LE VENT DES LIBERTES:Souffle-t-il à nouveau sur le versant sud de la Méditerranée?

8 mars 2011

 

          

 

    Les pays de l’Afrique arabe ont été secoués dans les années cinquante par de grands mouvements d’agitation populaire qui ont contraint les autorités coloniales de l’époque à leur octroyer l’indépendance :
la Libye en 1951, le Maroc et
la Tunisie en 1956,
la Mauritanie en 1960 et l’Algérie en 1962. L’Egypte quant à elle, ayant acquis une indépendance tout à fait relative, n’a été réellement libérée du joug colonialiste qu’en 1953 après la chute d’une monarchie complètement dominée par

la Grande Bretagne et la proclamation de la république par Jamal Abdel Nasser qui a permis au pays de récupérer le Canal de Suez encore sous occupation étrangère.

    Au fil des années qui se sont écoulées depuis cette épopée historique, l’horizon politique de ces peuples s’est peu à peu estompé ; leurs rêves pour un Eden et un avenir heureux se sont hélas évaporés. A l’exception d’une minorité de privilégiés, la masse a continué à vivre dans l’ignorance et la misère. Et pourtant des milliers de victimes sont tombés pour l’acquisition de cette indépendance tant attendue. Un million de morts pour la seule Algérie…tous ces martyrs qui ont permis à une poignée de militaires et à leur agent Bouteflika de profiter aujourd’hui des richesses agricoles et minières de l’Algérie.

    Aux gouvernants européens se sont succédés en effet des administrateurs nationaux qui se sont avérés plus cruels et plus intraitables que les pires colonialistes. A la tête de ces Etats se sont intronisés en effet des gradés militaires, des individus sans expérience politique ni soutien populaire, des parvenus qui deviennent avec le temps de véritables souverains absolus, grisés par le pouvoir et imbus de la supériorité de leur personne et la prééminence de leurs idées et décisions.

    Deux choses perpétuent le règne de ces potentats. L’ignorance de la grande majorité de leurs peuples, en quelque sorte voulue par les gouvernants et la peur de la répression. En Tunisie comme en Egypte ce sont des intellectuels, des diplômées chômeurs qui ont été à l’origine des soulèvements. Le tunisien Bouazizi qui s’est immolé à Sidi Bouzid est un ancien lycéen qui a été contraint de rompre ses études secondaires pour devenir marchand de fruits. Les prisons égyptienne et tunisienne regorgent de prisonniers politiques, pour la plupart des intellectuels qui ont osé un jour exprimé librement leurs opinions ou demandé le changement. La pauvreté, l’ignorance et surtout la crainte de la répression contraignent le reste c’est-à-dire  les masses populaires, à croire malgré eux en leur destin de malheur, à se soumettre et à accepter leur situation précaire. Bien entendu quand ils sont encouragés par leurs élites, ils se joignent aux manifestants et laissent exploser leur colère et leur amertume, bien souvent avec beaucoup de violence et de brutalité.

   Aujourd’hui toute la jeunesse nord africaine souhaite que les événements survenus en Egypte et en Tunisie s’étendent à d’autres Etats du Maghreb, des pays qui connaissent la même situation d’exploitation populaire et une énorme disparité entre les classes, avec une minorité de privilégiés (dont les généraux de l’armée) qui possèdent 90% des richesses nationales et le reste du peuple marginalisé qui végète dans la misère et l’ignorance. C’est là une triste vérité que chacun doit avoir le courage de reconnaître.

   Seulement voila. Certains régimes totalitaires de la région semblent avoir pris toutes les mesures de sécurité et de défense pour parer à toute éventualité et pérenniser leur empire. Le 12 février dernier une marche a été organisée à Alger à l’appel de la coordination nationale pour la démocratie et le changement (CNDC) pour dénoncer le vide politique et demander des changements. D’importantes et imposantes forces de l’ordre ont été mobilisées par les autorités pour empêcher cette marche pacifique. Pour contrer 2000 manifestants les forces de police ont fait appel à 30.000 agents, soit un pour quinze, sans parler des milices du pouvoir (en civil) qui se comptent par milliers. Bien entendu et comme toujours les responsables algériens ont essayé de minimiser l’ampleur de la contestation. Pour le ministre des Affaires étrangères « l’Algérie ce n est ni l’Egypte ni
la Tunisie ». Comprenez bien le fond de la pensée du ministre à savoir « que le régime de Bouteflika que les Islamistes ne sont pas parvenus à inquiéter, ne se laissera pas déborder par de simples mouvements de rue ».

      Il en est de même pour
la Libye qui mobilise deux forces de l’ordre : une police en tenue et un corps en civil, « des gardiens de la révolution »,  qui constituent une milice bien entraînée aux combats de rue. Sans parler de l’armée qui reste en état d’alerte. Quelle est la position des Etats européens face au comportement de ces Etats totalitaires qui compriment les aspirations de leurs peuples et les privent de leurs droits et des richesses de leurs pays ? Les porte-parole de leurs gouvernements, quand ils osent s’exprimer, le font avec beaucoup de diplomatie en utilisant des expressions très tactiques et adroites destinées à  plaire aussi bien aux manifestants qu’aux autorités, telles que «  Laisser les manifestations se dérouler librement » ou bien « éviter les moyens de répression ». Aucune condamnation ferme et solennelle n’est prononcée, de peur de mécontenter de bons  partenaires économiques ! Un grand dirigeant européen aurait même dit qu’il préférait un gouvernement Bouteflika à un régime taliban. Dans les deux cas il s’agit d’un pouvoir autocrate. Mais alors quelle place occupe le peuple dans ces deux systèmes ?

     De par sa situation géographique et son histoire aussi bien ancienne que récente, cette région de l’Afrique du Nord se trouve et restera indubitablement tournée vers sa sœur jumelle de l’autre coté de

la Méditerranée. Les croyances religieuses de ses habitants inspirées d’un islam malékite tolérant, ouvert à tous les courants de la civilisation, n’ont jamais été une source de haine ou de rejet des autres. Les millions de touristes européens qui visitent les pays du Maghreb ne tarissent pas d’éloges à propos de l’amabilité et de l’hospitalité de ses habitants.

     Un vent de révolte, un vent de liberté porteur de parfum de jasmin et de fleur d’oranger souffle actuellement sur cette région pour balayer la dictature des militaires et ouvrir la voie à la démocratie véritable. Faisons en sorte que ce printemps s’installe, que le ciel maghrébin s’éclaircisse et que les roses éclosent. Amen.     

 

               Mohamed BOUHOUCH    

   

 

      

 

                                      

LA REVOLUTION DANS LE MONDE ARABE: A qui le tour?

8 mars 2011

            

 

    Ben Ali et Moubarak sont tombés  Tout le monde se demande à présent quel est le prochain chef d’Etat arabe qui sera donné en offrande au dieu de
la Révolution ? 

    Après plusieurs décades de sommeil, d’adoration aveugle et de soumission sans faille à l’autorité souveraine de Rois divins ou de «  Raïs à vie  », les peuples arabes ou du moins quelques uns, semblent avoir enfin aujourd’hui, entr’ouvert les yeux et pris le courage de s’exprimer. Après
la Tunisie et l’Egypte, la plupart des observateurs s’accordent à dire  que c’est l’Algérie qui présente actuellement tous les indices et tous les ingrédients d’un soulèvement imminent.

