L’AVENIR DU REGIME EGYPTIEN:Quel impact sur le processus de paix au Proche Orient ?

7 mars 2011

    

 

     Après
la Tunisie c’est aujourd’hui  au  tour de l’Egypte de se soulever. Depuis le mercredi 26 janvier 2011 la jeunesse égyptienne est sortie de sa réserve, décidant ainsi de braver le destin et d’affronter avec courage et détermination les forces d’une administration dictatoriale qui l’étouffe depuis trente ans. Certes, l’institution militaire égyptienne ne sera pas aussi facile à abattre que le régime tunisien. Mais y a- t il au monde une force capable de venir à bout et d’anéantir éternellement la volonté d’un peuple et de le  priver de ses droits les plus élémentaires ?

      Les régimes institués par Sadate et son successeur Moubarak sont-ils réellement une continuité de cette révolution historique menée après l’abolition en juillet 1952 de la royauté par tout un peuple enthousiaste, engagé derrière le Grand Jamal Abdennacer ? Non ! Le peuple égyptien qui compte aujourd’hui plus de quatre vingt millions d’habitants a été frustré, muselé et soumis à la domination d’un régime militaire appuyé sur une administration collaborante corrompue. C’est là une vérité que personne ne peut plus nier.         

                    L’EGYPTE VIT AUJOURD’HUI 

               UN TOURNANT HISTORIQUE. 

     Il est certain  que cette révolte égyptienne pour ne pas dire REVOLUTION constitue un point de non retour. Que les autorités parviennent ou non à rétablir l’ordre, les Egyptiens, toutes couches confondues,  se projettent déjà sur l’avenir et rêvent à ce que sera le pays de l’après Moubarak. L’actuel président et son gouvernement, n’ont par conséquent, aucune chance de perdurer.

      LEgypte a encore beaucoup de choses à faire sur les plans économique et social. Le chômage et la misère restent toujours dominants dans plusieurs régions du pays et même dans la capitale Le Caire. Pourtant l’élite égyptienne est parmi les plus développées du monde arabe sur le plan intellectuel. Le potentiel économique du pays (canal de Suez, tourisme, agriculture, industrie, une main d’œuvre abondante et pas chère, etc.…) est assez important pour permettre un décollage voire un développement à la japonaise.

      Plusieurs études et documents montrent malheureusement que plus de la moitié des habitants de ce pays du Nil vivent avec moins de deux dollars par jour. Néanmoins il convient de préciser que la colère des Egyptiens n’est pas motivée uniquement par les conditions précaires de leur vie quotidienne mais également et surtout par le rejet d’une politique gouvernementale stupidement inféodée dit-on aux USA. L’opinion de la jeunesse arabe est actuellement partagée entre des courants de gauche et de nationalisme pan arabique, hérités du Nassérisme et des  idéologies islamistes nées des frustrations économiques et sociales d’une grande partie de la population marginalisée et exclue de la vie politique. D’où, pour les deux tendances, une certaine hostilité à l’égard des Etats-Unis,  accusés d’être les protecteurs du régime actuel.

      Pour Washington l’Egypte est un Etat pivot pour la stabilité de la région. Mais contrairement à ce que Obama et Hillary Clinton nous laissent croire, il ne s’agit nullement aujourd’hui de faire des réformes ou d’octroyer quelques «  libertés supplémentaires » pour sauver cet allié stratégique, mais d’opérer plutôt un changement intégral du régime et de la politique suivie jusqu’à présent sur le plan régional notamment.

 

                          QUELLE  PERSPECTIVE  

      POUR
LA REGION PROCHE-ORIENTALE ?                   

     

 

       

  Depuis la visite de  Sadate en Israël en 1978 et le traité signé à Washington le 26 mars 1979 entre les deux pays, l’Egypte est devenue une pièce maîtresse dans le processus de paix du Proche orient.
La SORTIE du Caire de ce conflit régional a terriblement affaibli le camp arabe. Rappelons à ce sujet que le pays des Pyramides est resté plusieurs années exclu de la ligue des Etats arabes.

