etats-Unis allaient entreprendre, on les comprend, tous les moyens pour aider les islamistes Afghans à combattre les Russes. Sans intervenir directement sur le terrain, les Américains ont fait appel aux Saoudiens et à plusieurs autres pays musulmans pour soutenir l’Afghanistan financièrement et militairement (Envoi de volontaires recrutés dans les pays voisins).

                         L’ISLAM, UNE ARME A DOUBLE TRANCHANT 

     En 1982, Ben Laden prend la tête du mouvement  de la résistance afghane contre les Russes qui ont été contraints de quitter le pays. Cette guerre contre les Russes, l’émergence du mouvement des Talibans, et l’envergure religieuse et nationaliste de Ben Laden ont suscité au-delà de l’Afghanistan, dans les pays voisins, anciennes républiques soviétiques, socialistes (RSS), libérés en 1991, un vaste mouvement pour un Islam fondamentaliste.

      Tous ces pays à majorité musulmane, avec plus de 90% de sunnites (comme Ben Laden), ont vu l’apparition de personnalités religieuses influentes et la constitution de groupes religieux orthodoxes qui prônaient un retour à l’Islam originel et à une société gérée par

la Charia. A titre d’exemple en Ouzbékistan, le nombre des mosquées est passé entre 1987 et 1994 de 87 lieux de prières à 3000 ; et le nombre des écoles religieuses de 2 à 50 unités.  

     Ces cinq anciennes RSS, d’une population de presque 50 millions d’habitants, riches en hydrocarbures, constituent aujourd’hui une base arrière pour les Talibans de l’Afghanistan, une réserve inestimable de nouveaux recrus « moudjahidines », de vastes zones de replis pour les combattants et bien entendu, un allié important pour le soutien matériel et logistique. Les dirigeants de ces pays qui ne sont pas engagés contre les forces de coalition, ne sont pas cependant en mesure de contrôler l’activité des groupes de guérilla qui échappent complètement à leur autorité.

       Le Pakistan, pays officiellement allié des Etats-Unis, n’échappe pas non plus, à cette situation. Une grande partie de la population pakistanaise appartient en effet à des mouvances anti-américaines. D’où la complicité manifeste de ce pays dans le conflit afghan.

      La situation devient encore plus délicate quand on sait que
la Chine a non seulement une frontière commune avec l’Afghanistan, mais également avec le Kazakhstan et le Kirghizstan qui peuvent servir comme lieux de passage entre
la Chine et l’Afghanistan. C’est dire toute la difficulté pour les forces de coalition d’avoir un contrôle efficace sur le théâtre des opérations.

     Ainsi, avec
la Russie et
la Chine d’un coté et les organisations islamiques de tous les pays de la région y compris l’Iran, les Etats-Unis n’auront pas, à coup sûr,  la tache facile.

      En 1979 ce sont les Etats-Unis qui apportèrent leur soutien indirect aux Afghans, aujourd’hui la situation a changé. Ce sont les Russes qui semblent vouloir la victoire des Talibans, une victoire souhaitée également par les Chinois.

     Les forces de la coalition qui n’ont, pour un grand nombre d’observateurs, aucune chance de gagner cette guerre, se trouvent actuellement pris en sandwich entre les deux grands de l’Asie et les Islamistes. Les quelques régimes qui leur sont alliés dans la région, n’ont pas l’appui de leurs peuples et sont eux-mêmes menacés par le fondamentalisme islamique, qui n’est l’allié ni de l’Est ni de l’Ouest. C’est le cas particulièrement du Pakistan où seuls les dirigeants semblent pencher pour une alliance avec les Américains.

    Pour les habitants de la région, des dirigeants comme Hamid Karzaï président actuel de l’Afghanistan, un afghan naturalisé  et proche de l’administration américaine, ou le général Musharref du Pakistan ou son successeur Asif Ali Zardani, sont tous des agents de
la CIA, acquis à Washington. Le nouveau président, un fonctionnaire corrompu, surnommé monsieur 10%, est très mal vu par les Pakistanais. C’est pourquoi le vocable « insurgés » employé actuellement par les médias, pour désigner les Talibans,  est contesté par un grand nombre d’observateurs qui estiment que le mot ne convient pas, puisque il ne s’agit pas d’une révolte contre un pouvoir légitime, mais contre des « traitres à la nation, placés par les forces d’occupation » à la tête de leurs pays.

                              QU’EN EST-IL DE
LA QAÏDA ? 

       Selon presque la totalité des médias,
la Qaïda est toujours présente dans la région et plus particulièrement sur le terrain.  Les extraits de la presse internationale, parmi les plus récents, rapportés ci-après, illustrent cette affirmation.