     Pourquoi l’Algérie me dire-t-on ? Eh ! Bien, parce que c’est le pays où un grand nombre d’habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté alors que l’Algérie, de par sa situation  géographique, l’immensité de son territoire et ses richesses naturelles (pétrole et gaz notamment) a tous les atouts pour développer une économie florissante et offrir à ses ressortissants une vie meilleure.

     Tous les présages d’une révolution en Algérie sont là. Une jeunesse désoeuvrée, la cherté de la vie, une pénurie des produits alimentaires, la corruption dans tous les secteurs de la vie économique et administrative, et avec cela, la main mise sur le pays d’une junte militaire qui tient sous sa botte le chef de l’Etat (à la merci d’un coup d’Etat à n’importe quel moment), le gouvernement et toute l’administration. Les services de renseignements de l’armée couvrent et contrôlent l’ensemble des organismes de l’Etat et des médias. Le pouvoir actuel croit détenir sa légitimité du FLN et s’évertue à perpétuer sa domination en organisant des élections truquées  et en s’appuyant sur une armée omniprésente dans le pays et des services de renseignements qui pénètrent et encadrent toutes les couches du peuple algérien. Quelques manifestants algériens rassemblés cette semaine place de République criaient «  Bouteflika dégage ».En réalité cet homme malade n’est qu’un paravent. Le pouvoir réel en Algérie est détenu par la junte militaire qui profite de toutes les richesses du pays. J’ai préféré ce qui est écrit dans un site sur face book « Boutef dégage, Ouyahia dégage, généraux dégagez ». Cela semble beaucoup plus prêt de la réalité.    

    Il est donc difficile pour les citoyens de ce pays, gouverné et géré militairement, de pouvoir manifester librement leur colère et d’exprimer leurs opinions. Les autorités algériennes profitent de l’existence de quelques cellules islamiques pour renforcer leur système de sécurité, sans pour cela attirer l’attention des organismes des droits de l’homme et soulever des protestations de l’autre côté de

la Méditerranée. L’union Européenne semble même encourager le régime algérien dans sa répression soi-disant des « Islamistes », lesquels ne sont autres que des Algériens mécontents de leur sort, des citoyens démunis et frustrés de leurs droits les plus élémentaires, de pauvres gens que des groupes subversifs essaient de recruter pour les endoctriner et les marginaliser.

   Nous avons confiance en cette jeunesse algérienne, dont une grande partie de diplômés des grandes Universités européennes, des jeunes pleins d’espoir et de vouloir faire pour l’édification d’une société heureuse et florissante et d’un Maghreb arabe prospère. Je dis à tous les hommes politiques de l’Occident que le meilleur et le plus sûr moyen de combattre le terrorisme dans le monde arabe et musulman est d’aider plutôt ces jeunesses à retrouver leurs droits et libertés et à lutter contre les potentats et les régimes militaires qui n’ont aucune raison d’être en notre temps.  Je conseille à ces enfants du pays de persister dans leurs manifestations, de ne pas se lasser ou de se décourager ni de tomber dans le piège des barbus.  Les organisations islamistes recrutent leurs adeptes et fondent leurs bases dans les milieux et les entités défavorisés, dans les quartiers déshérités des bidonvilles, au sein des chômeurs et tirent le contenu de leurs discours et de leurs thèmes de propagande de la misère de ces peuples opprimés. Donc attention DEMOCRATIE NE SIGNIFIE PAS FANATISME RELIGIEUX ET OBSCURANTISME. 

                             

LA SITUATION EN EGYPTE et le problème du Proche Orient

7 mars 2011

                              

 

 

      Les jours se succèdent les uns aux autres  et la situation en Egypte demeure toujours tendue, une situation dont personne n’est encore en mesure, à l’heure actuelle, d’en prévoir l’issue. Les rassemblements localisés au début au centre du Caire et Alexandrie, se sont étendus à de nombreuses villes égyptiennes dont Suez, Port Saïd, Ismaïlia et bien d’autres localités.

      Le nombre des manifestants estimés aux premiers jours à des milliers de personnes, atteint aujourd’hui voire dépasse les deux millions de personnes : des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux. On a vu même des handicapés, sur leurs fauteuils roulants, brandissant des pancartes hostiles au pouvoir. Toute cette foule, en colère, vocifère contre Hosni Moubarak, un président « inamovible » dont les Egyptiens ont assez vu le portrait depuis trente ans. Le même leitmotiv, le même refrain, la même revendication, la même exigence : le départ de Moubarak.

     Seize jours et seize nuits de manifestation. Plus de 300 morts et des centaines de blessés. Le message du peuple égyptien est très clair. Pour le commun des mortels la question est simple. Moubarak doit céder la place. Mais en réalité le problème égyptien, vu de l’extérieur, est beaucoup plus compliqué. Un changement subit de régime dans ce pays risque dit-on d’avoir des conséquences dramatiques aussi bien sur le plan interne qu’au niveau de tout le proche Orient où la sécurité reste encore très précaire.

     L’avenir de l’Egypte intéresse par conséquent toute la communauté internationale et non pas les seuls habitants de ce pays. D’où la complexité de la situation qui exige beaucoup de temps,  de la réflexion et une extrême prudence. Certes, les revendications du peuple doivent être satisfaites, du moins les plus légitimes et les différentes forces politiques doivent être représentées dans le gouvernement de transition. Comme il est absolument indispensable de chercher, dans la composition de la nouvelle équipe dirigeante, à préserver un certain équilibre entre toutes les organisations politiques, idéologiques et religieuses autour d’un projet de gouvernement qui puisse prendre en compte aussi bien les exigences d’un peuple qui vit aujourd’hui dans la misère,  que la nécessité absolue de la paix dans la région.

    Il est certain que c’est exactement la solution que cherchent et exigent maintenant les Occidentaux. Mais est-ce que ces derniers savent bien  ce qui se passe dans l’esprit des milliers de jeunes égyptiens rassemblés depuis le 25 janvier sur les grandes places publiques ? Est-ce que les Américains  et les Européens ont une idée des masses d’argent volées et détournées par certains chefs d’Etats arabes et placées dans des banques étrangères ou investies dans de grandes activités économiques ? Est-ce qu’ils ont une idée exacte des injustices sociales dont souffrent les peuples arabes  Pourquoi les grandes puissances gardent le silence sur de telles anomalies inacceptables qui deviennent  intolérables chez eux quand il s’agit de  leurs propres dirigeants  et hommes politiques ?

   La jeunesse arabe n’est pas, en grande partie, acquise aux idées islamiques. Mais il faut reconnaître qu’elle ne les rejette pas en bloc. Si une écrasante majorité de jeunes refusent de laisser pousser la barbe ou de porter des habits afghans, il n’en reste pas moins qu’ils sont en totalité opposés au soutien logistique et moral accordé par l’Occident aux dictateurs qui se perpétuent à la tête des pays arabes ou à un Etat d’Israël qui refuse de composer avec ses voisins. Un thème qui revient en permanence dans les discours des Islamistes.