   La chute du régime Moubarak entraînerait indubitablement une volte face de l’Egypte quant à ses rapports avec Israël et l’Amérique. Selon la plupart des observateurs la nouvelle équipe dirigeante dénoncerait dès les premiers jours les traités et accorts passés avec l’Etat hébreu par l’ancien régime. La jeunesse arabe n’a en effet jamais pardonné aux dirigeants d’avoir trahi la cause palestinienne en établissant des rapports diplomatiques avec  Israël. Ce dernier pays risque donc de perdre un allié important et se retrouver à nouveau pris en étau  entre
la Syrie, la nouvelle Egypte et le Hisboullah du Liban lequel n’est autre qu’un camp avancé de l’Iran des Mollahs. Quand on pense que les autres pays arabes de la région (Jordanie et pays du Golf risqueraient à leur tour de réviser leur attitude vis-à-vis d’Israël), quand on sait que l’Egypte a une frontière avec Gaza qui permettrait tous les genres de trafic (d’armes notamment), on n’hésiterait pas une seconde à dire que le gouvernement de Netannyahou  se trouve désormais dans une situation bien délicate. 

   Les autorités de Tel Avive regretteraient-elles à l’avenir d’avoir trop tergiversé et exagéré dans leurs tractations pour la conclusion d’un accord définitif avec les Palestiniens à un moment où toutes les conditions leur étaient favorables ? Israël a-t-il loupé le coche ? Les Etats-Unis sont-ils encore en mesure de dominer la situation ? Seul l’avenir nous le dira.

   Le monde entier suivra avec intérêt et circonspection  l’évolution de la situation dans cette région multi religieuse,  connue depuis l’éternité pour être une zone de trouble et de perturbations incessantes. 

 

                                              Mohamed  BOUHOUCH 

 

                                           

 

                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                     

 

 

 

                        

 

 

LA TUNISIE DE L’APRES BEN ALI

7 mars 2011

                 

    Les événements qu’a connus
la Tunisie ces derniers jours ne cessent de soulever les commentaires les plus divers. Pour certains il s’agit là de la première révolution dans un pays arabe. Pour d’autres c’est un MAI 68 maghrébin susceptible de servir d’exemple aux régimes voisins voire à plusieurs autres états arabes. Mais ne faut-il pas d’abord attendre la suite des événements avant de se lancer trop hâtivement dans l’analyse et la portée d’une conjoncture aux développements encore incertains ?

    L’Egypte a connu plusieurs fois des manifestations de rue aussi  sanglantes et beaucoup plus importantes et pourtant le président Moubarak ne s’est pas enfui comme Ben Ali. Casablanca a vécu dans les années soixante de chaudes journées d’émeutes. Cela n’avait pas  changé pour autant le destin du régime marocain.

    Plus récemment encore en Algérie des manifestations succèdent les unes aux autres. Elles ont les mêmes causes et les mêmes motivations que celles de
la Tunisie, à savoir la dictature de dirigeants impopulaires, la cherté de la vie, la corruption et les détournements des richesses nationales au profit d’une minorité de malfrats. Et pourtant Bouteflika et ses généraux sont  toujours là.

    Si le président Ben Ali est tombé c’est qu’il a été lâché par les hommes forts de son armée. Les militaires qui n’ont rien entrepris pour mater l’insurrection ont du certainement conseiller pour ne pas dire imposer au président de partir…Leurs services de renseignement ne devaient pas certes ignorer  le degré d’impopularité atteint ces derniers temps par le chef de l’Etat et toutes les rumeurs qui circulaient parmi les intellectuels et les jeunes au sujet des malversations commises par la première dame de
la Tunisie et les membres de la  famille Trabelsi.                                            

               QUEL AVENIR POUR CE « MAI 68 MAGHREBIN » ?          

     Le régime de Ben Ali est tombé. Une partie des Tunisiens crient victoire et entrevoient l’avenir avec optimisme. Pour la jeunesse la chute du « dictateur » va ouvrir de nouveaux horizons et permettre enfin l’institution d’un régime démocratique. Pour beaucoup de Tunisiens plus prudents et surtout plus réalistes, l’avenir du pays reste très incertain. Le départ de Ben Ali va entraîner le retour sur la scène politique nationale de tous les ténors de l’opposition avec pour chacun d’eux une vision différente quant à la forme de cette IIIe République. Si Ahmed Chebbi, Moustafa Jaafar,et Ahmed Ibrahim, respectivement chefs des partis : démocratique progressiste, Forum pour le travail et la liberté et Ettajdid, ont accepté de participer au nouveau gouvernement, il n’en est pas de même pour Moncef Marzouki leader du Congrès pour
la République qui a qualifié la nouvelle équipe gouvernementale de mascarade et Hamma Hammami chef du parti communiste tunisien qui a tout simplement refusé de reconnaître le nouveau gouvernement qui comprend en son sein six ministres de l’ancien régime. Radhia Nasraoui, militante des Droits de l’homme, considère quant à elle que ce nouveau cabinet est illégitime.