       14 Aout 2008 

   Selon l’Agence France Presse, les Talibans sont plus tenaces que jamais. Le conseil de Sentis, un centre de réflexion international, basé à Londres, a estimé,  jeudi 14 Aout,  que « les récentes attaques meurtrières menées dans ou à proximité de Kaboul, montrent l’avance des insurgés talibans vers la capitale afghane, sept ans après avoir été chassés du pouvoir ».

      20 Aout 2008 

    Le journal le Monde du 20 aout rapporte que «  En deux opérations de grande ampleur, et presque simultanément, les Talibans ont fait une spectaculaire démonstration de leur capacité de frappe contre le contingent de l’OTAN en Afghanistan.

      21Aout 2008 

   Toujours selon l’AFP, les Talibans, plus audacieux et plus organisés, encerclent Kaboul.

     10 septembre 2008

    Le journal le Figaro écrit «  Chassés de Kaboul en 2001, les Talibans sont bel et bien de retour en Afghanistan où leur influence augmente de mois en mois. Al Qaïda s’est reconstruit sur les ruines de l’après 11 Septembre »

     11 Septembre 2008 

   Le Figaro rapporte que, selon Michèle Alliot Marie, ministre français de l’intérieur, «  les Islamistes recrutent dans les prisons françaises »…. Et que «  sept ans après le 11 septembre, l’Afghanistan est redevenu le bastion du terrorisme islamique »

      On voit par conséquent que
la Qaïda est toujours là, présente, menaçante et intouchable.

       Il ne sert donc à rien de continuer à leurrer l’opinion publique par de fausses informations concernant une défaite imminente des « insurgés » et l’établissement en Afghanistan d’une république démocratique et laïque. Nombre d’observateurs avertis suggèrent aujourd’hui, pour sortir de ce bourbier, la recherche d’une solution équitable pour tous, sans vainqueur ni vaincu, une solution qui préservera les intérêts réciproques des grandes puissances, tout en garantissant le respect des traditions ancestrales et religieuses des peuples de la région, traditions qu’il est bien difficile de changer avec un coup de baguette magique. On peut, bien sûr, craindre l’institution de régimes islamiques fondamentalistes. Peut-être, mais ça ne sera pas pour très longtemps, car les peuples finiront bien, un jour, par se libérer. Ils ne sont pas d’ailleurs les seuls, en Asie, à vivre dans une telle situation. Commençons d’abord par régler les questions économiques entre les grandes puissances….Mais pense-t-on réellement que
la Qaïda mettra un jour fin à ses activités terroristes ? Ça sera possible pense-t-on, avec la fin de l’impérialisme dans le monde musulman. C’est semble- t-il, le but même et la raison d’être des Islamistes à travers le monde.

      

 

     

      

 

       

     

     

       

 

14 septembre 2008

                            L’IRAN, AU PASSE MOUVEMENTE 

                Est aujourd’hui encore, un pays très convoité (1) 

 

     Près de 2000 ans avant Jésus Christ, des tribus venues d’Europe et d’Asie s’installent sur les terres fertiles de
la Perse antique (l’Iran actuel).

       Achéménides, séleucides et Sassanides sont les premiers grands empires que
la Perse a connus dans l’Antiquité, une période pleine de remous et de renversements de situations, marquée notamment par les invasions de quelques grands conquérants tels Crésus, roi de Lydie (Asie Mineure), Cyrus, fondateur de l’empire perse et Alexandre le Grand, roi de
la Macédoine.

       Au cours des siècles passés, l’empire perse s’est étendu à l’Asie Mineure,
la Mésopotamie,
la Syrie,
la Phénicie, l’Egypte et jusqu’ à
la Grèce à l’Ouest, et à la vallée de l’Indus à l’Est.

                            L’ARRIVEE DES ARABES ET DE L’ISLAM 

       Avec l’arrivée des Omeyyades en l’an 637 de notre ère, les Arabes  conquièrent
la Perse, emmenant avec eux une nouvelle religion, l’Islam. A noter cependant que si la conquête de l’Iran s’est faite relativement sans grande difficulté, la conversion à l’Islam s’est effectuée progressivement et a duré presque deux siècles. Mais là, il y a une particularité importante dans l’Histoire de ce pays que  nous ne pouvons pas ne pas relever, à savoir que l’Iran a été islamisé mais jamais arabisé, comme cela fut le cas en Syrie, au Liban, en Irak, en Egypte, en Afrique du Nord et ailleurs. Les différentes tribus qui composaient les anciens empires perses ont gardé leurs dialectes et leurs folklores.