   Depuis le début du soulèvement égyptien,  tous les hommes politiques occidentaux, éditorialistes, analystes et peut être l’homme de la rue n’évoquent et ne développent qu’une seule et unique question, celle de savoir comment se comporteront les futures dirigeants égyptiens face au conflit arabo-israélien. Le choix du successeur de Moubarak devrait donc obligatoirement se faire selon eux en fonction de ce seul aspect de la question. Même Benyamin Nétaniahou aurait déjà fait son choix et opté pour Omar Souleymane qui n’est d’autre, pour les Egyptiens, qu’une copie conforme de Hosni Moubarak Y a t-il une seule voix en Occident qui s’est élevée pour dire qu’il faut imputer l’impopularité de l’actuel président à sa position équivoque dans le conflit du proche Orient ? Y a-t-il un seul chef d’Etat de l’Union Européenne qui a osé jusqu’à présent mettre en cause la responsabilité d’Israël sur le blocage des négociations de paix avec les Palestiniens ? Tout le monde sait que l’Etat hébreux cherche depuis des années à esquiver les questions de fond pour le règlement définitif de ce problème qui réside en premier lieu en la restitution aux Palestiniens des territoires annexés en 1967. Et l’on s’accroche au seul FANTÔME des Islamistes ! 

    Soyons francs et logiques. Les Islamistes existeront toujours  mais ne constitueront jamais une majorité au sein du monde arabe. Pourquoi donc chercher à voir, à tout prix, dans toute tentative de révolution dans la région contre un régime corrompu, une menace pour la sécurité de l’Etat hébreux ? Israël est là et le restera jusqu’à la fin des temps, mais un Israël tel que prévu par la division du territoire de 1948 par l’ONU, c’est-à-dire sans la partie arabe de Jérusalem .et non pas tel qu’imaginé et voulu par les extrémistes hébreux, fanatiques porteurs de barbe qui rêvent du GRAND ISRAËL, étendu à une bonne partie du proche Orient.  Tout le problème réside donc dans la position du pouvoir israélien soumis et assujetti à la volonté d’une minorité d’orthodoxes et à des équilibres très fragiles de coalition gouvernementale.

    Laissons donc l’Egypte et peut être demain d’autres pays arabes, faire librement leurs révolutions sans essayer d’y voir toujours une volonté quelconque d’envahir Israël dont la sécurité est assurée par toute la communauté internationale et par sa propre armée super équipée. S’il y a par conséquent une pression à exercer actuellement, elle doit l’être plutôt sur le gouvernement israélien pour se retirer de tous les territoires occupés et en particulier Jérusalem Est. Ce ne sera là que le respect du droit international et une marque de sagesse politique de la part de dirigeants qui se respectent. Notons d’ailleurs que
la Mosquée d’Al Qods est un lieu sacré pour tous les musulmans du monde et non pas une simple  revendication palestinienne. Les grands lobbys juifs de par le monde qui soutiennent Israël et influencent les gouvernements occidentaux devront, bien entendu, saisir l’importance de cette question cruciale qui se trouve au centre du conflit du Proche Orient.

    Soyons assurés qu’après une attitude plus souple et plus réaliste de la part de Tel Avive, il n’y aura plus de guerre israélo-arabe. La paix au proche Orient se trouve sous la coupole de la mosquée d’Al Qods….

 

                          Mohamed BOUHOUCH 

               

         

     

LES ORGANISATIONS ISLAMIQUES:Sont-elles en train de gagner du terrain sur les forces de l’Occident ?

7 mars 2011

   

  Qu’on le veuille ou pas on peut dire qu’on assiste depuis ces dernières années à une véritable guerre d’usure entre les Occidentaux et les organisations islamiques. 

  Quand on examine attentivement la carte géographique des zones de perturbation ayant une relation avec l’activité des Islamistes, on constate qu’il s’agit d’actions de guérilla dirigées spécialement contre les forces de l’Occident : attentats sporadiques en Europe pour maintenir leurs services de sécurité continuellement en état d’alerte (avec tout ce que cela entraîne comme dépenses et malaise au sein de leur société) et conflits régionaux localisés pour multiplier les foyers de tension et disperser les forces occidentales dans le but de les affaiblir militairement et économiquement ( attaques des intérêts économiques américains et européens notamment en terres d’Islam).

-AFGHANISTAN et PAKISTAN : route du pétrole et vaste zone stratégique comprenant l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Turkménistan le Tadjikistan, une région riche en matières premières, peuplée majoritairement de musulmans. C’est également une zone tampon avec
la Russie,
la Chine et l’Inde où les Etats-Unis ne voudraient à aucun cas y perdre pied.

- YEMEN, SOMALIE : une contrée également très importante avec le golfe d’ADEN et l’accès par le sud de

la MER ROUGE, passage obligé pour le transport maritime de l’Asie vers l’Europe et vice versa.

-AFRIQUE DU NORD, SAHEL et aujourd’hui l’ÉGYPTE : une présence  face à Israël et à l’Europe avec une pénétration vers l’Afrique occidentale et un contrôle total du canal de Suez.

         

               QUEL BILAN DE CET AFFRONTEMENT 

                 OCCIDENT- MOUVEMENTS ISLAMIQUES ? 

 

    Précisons tout d’abord que jusqu’à maintenant les USA et les Européens essaient toujours de justifier leur présence en Afghanistan et en Irak par la nécessité de défendre et de garantir leur propre sécurité. Pour George Bush et Tony Blair la destruction du régime Saddam Housein a été décidée pour empêcher l’ex chef d’Etat irakien d’utiliser ses « ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE » contre leurs pays, leurs concitoyens et leur allié Israël. Et finalement il s’est avéré que l’Irak ne possédait aucun armement de ce genre. Pour Sarkozy la défense de
la France doit se faire à partir de l’Afghanistan.  Selon lui C’est de là que vient le danger. Mr Sarkozy n’a peut être pas tout à fait  tort parce que : défendre
la France c’est surtout garantir ses intérêts économiques.  
Malheureusement jusqu’à aujourd’hui le bilan est toujours négatif ! L’Afghanistan est encore aux mains des Talibans et l’Irak est en proie à une guerre civile impitoyable dont il n’arrive pas à s’en sortir.

   Au Yémen comme en Egypte (après
la Tunisie) les hommes de main des Occidentaux tombent les uns après les autres. Ben Ali, Moubarak et demain Ali Salah n’auront certainement pas des successeurs aussi obéissants et dirigeables. Obama, Sarkozy, Merkel, tous ces responsables appellent maintenant à la démocratie dans les pays arabes, au respect des peuples et à la satisfaction de leurs revendications. Depuis quand ces Grands Hommes politiques s’intéressent-ils au bonheur de ces peuples opprimés ? Ben Ali, Moubarak et bien d’autres potentats du Tiers monde, ne sont-ils plus leurs amis fidèles ? Sont-ils tous devenus subitement indésirables et  déclarés «  persona non grata » ?

 

         QUEL AVENIR POUR LES RELATIONS 

                  Monde arabe/occident ?    

    De deux choses l’une. Ou bien les services de renseignements américains et européens ne rapportent pas à leurs administrations toute la vérité de ce qui se dit à leur sujet dans le monde arabe et notamment au milieu de la jeunesse ou bien alors ce sont les gouvernements de ces pays qui ne tiennent pas compte des rapports de leurs représentants diplomatiques. Un grand nombre d’observateurs pensent plutôt que l’Occident semble trop croire en son pouvoir et son influence sur des régimes arabes acquis et des peuples soumis, indifférents et fatalistes.  