      Il est donc aisé de constater qu’après moins de vingt quatre heures de sa formation le nouveau gouvernement Ghannouchi est déjà rejeté par une grande partie de la classe politique tunisienne. Cette situation laisse deviner que les prochaines élections si jamais elles sont organisées, donneront lieu à une mosaïque de petits partis politiques et groupes sociaux très difficiles à s’entendre pour former une coalition gouvernementale susceptible d’assurer une stabilité politique durable.

     Il est donc fort à craindre de voir le pays basculer dans une situation incontrôlable qui pourrait être exploitée par les Islamistes ou amener les militaires à s’emparer du pouvoir. Le monde entier attend  avec impatience et curiosité ce qui va se passer en Tunisie au cours des prochains mois. Le temps va par conséquent nous apprendre si les Tunisiens se comporteront en peuple mûr, apte à cohabiter dans un régime démocratique ou nous montrer au contraire que leur «  Intifada » n’est qu’un feu de paille, provoqué par la colère passagère d’une jeunesse désabusée par les injustices et la corruption de l’ancienne administration. 

    Disons enfin que la situation précaire qui prévaut au Liban, en Irak et entre les différentes fractions palestiniennes, nous fournit le meilleur exemple quant au peu de chance d’instituer dans un Etat arabe quelconque, un régime démocratique stable.

                                                           Mohamed  BOUHOUCH 

       

                           

JEUNESSE MUSULMANE ET AL QAÏDA

4 décembre 2010

          

          La Qaïda est une émergence de l’organisation  Maktab al-khadamât al moujahidines al arabes (bureau de services des combattants arabes), constituée à l’origine par le docteur Abdullah Yusuf Azzam (1941-1989) pendant la première guerre afghane. D’origine palestinienne A.Y. Azzam a rejoint les rangs des Moujahidines et s’est occupé principalement de la collecte et de l’acheminement des capitaux nécessaires au financement du Jihad contre l’occupation soviétique, ainsi que du recrutement de par le monde de combattants et de leur entraînement au maniement des armes et aux méthodes de guérilla. 
          Le cheik Azzam membre influent des Frères Musulmans fut le professeur et le maître à penser d’Oussama Ben Laden lequel allait lui succéder à la tête de l’organisation en 1989 après son assassinat dans l’explosion d’une bombe.

          De la libération de l’Afghanistan à la libération du monde

       Sorti auréolé de la guerre contre l’Union Soviétique, Oussama Ben Laden s’est tout simplement cru investi d’une mission divine, celle de libérer le monde arabe de ce qu’il appelle le joug de l’Occident, d’installer des régimes islamiques dans tous les pays à majorité musulmane et de rétablir le Califat.
       Il faut dire que les discours de Ben Laden diffusés de temps en temps à la télévision d’al Jaazéra rallument et entretiennent la flamme de la haine ressentie contre les Etats-Unis et les anciens pays colonisateurs, la France et la Grande Bretagne notamment. Tous les thèmes développés par OUSSAMA laissent ou risquent de laisser un impact certain sur les esprits des jeunes musulmans et notamment les intellectuels parmi eux. Ben Laden parle souvent  de l’exploitation et du pillage des richesses arabes et africaines par les grandes puissances, de la protection par  l’Occident de quelques chefs d’Etat du Moyen Orient impopulaires, maintenus au pouvoir contre la volonté de leurs peuples, du soutien inconditionnel et de l’armement d’Israël, un petit Etat, dit-il, qui défie tous les pays voisins et annexe impunément des parties importantes de leurs territoires, sous le regard impuissant des pays de l’Occident et avec le soutien des USA qui lui fournissent des armes et le protège avec ses veto. Les discours enflammés d’Oussama abordent sans cesse  la misère et le chômage qui sévissent dans les pays du Tiers monde,ainsi que la guerre injuste faite à tous les régimes islamiques qui refusent de se soumettre à l’hégémonie américaine.
     L’organisation de Ben Laden ne se contente pas de faire de la propagande contre l’Occident mais prêche sans cesse le devoir pour tous les Musulmans, sans exception, de participer à la guerre sainte menée contre les ennemis de l’Islam, une guerre de libération contre l’exploitation occidentale et ce, par tous les moyens tels les discours d’endoctrinement dans les lieux de prière et les cercles fermés de certaines sectes religieuses ainsi que la collecte de fonds  Les jeunes gens quant à eux, recrutés et formés dans les bases secrètes de l’organisation, constitueront une réserve d’auteurs d’attentats suicides, de poseurs de bombes ou de chauffeurs de véhicules piégés. Pour les volontaires de ces actes Ben Laden promet le séjour éternel au Paradis.
     La Jeunesse musulmane commence à se rendre compte
                        Des chimères de Ben Laden