      La période omeyyade a été également marquée par une certaine ségrégation raciale. Tous  les avantages étaient, en effet, confiés aux seuls aristocrates arabes dont les dirigeants concentraient, entre leurs mains, l’ensemble des pouvoirs. Cette situation a favorisé la division et contribué à l’expansion du Chiisme naissant. Au XIIIe siècle, le Khorasan, actuelle province frontière de l’Afghanistan, a embrassé la nouvelle doctrine chiite pour se dégager de la domination arabe à majorité sunnite.

     L’empire omeyyade qui s’étendait de l’Atlantique aux confins de
la Chine a connu une belle période d’épanouissement des sciences, de la culture et des arts, un épanouissement inspiré d’ailleurs en partie des acquis que
la Perse ancienne a, elle –même, hérité des civilisations grecque et romaine, notamment dans les domaines de l’urbanisation et de l’organisation administrative. Mais comme tout grand empire, le Califat Omeyyade après l’apogée, connut à son tour le déclin et s’est peu à peu, divisé en petits royaumes, indépendants les uns des autres.

     Après l’avènement de la dynastie abbasside en 748, et l’installation de la capitale de l’empire à Bagdad en Irak, plusieurs petites dynasties se sont constituées en Iran dont, entre autres,  les Samanides, les Ghaznévides les Seldjoukides. Cette période qui a duré de 820 à 1005, a vu l’explosion d’une grande culture persane, de multiples créations artistiques et  l’invention  du calendrier persan.

     En 1219, l’Iran est envahi par les Mongols venus de l’Asie centrale, lesquels ont causé d’énormes dégâts dans les installations des villes, détruit les canaux d’irrigation, avant de s’emparer du pouvoir et de faire fuir une grande partie des populations. Ces conquérants qui ont occupé le pays jusqu’en 1335, ont cédé le pouvoir à d’autres envahisseurs turcs et mongols qui ont administré l’Iran jusqu’en 1507.

      Durant les 16e, 17e, et 18e siècles diverses dynasties et tribus se sont disputé les territoires et les richesses de
la  Perse, à la suite d’invasions et de guerres tribales.

       En 1794, Agha Mohammed Shah Qajar prend le pouvoir et fonde une dynastie qui va durer jusqu’en 1925 et à la tête de laquelle se sont succédé : Tath Ali Shah, Mohammed Shah et Nasseredin  Shah. Avec ce dernier l’Iran a connu une certaine stabilité et vu la modernisation d’un grand nombre de secteurs administratifs et surtout le renforcement du pouvoir de l’Etat au détriment de celui du clergé chiite. En 1906, la première constitution iranienne a vu le jour. 

    Avec la découverte des premiers puits de pétrole en 1908, et le déclenchement de la première guerre mondiale, les intrigues des puissances étrangères allaient commencer et  prendre de l’ampleur. Britanniques et russes, intéressés par l’or noir, s’investirent avec leurs diplomates et agents spéciaux, dans l’infiltration de l’administration iranienne et la course aux intérêts. Les résultats de cette activité souterraine ne se sont pas fait attendre.

      Miné par des événements internes, fomentés à coup sûr par l’Etranger, Nasseredin Shah est renversé par un coup d’Etat et remplacé par le jeune Général Rizâh Khan qui devint en 1923, le Shah Rizâh Shah Pahlavi.  

                      NAISSANCE DE L’ETAT IRANIEN MODERNE 

      La dynastie Pahlavi, l’une des plus célèbres familles royales iraniennes, fut également la dernière à gouverner le pays, un empire aux multiples facettes, divisé entre une société évoluée, vivant à l’occidentale, dans des résidences de luxe et le reste du peuple, menant une vie misérable dans des hameaux paysans.

      Le Shah Rizâh Pahlavi est arrivé avec l’idée et le rêve de faire de son pays un Etat moderne. Dès le début de son règne, il entreprit de moderniser tous les rouages de l’Etat, de développer l’industrie et de créer des universités. Il ne tarda pas non plus, à mettre sur pied une armée moderne, à réformer
la Justice et le système éducatif.

      En 1935 il décida d’interdire le port du voile par les femmes et imposa aux hommes, le port de l’habit occidental.

       Certes, beaucoup de progrès ont été réalisés dans l’édification de l’Etat, mais le niveau de vie du peuple et l’évolution de la société iranienne n’allaient pas au même rythme. D’un côté il y avait une cour royale, un gouvernement et une administration qui vivaient dans un siècle, et de l’autre, un peuple iranien qui végétait dans un autre siècle, une ère encore moyenâgeuse. C’est là une particularité commune à beaucoup de pays du Tiers monde, mais en Iran le contraste entre le riche et le pauvre était encore plus accentué. Cette situation n’avait pas, bien sûr, échappé aux puissances étrangères qui suivaient de près tout ce qui se passait dans le pays. Russes, Allemands et Américains étaient là, à l’affut, dans l’attente d’une occasion propice pour renverser le Shah, trop avare de concessions en leur faveur sur le plan économique. L’attitude de l’empereur a même été jugée trop hostile à l’égard des alliés quand, en pleine guerre avec l’Allemagne, il refusa de laisser transiter par son pays le passage des munitions et opta plutôt pour un rapprochement avec les Nazis avec lesquels il conclut d’importants contrats commerciaux. C’en était trop !