   Mais il se trouve aujourd’hui que des milliers d’enfants de ces peuples ont fréquenté de grandes universités, acquis une grande culture et ouvert très grands les yeux. Des générations qui refusent de rester résignées comme leurs aînés et décident de secouer le joug dont ils sont asservis, un joug qui aliène leur liberté et les maintient éternellement dans les tribulations du sous développement.

    C’est avec cette jeunesse qui a chassé Ben Ali, cette jeunesse qui crie « MOUBARAK DEGAGE », c’est avec elle qu’il convient désormais de dialoguer et de concevoir les prochains jours. Le devoir de l’Occident est de se déployer à l’avenir pour arracher ces jeunes musulmans aux crocs des Islamistes qui risquent d’en faire des kamikazes, nuisibles aussi bien à leurs pays qu’aux autres. Les organisations religieuses dans le monde arabe et en Afrique sont aujourd’hui mieux structurées et leurs discours mieux captés. Il est donc préférable de s’attirer ces jeunes vers soi et de collaborer avec eux d’égal à égal, plutôt que de les avoir en face comme ennemis.      

   A bon entendeur Salut !

 

                                       Mohamed  BOUHOUCH 

     

                                

 

 

 

                                                                                                                

 

  

 

LA SUCCESSION DE HOUSNI MOUBARAK

7 mars 2011

    

 

     Après
la Tunisie c’est aujourd’hui  au  tour de l’Egypte de se soulever. Depuis le mercredi 26 janvier 2011 la jeunesse égyptienne est sortie de sa réserve, décidant ainsi de braver le destin et d’affronter avec courage et détermination les forces d’une administration dictatoriale qui l’étouffe depuis trente ans. Certes, l’institution militaire égyptienne ne sera pas aussi facile à abattre que le régime tunisien. Mais y a- t il au monde une force capable de venir à bout et d’anéantir éternellement la volonté d’un peuple et de le  priver de ses droits les plus élémentaires ?

      Les régimes institués par Sadate et son successeur Moubarak sont-ils réellement une continuité de cette révolution historique menée après l’abolition en juillet 1952 de la royauté par tout un peuple enthousiaste, engagé derrière le Grand Jamal Abdennacer ? Non ! Le peuple égyptien qui compte aujourd’hui plus de quatre vingt millions d’habitants a été frustré, muselé et soumis à la domination d’un régime militaire appuyé sur une administration collaborante corrompue. C’est là une vérité que personne ne peut plus nier.         

                    L’EGYPTE VIT AUJOURD’HUI 

               UN TOURNANT HISTORIQUE. 

     Il est certain  que cette révolte égyptienne pour ne pas dire REVOLUTION constitue un point de non retour. Que les autorités parviennent ou non à rétablir l’ordre, les Egyptiens, toutes couches confondues,  se projettent déjà sur l’avenir et rêvent à ce que sera le pays de l’après Moubarak. L’actuel président et son gouvernement, n’ont par conséquent, aucune chance de perdurer.

      LEgypte a encore beaucoup de choses à faire sur les plans économique et social. Le chômage et la misère restent toujours dominants dans plusieurs régions du pays et même dans la capitale Le Caire. Pourtant l’élite égyptienne est parmi les plus développées du monde arabe sur le plan intellectuel. Le potentiel économique du pays (canal de Suez, tourisme, agriculture, industrie, une main d’œuvre abondante et pas chère, etc.…) est assez important pour permettre un décollage voire un développement à la japonaise.

      Plusieurs études et documents montrent malheureusement que plus de la moitié des habitants de ce pays du Nil vivent avec moins de deux dollars par jour. Néanmoins il convient de préciser que la colère des Egyptiens n’est pas motivée uniquement par les conditions précaires de leur vie quotidienne mais également et surtout par le rejet d’une politique gouvernementale stupidement inféodée dit-on aux USA. L’opinion de la jeunesse arabe est actuellement partagée entre des courants de gauche et de nationalisme pan arabique, hérités du Nassérisme et des  idéologies islamistes nées des frustrations économiques et sociales d’une grande partie de la population marginalisée et exclue de la vie politique. D’où, pour les deux tendances, une certaine hostilité à l’égard des Etats-Unis,  accusés d’être les protecteurs du régime actuel.

      Pour Washington l’Egypte est un Etat pivot pour la stabilité de la région. Mais contrairement à ce que Obama et Hillary Clinton nous laissent croire, il ne s’agit nullement aujourd’hui de faire des réformes ou d’octroyer quelques «  libertés supplémentaires » pour sauver cet allié stratégique, mais d’opérer plutôt un changement intégral du régime et de la politique suivie jusqu’à présent sur le plan régional notamment.

 

                          QUELLE  PERSPECTIVE  

      POUR
LA REGION PROCHE-ORIENTALE ?                   

     

 

       

  Depuis la visite de  Sadate en Israël en 1978 et le traité signé à Washington le 26 mars 1979 entre les deux pays, l’Egypte est devenue une pièce maîtresse dans le processus de paix du Proche orient.
La SORTIE du Caire de ce conflit régional a terriblement affaibli le camp arabe. Rappelons à ce sujet que le pays des Pyramides est resté plusieurs années exclu de la ligue des Etats arabes.

   La chute du régime Moubarak entraînerait indubitablement une volte face de l’Egypte quant à ses rapports avec Israël et l’Amérique. Selon la plupart des observateurs la nouvelle équipe dirigeante dénoncerait dès les premiers jours les traités et accorts passés avec l’Etat hébreu par l’ancien régime. La jeunesse arabe n’a en effet jamais pardonné aux dirigeants d’avoir trahi la cause palestinienne en établissant des rapports diplomatiques avec  Israël. Ce dernier pays risque donc de perdre un allié important et se retrouver à nouveau pris en étau  entre
la Syrie, la nouvelle Egypte et le Hisboullah du Liban lequel n’est autre qu’un camp avancé de l’Iran des Mollahs. Quand on pense que les autres pays arabes de la région (Jordanie et pays du Golf risqueraient à leur tour de réviser leur attitude vis-à-vis d’Israël), quand on sait que l’Egypte a une frontière avec Gaza qui permettrait tous les genres de trafic (d’armes notamment), on n’hésiterait pas une seconde à dire que le gouvernement de Netannyahou  se trouve désormais dans une situation bien délicate. 

   Les autorités de Tel Avive regretteraient-elles à l’avenir d’avoir trop tergiversé et exagéré dans leurs tractations pour la conclusion d’un accord définitif avec les Palestiniens à un moment où toutes les conditions leur étaient favorables ? Israël a-t-il loupé le coche ? Les Etats-Unis sont-ils encore en mesure de dominer la situation ? Seul l’avenir nous le dira.

   Le monde entier suivra avec intérêt et circonspection  l’évolution de la situation dans cette région multi religieuse,  connue depuis l’éternité pour être une zone de trouble et de perturbations incessantes. 

 

                                              Mohamed  BOUHOUCH 

 

                                           

 

                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 

 

 

                        

 

 

L’AVENIR DU REGIME EGYPTIEN:Quel impact sur le processus de paix au Proche Orient ?