          Vouloir changer tous les régimes actuels des pays arabes, supprimer les frontières de tous les pays musulmans pour instituer un grand califat, vouloir détruire les Etats-Unis d’Amérique et effacer Israël de la carte du monde, tout cela relève en effet, selon presque tous les observateurs, de la pure chimère, pour ne pas dire tout simplement  de la folie.
           Le nombre des attentats et actes criminels perpétrés ces dernières années par les adeptes de la Qaïda avec les milliers de morts innocents qui en ont été les victimes dans divers pays de par le monde, sont aujourd’hui condamnés sur toute l’étendue de la planète. Beaucoup de jeunes musulmans hier encore acquis aux idées et théories d’Oussama Ben Laden ont pris du recul, convaincus que le projet de leur idole est tout simplement utopique et par conséquent irréalisable.  
          Selon la totalité des Ouléma et juristes du monde musulman Ben Laden n’a aucune qualité ou  légitimité pour légiférer en matière religieuse et encore moins pour s’introniser en qualité de guide suprême et censeur des normes religieuses et des relations internationales. Les actes et déclarations de cet homme fanatique et sanguinaire soulèvent l’indignation du monde civilisé et sont de nature à jeter l’opprobre sur l’ensemble des Musulmans et à discréditer leur religion.
  – Sheikh Gamal Qutb, grand mufti d’Al Azhar du Caire se référant aux incitations de Ben Laden à la violence, recommande à la jeunesse musulmane de ne pas «  laisser leur âme succomber à des invocations et fatwas qui les entraînent sur un chemin obscur et non pas au Paradis ». Qutb explique que le meurtre d’innocents qu’ils soient musulmans ou non, est prohibé selon le consensus des oulémas et les sheikhs de l’Islam «  parce qu’il viole le caractère sacré du sang que Dieu interdit de répandre ». 
  – Pour Sheikh Khaled al Jundi, docteur de l’Université d’al Azhar « les
fatwas de la Qaïda n’ont aucune justification légitime dans l’Islam. Le malheur ajoute-t-il, est que les jeunes tirent des informations et des fatwas de l’Internet sans en vérifier la validité auprès des autorités religieuses ». Il conseille donc aux jeunes qui veulent changer les choses dans leurs pays de le faire « par la connaissance et non pas par la violence »
  -Sheikh Salaman Ibn Fahd Al Aouda impute au chef d’al Qaïda « l’effusion du sang d’innocents dont des vieillards et des enfants » et s’est interrogé sur « les gains obtenus  des actes de violence perpétrés par la Qaïda depuis le 11 septembre 2001. » 
   -Sheikh Adama Hema va jusqu à proclamer tout haut que Ben Laden n’est pas musulman.    
      Dans le monde arabe en général (milieux  religieux, politiques, intellectuels et médiatiques) personne aujourd’hui ne croit plus que Ben Laden et ses acolytes puissent un jour obtenir un succès quelconque pour leur théorie. Il est en effet aisé de constater au sein de la société arabe le rejet de plus en plus marqué de l’ Organisation Al Qaïda et son échec à rallier à sa cause une grande partie de la jeunesse musulmane. La plupart des observateurs prédisent d’ailleurs que le cercle de ses fervents disciples se rétrécira sans cesse avec le temps et finira par l’isoler complètement au sein de la communauté islamique.
      Pour ce qui est enfin des régimes des pays arabes, les jeunes ressortissants de ces pays, considèrent qu’ils n’ont nul besoin des fetwas et des voitures piégées de Ben Laden pour faire leur révolution et instituer des démocraties.