     Le 25/8/1941 les Alliés envahissent l’Iran et forcent le Shah à abdiquer en faveur de son fils Mohammed. Lempereur déchu fut ensuite exilé à l’Ile Maurice où il vécut jusqu’à sa mort.

                                LE DIVORCE AVEC LE PEUPLE 

     Ayant reçu une formation militaire et une éducation à l’occidentale, Mohammed Rizâh Pahlavi fut un monarque pratiquement étranger à son peuple.

     Les grands palais, le faste de la vie impériale, les réceptions grandioses, les diamants de grande valeur et les toilettes de l’impératrice, tout cela était un luxe provocateur aux yeux du peuple, un peuple plongé dans la misère et l’ignorance.

     Contrairement à son père, Mohammed Pahlavi était complètement soumis à la volonté de l’Occident dont il bénéficiait de la confiance et de la protection. Durant ses 38 ans de règne, de 1941 à 1979, il vécut loin des masses populaires et ignorait leurs besoins les plus élémentaires. Les seules choses auxquelles il tenait c’était la belle vie et les titres impériaux : Sa Majesté Impériale, Sa Grandeur, Le Roi des Rois,
La Lumières des Aryens Le Grand Cyrus….Il avait la sympathie, l’admiration et le soutien des classes privilégiées mais était rejeté, méprisé et condamné par les milieux déshérités.

     En 1953, le Dr Mossadegh, alors premier ministre,  réorganise l’armée en écartant tous les officiers fidèles au Shah, s’oppose à la gestion du pétrole iranien par les Anglais et les Américains et annonce sa volonté de nationaliser l’industrie pétrolière. Pris de peur le Shah s’enfuit et s’exile à l’étranger avant de revenir quelques jours après, avec le soutien de
la CIA et du M16 britannique.

     Ce fut là la première tentative de révolution nationaliste, évitée de justesse grâce aux puissances étrangères. Le 19 août de la même année, le Dr Mossadegh est limogé à la suite d’un coup d’Etat et remplacé par un général.   

      Durant toutes les années qui ont suivi, la situation politique et sociale s’est de plus en plus détériorée ; la disparité des classes s’est accentuée chaque année davantage, créant ainsi deux pays différents : l’Iran des lumières et l’Iran des ténèbres.

      Dès le début des années soixante l’activité islamique, animée et dirigée par les Chiites a commencé à prendre forme et à se démarquer de la politique gouvernementale. Un jeune professeur de théologie, Rouhollah Khomeiny s’est engagé dans une opposition hostile au régime impérial dont il n’approuvait pas les réformes de modernisation, dont notamment le droit de vote des femmes, décrété en 1962.

      Après avoir été arrêté et condamné à mort en 1963 pour avoir appelé à l’émeute, Khomeiny fut gracié par le Shah quelques mois après. A peine libéré, il prit le chemin de l’exile, d’abord vers
la Turquie et ensuite vers Karbala en Irak, ville sainte des Chiites et lieu de pèlerinage, où il s’installa durant 14 ans, avant de se fixer en France.

       En 1979, les protestations populaires ont atteint leur paroxysme ; les manifestations contre le régime se sont multipliées. Le Shah n’avait plus qu’une solution : quitter le pays. Ce qu’il fit le 16 janvier 1979. Deux semaines après, Khomeiny  retourna en Iran à la tête de
la Révolution islamique dont il prit la direction politique et religieuse, déclarant le 11 février la fin de la monarchie.

         On peut noter en conclusion de ce premier article, que les grandes puissances : les USA,
la Russie et

la Grande Bretagne, ont toujours été mêlées, de près ou de loin, aux bouleversements que l’Iran a connus ces derniers temps. Il n’échappe à personne que les motivations de l’intérêt accordé à cette région du monde sont toujours d’ordre économique et notamment sa richesse en pétrole. 

          Après la chute, l’un après l’autre, des Pahlavi, père et fils, les Islamistes arrivent au Pouvoir. 

         Comment l’Occident va-t-il se comporter avec le nouveau régime iranien ? C’est ce que nous verrons dans un deuxième article. 

    

       

    

    

 

      

 

                         

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