7 mars 2011

    

 

     Après
la Tunisie c’est aujourd’hui  au  tour de l’Egypte de se soulever. Depuis le mercredi 26 janvier 2011 la jeunesse égyptienne est sortie de sa réserve, décidant ainsi de braver le destin et d’affronter avec courage et détermination les forces d’une administration dictatoriale qui l’étouffe depuis trente ans. Certes, l’institution militaire égyptienne ne sera pas aussi facile à abattre que le régime tunisien. Mais y a- t il au monde une force capable de venir à bout et d’anéantir éternellement la volonté d’un peuple et de le  priver de ses droits les plus élémentaires ?

      Les régimes institués par Sadate et son successeur Moubarak sont-ils réellement une continuité de cette révolution historique menée après l’abolition en juillet 1952 de la royauté par tout un peuple enthousiaste, engagé derrière le Grand Jamal Abdennacer ? Non ! Le peuple égyptien qui compte aujourd’hui plus de quatre vingt millions d’habitants a été frustré, muselé et soumis à la domination d’un régime militaire appuyé sur une administration collaborante corrompue. C’est là une vérité que personne ne peut plus nier.         

                    L’EGYPTE VIT AUJOURD’HUI 

               UN TOURNANT HISTORIQUE. 

     Il est certain  que cette révolte égyptienne pour ne pas dire REVOLUTION constitue un point de non retour. Que les autorités parviennent ou non à rétablir l’ordre, les Egyptiens, toutes couches confondues,  se projettent déjà sur l’avenir et rêvent à ce que sera le pays de l’après Moubarak. L’actuel président et son gouvernement, n’ont par conséquent, aucune chance de perdurer.

      LEgypte a encore beaucoup de choses à faire sur les plans économique et social. Le chômage et la misère restent toujours dominants dans plusieurs régions du pays et même dans la capitale Le Caire. Pourtant l’élite égyptienne est parmi les plus développées du monde arabe sur le plan intellectuel. Le potentiel économique du pays (canal de Suez, tourisme, agriculture, industrie, une main d’œuvre abondante et pas chère, etc.…) est assez important pour permettre un décollage voire un développement à la japonaise.

      Plusieurs études et documents montrent malheureusement que plus de la moitié des habitants de ce pays du Nil vivent avec moins de deux dollars par jour. Néanmoins il convient de préciser que la colère des Egyptiens n’est pas motivée uniquement par les conditions précaires de leur vie quotidienne mais également et surtout par le rejet d’une politique gouvernementale stupidement inféodée dit-on aux USA. L’opinion de la jeunesse arabe est actuellement partagée entre des courants de gauche et de nationalisme pan arabique, hérités du Nassérisme et des  idéologies islamistes nées des frustrations économiques et sociales d’une grande partie de la population marginalisée et exclue de la vie politique. D’où, pour les deux tendances, une certaine hostilité à l’égard des Etats-Unis,  accusés d’être les protecteurs du régime actuel.

      Pour Washington l’Egypte est un Etat pivot pour la stabilité de la région. Mais contrairement à ce que Obama et Hillary Clinton nous laissent croire, il ne s’agit nullement aujourd’hui de faire des réformes ou d’octroyer quelques «  libertés supplémentaires » pour sauver cet allié stratégique, mais d’opérer plutôt un changement intégral du régime et de la politique suivie jusqu’à présent sur le plan régional notamment.

 

                          QUELLE  PERSPECTIVE  

      POUR
LA REGION PROCHE-ORIENTALE ?                   

     

 

       

  Depuis la visite de  Sadate en Israël en 1978 et le traité signé à Washington le 26 mars 1979 entre les deux pays, l’Egypte est devenue une pièce maîtresse dans le processus de paix du Proche orient.
La SORTIE du Caire de ce conflit régional a terriblement affaibli le camp arabe. Rappelons à ce sujet que le pays des Pyramides est resté plusieurs années exclu de la ligue des Etats arabes.

   La chute du régime Moubarak entraînerait indubitablement une volte face de l’Egypte quant à ses rapports avec Israël et l’Amérique. Selon la plupart des observateurs la nouvelle équipe dirigeante dénoncerait dès les premiers jours les traités et accorts passés avec l’Etat hébreu par l’ancien régime. La jeunesse arabe n’a en effet jamais pardonné aux dirigeants d’avoir trahi la cause palestinienne en établissant des rapports diplomatiques avec  Israël. Ce dernier pays risque donc de perdre un allié important et se retrouver à nouveau pris en étau  entre
la Syrie, la nouvelle Egypte et le Hisboullah du Liban lequel n’est autre qu’un camp avancé de l’Iran des Mollahs. Quand on pense que les autres pays arabes de la région (Jordanie et pays du Golf risqueraient à leur tour de réviser leur attitude vis-à-vis d’Israël), quand on sait que l’Egypte a une frontière avec Gaza qui permettrait tous les genres de trafic (d’armes notamment), on n’hésiterait pas une seconde à dire que le gouvernement de Netannyahou  se trouve désormais dans une situation bien délicate. 

   Les autorités de Tel Avive regretteraient-elles à l’avenir d’avoir trop tergiversé et exagéré dans leurs tractations pour la conclusion d’un accord définitif avec les Palestiniens à un moment où toutes les conditions leur étaient favorables ? Israël a-t-il loupé le coche ? Les Etats-Unis sont-ils encore en mesure de dominer la situation ? Seul l’avenir nous le dira.

   Le monde entier suivra avec intérêt et circonspection  l’évolution de la situation dans cette région multi religieuse,  connue depuis l’éternité pour être une zone de trouble et de perturbations incessantes. 

 

                                              Mohamed  BOUHOUCH 

 

                                           

 

                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 

 

 

                        

 

 

LA TUNISIE DE L’APRES BEN ALI

7 mars 2011

                 

    Les événements qu’a connus
la Tunisie ces derniers jours ne cessent de soulever les commentaires les plus divers. Pour certains il s’agit là de la première révolution dans un pays arabe. Pour d’autres c’est un MAI 68 maghrébin susceptible de servir d’exemple aux régimes voisins voire à plusieurs autres états arabes. Mais ne faut-il pas d’abord attendre la suite des événements avant de se lancer trop hâtivement dans l’analyse et la portée d’une conjoncture aux développements encore incertains ?

    L’Egypte a connu plusieurs fois des manifestations de rue aussi  sanglantes et beaucoup plus importantes et pourtant le président Moubarak ne s’est pas enfui comme Ben Ali. Casablanca a vécu dans les années soixante de chaudes journées d’émeutes. Cela n’avait pas  changé pour autant le destin du régime marocain.

    Plus récemment encore en Algérie des manifestations succèdent les unes aux autres. Elles ont les mêmes causes et les mêmes motivations que celles de
la Tunisie, à savoir la dictature de dirigeants impopulaires, la cherté de la vie, la corruption et les détournements des richesses nationales au profit d’une minorité de malfrats. Et pourtant Bouteflika et ses généraux sont  toujours là.

    Si le président Ben Ali est tombé c’est qu’il a été lâché par les hommes forts de son armée. Les militaires qui n’ont rien entrepris pour mater l’insurrection ont du certainement conseiller pour ne pas dire imposer au président de partir…Leurs services de renseignement ne devaient pas certes ignorer  le degré d’impopularité atteint ces derniers temps par le chef de l’Etat et toutes les rumeurs qui circulaient parmi les intellectuels et les jeunes au sujet des malversations commises par la première dame de
la Tunisie et les membres de la  famille Trabelsi.                                            

               QUEL AVENIR POUR CE « MAI 68 MAGHREBIN » ?          

     Le régime de Ben Ali est tombé. Une partie des Tunisiens crient victoire et entrevoient l’avenir avec optimisme. Pour la jeunesse la chute du « dictateur » va ouvrir de nouveaux horizons et permettre enfin l’institution d’un régime démocratique. Pour beaucoup de Tunisiens plus prudents et surtout plus réalistes, l’avenir du pays reste très incertain. Le départ de Ben Ali va entraîner le retour sur la scène politique nationale de tous les ténors de l’opposition avec pour chacun d’eux une vision différente quant à la forme de cette IIIe République. Si Ahmed Chebbi, Moustafa Jaafar,et Ahmed Ibrahim, respectivement chefs des partis : démocratique progressiste, Forum pour le travail et la liberté et Ettajdid, ont accepté de participer au nouveau gouvernement, il n’en est pas de même pour Moncef Marzouki leader du Congrès pour
la République qui a qualifié la nouvelle équipe gouvernementale de mascarade et Hamma Hammami chef du parti communiste tunisien qui a tout simplement refusé de reconnaître le nouveau gouvernement qui comprend en son sein six ministres de l’ancien régime. Radhia Nasraoui, militante des Droits de l’homme, considère quant à elle que ce nouveau cabinet est illégitime.

      Il est donc aisé de constater qu’après moins de vingt quatre heures de sa formation le nouveau gouvernement Ghannouchi est déjà rejeté par une grande partie de la classe politique tunisienne. Cette situation laisse deviner que les prochaines élections si jamais elles sont organisées, donneront lieu à une mosaïque de petits partis politiques et groupes sociaux très difficiles à s’entendre pour former une coalition gouvernementale susceptible d’assurer une stabilité politique durable.

     Il est donc fort à craindre de voir le pays basculer dans une situation incontrôlable qui pourrait être exploitée par les Islamistes ou amener les militaires à s’emparer du pouvoir. Le monde entier attend  avec impatience et curiosité ce qui va se passer en Tunisie au cours des prochains mois. Le temps va par conséquent nous apprendre si les Tunisiens se comporteront en peuple mûr, apte à cohabiter dans un régime démocratique ou nous montrer au contraire que leur «  Intifada » n’est qu’un feu de paille, provoqué par la colère passagère d’une jeunesse désabusée par les injustices et la corruption de l’ancienne administration. 

    Disons enfin que la situation précaire qui prévaut au Liban, en Irak et entre les différentes fractions palestiniennes, nous fournit le meilleur exemple quant au peu de chance d’instituer dans un Etat arabe quelconque, un régime démocratique stable.

                                                           Mohamed  BOUHOUCH 

       

                           

JEUNESSE MUSULMANE ET AL QAÏDA

4 décembre 2010

          

          La Qaïda est une émergence de l’organisation  Maktab al-khadamât al moujahidines al arabes (bureau de services des combattants arabes), constituée à l’origine par le docteur Abdullah Yusuf Azzam (1941-1989) pendant la première guerre afghane. D’origine palestinienne A.Y. Azzam a rejoint les rangs des Moujahidines et s’est occupé principalement de la collecte et de l’acheminement des capitaux nécessaires au financement du Jihad contre l’occupation soviétique, ainsi que du recrutement de par le monde de combattants et de leur entraînement au maniement des armes et aux méthodes de guérilla. 
          Le cheik Azzam membre influent des Frères Musulmans fut le professeur et le maître à penser d’Oussama Ben Laden lequel allait lui succéder à la tête de l’organisation en 1989 après son assassinat dans l’explosion d’une bombe.

          De la libération de l’Afghanistan à la libération du monde

       Sorti auréolé de la guerre contre l’Union Soviétique, Oussama Ben Laden s’est tout simplement cru investi d’une mission divine, celle de libérer le monde arabe de ce qu’il appelle le joug de l’Occident, d’installer des régimes islamiques dans tous les pays à majorité musulmane et de rétablir le Califat.
       Il faut dire que les discours de Ben Laden diffusés de temps en temps à la télévision d’al Jaazéra rallument et entretiennent la flamme de la haine ressentie contre les Etats-Unis et les anciens pays colonisateurs, la France et la Grande Bretagne notamment. Tous les thèmes développés par OUSSAMA laissent ou risquent de laisser un impact certain sur les esprits des jeunes musulmans et notamment les intellectuels parmi eux. Ben Laden parle souvent  de l’exploitation et du pillage des richesses arabes et africaines par les grandes puissances, de la protection par  l’Occident de quelques chefs d’Etat du Moyen Orient impopulaires, maintenus au pouvoir contre la volonté de leurs peuples, du soutien inconditionnel et de l’armement d’Israël, un petit Etat, dit-il, qui défie tous les pays voisins et annexe impunément des parties importantes de leurs territoires, sous le regard impuissant des pays de l’Occident et avec le soutien des USA qui lui fournissent des armes et le protège avec ses veto. Les discours enflammés d’Oussama abordent sans cesse  la misère et le chômage qui sévissent dans les pays du Tiers monde,ainsi que la guerre injuste faite à tous les régimes islamiques qui refusent de se soumettre à l’hégémonie américaine.
     L’organisation de Ben Laden ne se contente pas de faire de la propagande contre l’Occident mais prêche sans cesse le devoir pour tous les Musulmans, sans exception, de participer à la guerre sainte menée contre les ennemis de l’Islam, une guerre de libération contre l’exploitation occidentale et ce, par tous les moyens tels les discours d’endoctrinement dans les lieux de prière et les cercles fermés de certaines sectes religieuses ainsi que la collecte de fonds  Les jeunes gens quant à eux, recrutés et formés dans les bases secrètes de l’organisation, constitueront une réserve d’auteurs d’attentats suicides, de poseurs de bombes ou de chauffeurs de véhicules piégés. Pour les volontaires de ces actes Ben Laden promet le séjour éternel au Paradis.
     La Jeunesse musulmane commence à se rendre compte
                        Des chimères de Ben Laden

          Vouloir changer tous les régimes actuels des pays arabes, supprimer les frontières de tous les pays musulmans pour instituer un grand califat, vouloir détruire les Etats-Unis d’Amérique et effacer Israël de la carte du monde, tout cela relève en effet, selon presque tous les observateurs, de la pure chimère, pour ne pas dire tout simplement  de la folie.
           Le nombre des attentats et actes criminels perpétrés ces dernières années par les adeptes de la Qaïda avec les milliers de morts innocents qui en ont été les victimes dans divers pays de par le monde, sont aujourd’hui condamnés sur toute l’étendue de la planète. Beaucoup de jeunes musulmans hier encore acquis aux idées et théories d’Oussama Ben Laden ont pris du recul, convaincus que le projet de leur idole est tout simplement utopique et par conséquent irréalisable.  
          Selon la totalité des Ouléma et juristes du monde musulman Ben Laden n’a aucune qualité ou  légitimité pour légiférer en matière religieuse et encore moins pour s’introniser en qualité de guide suprême et censeur des normes religieuses et des relations internationales. Les actes et déclarations de cet homme fanatique et sanguinaire soulèvent l’indignation du monde civilisé et sont de nature à jeter l’opprobre sur l’ensemble des Musulmans et à discréditer leur religion.
  – Sheikh Gamal Qutb, grand mufti d’Al Azhar du Caire se référant aux incitations de Ben Laden à la violence, recommande à la jeunesse musulmane de ne pas «  laisser leur âme succomber à des invocations et fatwas qui les entraînent sur un chemin obscur et non pas au Paradis ». Qutb explique que le meurtre d’innocents qu’ils soient musulmans ou non, est prohibé selon le consensus des oulémas et les sheikhs de l’Islam «  parce qu’il viole le caractère sacré du sang que Dieu interdit de répandre ». 
  – Pour Sheikh Khaled al Jundi, docteur de l’Université d’al Azhar « les
fatwas de la Qaïda n’ont aucune justification légitime dans l’Islam. Le malheur ajoute-t-il, est que les jeunes tirent des informations et des fatwas de l’Internet sans en vérifier la validité auprès des autorités religieuses ». Il conseille donc aux jeunes qui veulent changer les choses dans leurs pays de le faire « par la connaissance et non pas par la violence »
  -Sheikh Salaman Ibn Fahd Al Aouda impute au chef d’al Qaïda « l’effusion du sang d’innocents dont des vieillards et des enfants » et s’est interrogé sur « les gains obtenus  des actes de violence perpétrés par la Qaïda depuis le 11 septembre 2001. » 
   -Sheikh Adama Hema va jusqu à proclamer tout haut que Ben Laden n’est pas musulman.    
      Dans le monde arabe en général (milieux  religieux, politiques, intellectuels et médiatiques) personne aujourd’hui ne croit plus que Ben Laden et ses acolytes puissent un jour obtenir un succès quelconque pour leur théorie. Il est en effet aisé de constater au sein de la société arabe le rejet de plus en plus marqué de l’ Organisation Al Qaïda et son échec à rallier à sa cause une grande partie de la jeunesse musulmane. La plupart des observateurs prédisent d’ailleurs que le cercle de ses fervents disciples se rétrécira sans cesse avec le temps et finira par l’isoler complètement au sein de la communauté islamique.
      Pour ce qui est enfin des régimes des pays arabes, les jeunes ressortissants de ces pays, considèrent qu’ils n’ont nul besoin des fetwas et des voitures piégées de Ben Laden pour faire leur révolution et instituer des démocraties.

                   La part de responsabilité de l’Occident

     Nous avons dit plus haut que les discours de Ben Laden abordent toujours  des thèmes très sensibles qui trouvent des oreilles attentives au sein de la communauté musulmane. Eh ! Bien il n’y a plus personne au monde arabe qui croit encore aux raisons évoquées par les USA pour envahir l’Irak et tuer des milliers d’innocents. Saddam Hossein ne constituait une menace  que pour les intérêts économiques et stratégiques américains et dans une moindre mesure pour la sécurité de leur allié Israël. Le régime irakien n’était pas plus absolu ni plus armé que ses autres voisins arabes. Cette histoire d’armes de destruction massive inventée par les Etats-Unis et l’Angleterre pour attaquer l’Irak n’a jamais convaincu personne. 
    Aujourd’hui encore y a t- il  un seul jeune musulman dans le monde qui pense que l’Iran constitue un danger quelconque pour le Moyen Orient ? Non, absolument pas. La vérité est que la seule préoccupation des Américains est d’empêcher qu’il y ait dans la région un pays arabe ou musulman qui échappe à son hégémonie ou qui cherche à posséder des armes dissuasives. Chose qui constituerait une menace pour ISRAËL, l’allié stratégique  des USA. Pour Washington un pays ami est un pays soumis, coopérant et ne constituant pas un danger pour Tel Aviv. Disons enfin que la Qaïda aura encore et toujours des sympathisants tant que la partie Est de Jérusalem avec la mosquée d’Al Qods restera sous occupation israélienne. 

                                                                   Mohamed BOUHOUCH   

                                              
             

           

Y AURA-T-IL DES PRIMAIRES A L’UMP POUR 2012 ?

9 novembre 2010

 

 

    A un moment où les différents partis politiques français commencent à  penser à l’échéance présidentielle, voire à organiser leurs rangs en vue du choix et de l’élection du futur président, de profondes divergences apparaissent aujourd’hui au sein de l’UMP, laissant ainsi planer des incertitudes pour ne pas dire des craintes quant aux chances de succès du candidat de l’actuelle majorité en 2012.   

     Le parti socialiste semble avoir bien compris la nécessité de rassembler ses différentes tendances et de délimiter les éventuelles candidatures à la présidentielle à deux personnalités du PS à savoir Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry, lesquels seront départagés par le vote des militants du parti. Bien sûr, ni Ségolène Royal ni François Hollande et bien d’autres encore n’ont dit leur dernier mot, mais tout laisse croire que les différents chefs de file de ce groupement sont plus que jamais conscients que la condition essentielle de leur succès aux futures élections présidentielles réside dans leur unité et la fédération de toutes les forces et organisations de gauche derrière une seule et même personne. Etant donné la crise que traverse actuellement
la France comme d’ailleurs un grand nombre de pays de par le monde, les Socialistes savent que c’est peut-être l’occasion à ne pas rater pour revenir au pouvoir. On comprend dès lors toute la pression maintenue depuis un certain temps sur le président Sarkozy et le gouvernement. La cote de popularité du président et du premier ministre n’a jamais été aussi basse : 26% pour Sarkozy et 35% pour François Fillon.

     Certes et comme nous l’avons écrit plusieurs fois,  beaucoup de Français éprouvent encore de l’estime  pour Nicolas Sarkozy, un président qui a su dit-on, conquérir une grande renommée et  popularité en dehors de

la France. Personne ne peut en effet nier, n’en déplaise à ses détracteurs, qu’il s’impose de par ses idées et ses prises de position à l’occasion des  rencontres des chefs d’Etat européens. Mais en démocratie il y a toujours une opposition ; et le rôle de cette opposition est de chercher par tous les moyens à maquiller la réalité, à négliger sinon à minimiser le bilan positif du gouvernement pour ne retenir et mettre en valeur que ce qu’elle considère comme étant des mauvaises décisions. Chirac, même parti de l’Elysée, fait encore aujourd’hui l’objet d’attaques et de critiques. Même De Gaulle, le grand homme de
la Libération n’a pas échappé à la hargne de l’opposition et fut astreint de s’éclipser après les événements de Mai 68.

    On a l’impression que la majorité actuelle semble oublier tout cela. L’UMP est de plus en plus critiquée et désavouée au sein même de ses propres militants et sympathisants. On parle de fêlure et de mésentente en sourdine. Personne n’ignore plus l’attitude quelque peu distante de certains cadres influents du parti, autrefois très actifs et très motivés, tels Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin ou encore Edouard Balladur. Que deviennent certains anciens ministres de la droite jadis très actifs, tels Alain Madelin, Philippe Douste Blazy ? Il paraît que Sarkozy n’est plus entouré que par des béni-oui-oui, des « ministres fonctionnaires », des inconditionnels et des « soumis » qui se contentent d’appliquer sans discuter les ordres et instructions de leur patron. On parle également d’un certain malaise au sein des députés de la majorité dont quelques uns commencent à douter de la politique suivie par le Président. Mais ils n’osent semble-t-il, en discuter qu’en privé…Pour tous les hommes politiques François Bayrou est un dirigeant de
la Droite française (Centre droit). Dominique de Villepin a été premier ministre de Jacques Chirac. Alors pourquoi aujourd’hui,se demande-t-on, ces deux hommes font-ils cavaliers seuls et deviennent des ennemis du chef de l’Etat qui n’est autre que le patron de la majorité de droite, une famille à laquelle les deux cadres précités sont censés appartenir.

     Le rôle du président n’est-il pas justement de rassembler toutes les tendances, toutes les ramifications de sa famille politique ? N’est-il pas de son devoir d’écouter tous les sons de cloche des différents groupements qui constituent ou doivent constituer la majorité ? Comment peut-il prétendre être l’émanation de toute la droite si un grand nombre de dirigeants de son clan désapprouvent ses choix et ses décisions ?

    Comme nous le disions au début de cet article, au moment où la gauche se rassemble et essaie de rapprocher les positions de toutes ses composantes, la droite se déchire et s’effrite. Alors doit-on donner raison à Dominique de Villepin qui a fait cette sortie virulente à l’égard du présidant de la république en déclarant que Sarkozy était actuellement «  un des problèmes de
la France ». Je pense que l’ex premier ministre voulait dire « un des problèmes de la droite ». Selon le Figaro, l’UMP s’emploie actuellement à marginaliser de Villepin. Pour l’Express Bayrou-villepin constituent un couple parfait. Bien entendu contre Sarkozy.

     Les récentes déclarations de l’ex premier ministre de J. Chirac ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours dans la presse française et provoqué un tollé à droite. François Fillon a tout simplement fait un  parallèle avec son setter irlandais taxant de ce fait Villepin de chien fou. Quant au chef de l’Etat il a selon Le Figaro demandé à ses troupes de ne pas s’occuper de Villepin. Il est,  aurait-t-il ajouté, « devenu fou» D’où la nécessité de minorer à l’avenir toutes ses déclarations et de lui faire le coup du mépris. On peut tout simplement dire que le torchon brûle dans les camps de la droite, chose qui est loin d’augurer un quelconque succès en 2012.

    Que deviennent alors dans ces conditions les chances du futur candidat de la droite, surtout s’il s’agit de Sarkozy lui-même ?

    Si la haine est un sentiment très fréquent en politique, elle risque malheureusement de nuire aux personnes même qui l’éprouvent et se laissent dominer par l’envie de détruire, par tous les moyens, toutes les personnes qui osent s’écarter de leur sillage. Pour Alphonse Daudet «  la haine est la colère des faibles ». Les dirigeants de
la Droite française doivent suivre l’exemple de
la Gauche et accepter des élections primaires au sein de l’UMP pour la désignation du futur candidat de la droite. De Villepin, président de
la  République Solidaire, se considère toujours comme étant membre fondateur de l’UMP. Dans ces conditions il doit accepter le verdict des militants de ce parti quant à une éventuelle présentation à l’élection présidentielle. Et s’il n’est pas désigné, son devoir est de se retirer de la compétition et d’appuyer sans réserve le candidat choisi, quel qu’il soit. Il en est de même pour Sarkozy. C’est ça la démocratie.

 

                                              Mohamed  BOUHOUCH 

        

       

POUR LA GAUCHE FRANCAISE, cette fois-ci c’est raté.

29 octobre 2010

         Pour
la Gauche française
 : Cette fois-ci c’est raté… 

 

    La loi sur la réforme des retraites est passée. La chambre des Représentants et le Sénat l’ont votée. La mobilisation générale des forces de gauche n’a donc pas réussi à faire reculer le gouvernement. Pourtant rien n’a été laissé de coté ou négligé pour faire pression sur le pouvoir et faire plier le président Sarkozy. La fermeture des raffineries, la grève des salariés de la plupart des entreprises vitales du pays (transports terrestres, aériens), le blocage du port de Marseille, la grève des éboueurs, l’incitation des adolescents à descendre dans la rue, l’encouragement d’une horde de voyous qui ont saccagé des magasins de commerce et causé des dégâts importants aux propriétés des citoyens. Bref une folle mobilisation d’un certain nombre de personnes acquises aux conceptions politiques de la gauche et toujours prêtes à descendre dans la rue et à répondre aux mots d’ordre de leurs manipulateurs. 

     Certes la loi est maintenant votée, d’où la grande déception de cette gauche qui ne cache plus son désarroi et sa rage de vengeance. Hier, 28 octobre Madame Aubry très affligée et presque aux larmes disait à propos de Sarkozy qu’ « on est pas le président de quelques uns contre tous les autres ». Ces paroles sont vraiment insensées et ridicules. Cette dame oublie que monsieur Sarkozy est l’élu de la majorité des Français et que c’est plutôt elle qui ne représente que « quelques uns ». 

   Le même jour et à quelques heures d’intervalle, les dirigeants syndicaux donnaient libre cours à une colère qu’ils n’arrivaient plus à maîtriser. François Chérèque (CFDT) martelait à grands cris que  la promulgation de la loi «  conduira à d’autres formes d’actions syndicales ». Son collègue Jean-Claude Mailly appelait quant à lui à ne pas « baisser les bras ». 

    Que signifie tout cela ?  Eh ! Bien tout simplement que la gauche éprouve une profonde amertume après son échec de faire retirer le projet de la loi de la réforme des retraites. Un échec qu’aucun dirigeant de gauche n’arrive avaler. En novembre 1995 à la suite du vaste mouvement social déclenché par les Socialistes et leurs acolytes dans l’ensemble du pays à la suite de la présentation par le gouvernement d’Alain Juppé du projet de réforme de la sécurité sociale, le pouvoir avait cédé. Le premier ministre fut contraint sous «  la pression sociale » de renoncer à son projet. 

     En avril 2006 Dominique de Villepin fut à son tour acculé à abandonner son projet de contrat de première embauche (CPE). Maryse Dumas secrétaire confédérale de
la CGT qualifia alors ce retrait de « succès de l’action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens ainsi que de l’unité nationale. ». On remarque ainsi que la gauche utilise toujours les mêmes scénarios, le même style et la même manière d’opérer  pour contrer l’action des gouvernements de droite : mobilisation des salariés, appel aux étudiants et lycéens et occupation de la rue. Mais cette fois-ci ça n’a pas marché ! Pour la simple raison que Sarkozy n’est pas Chirac…Cette fois la gauche s’est trouvée en face d’un roc, une montagne infranchissable, bref face à un véritable chef d’Etat, plus tenace et plus décidé que tous les dirigeants de gauche réunis. Notons toutefois qu’il y a un grand perdant dans tout cela qui n’est autre que le pays,

la France. Les derniers événements laisseront en effet au gouvernement une facture très salée qui se chiffrerait à plusieurs centaines de millions d’euros de perte. CELA FAIT-IL PARTIE DES BUTS VISES PAR L’OPPOSITION ? Certainement.    

                              

                                                             Mohamed  BOUHOUCH 

 

 

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