                   La part de responsabilité de l’Occident

     Nous avons dit plus haut que les discours de Ben Laden abordent toujours  des thèmes très sensibles qui trouvent des oreilles attentives au sein de la communauté musulmane. Eh ! Bien il n’y a plus personne au monde arabe qui croit encore aux raisons évoquées par les USA pour envahir l’Irak et tuer des milliers d’innocents. Saddam Hossein ne constituait une menace  que pour les intérêts économiques et stratégiques américains et dans une moindre mesure pour la sécurité de leur allié Israël. Le régime irakien n’était pas plus absolu ni plus armé que ses autres voisins arabes. Cette histoire d’armes de destruction massive inventée par les Etats-Unis et l’Angleterre pour attaquer l’Irak n’a jamais convaincu personne. 
    Aujourd’hui encore y a t- il  un seul jeune musulman dans le monde qui pense que l’Iran constitue un danger quelconque pour le Moyen Orient ? Non, absolument pas. La vérité est que la seule préoccupation des Américains est d’empêcher qu’il y ait dans la région un pays arabe ou musulman qui échappe à son hégémonie ou qui cherche à posséder des armes dissuasives. Chose qui constituerait une menace pour ISRAËL, l’allié stratégique  des USA. Pour Washington un pays ami est un pays soumis, coopérant et ne constituant pas un danger pour Tel Aviv. Disons enfin que la Qaïda aura encore et toujours des sympathisants tant que la partie Est de Jérusalem avec la mosquée d’Al Qods restera sous occupation israélienne. 

                                                                   Mohamed BOUHOUCH   

                                              
             

           

Y AURA-T-IL DES PRIMAIRES A L’UMP POUR 2012 ?

9 novembre 2010

 

 

    A un moment où les différents partis politiques français commencent à  penser à l’échéance présidentielle, voire à organiser leurs rangs en vue du choix et de l’élection du futur président, de profondes divergences apparaissent aujourd’hui au sein de l’UMP, laissant ainsi planer des incertitudes pour ne pas dire des craintes quant aux chances de succès du candidat de l’actuelle majorité en 2012.   

     Le parti socialiste semble avoir bien compris la nécessité de rassembler ses différentes tendances et de délimiter les éventuelles candidatures à la présidentielle à deux personnalités du PS à savoir Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry, lesquels seront départagés par le vote des militants du parti. Bien sûr, ni Ségolène Royal ni François Hollande et bien d’autres encore n’ont dit leur dernier mot, mais tout laisse croire que les différents chefs de file de ce groupement sont plus que jamais conscients que la condition essentielle de leur succès aux futures élections présidentielles réside dans leur unité et la fédération de toutes les forces et organisations de gauche derrière une seule et même personne. Etant donné la crise que traverse actuellement
la France comme d’ailleurs un grand nombre de pays de par le monde, les Socialistes savent que c’est peut-être l’occasion à ne pas rater pour revenir au pouvoir. On comprend dès lors toute la pression maintenue depuis un certain temps sur le président Sarkozy et le gouvernement. La cote de popularité du président et du premier ministre n’a jamais été aussi basse : 26% pour Sarkozy et 35% pour François Fillon.

     Certes et comme nous l’avons écrit plusieurs fois,  beaucoup de Français éprouvent encore de l’estime  pour Nicolas Sarkozy, un président qui a su dit-on, conquérir une grande renommée et  popularité en dehors de

la France. Personne ne peut en effet nier, n’en déplaise à ses détracteurs, qu’il s’impose de par ses idées et ses prises de position à l’occasion des  rencontres des chefs d’Etat européens. Mais en démocratie il y a toujours une opposition ; et le rôle de cette opposition est de chercher par tous les moyens à maquiller la réalité, à négliger sinon à minimiser le bilan positif du gouvernement pour ne retenir et mettre en valeur que ce qu’elle considère comme étant des mauvaises décisions. Chirac, même parti de l’Elysée, fait encore aujourd’hui l’objet d’attaques et de critiques. Même De Gaulle, le grand homme de
la Libération n’a pas échappé à la hargne de l’opposition et fut astreint de s’éclipser après les événements de Mai 68.

    On a l’impression que la majorité actuelle semble oublier tout cela. L’UMP est de plus en plus critiquée et désavouée au sein même de ses propres militants et sympathisants. On parle de fêlure et de mésentente en sourdine. Personne n’ignore plus l’attitude quelque peu distante de certains cadres influents du parti, autrefois très actifs et très motivés, tels Alain Juppé, Jean Pierre Raffarin ou encore Edouard Balladur. Que deviennent certains anciens ministres de la droite jadis très actifs, tels Alain Madelin, Philippe Douste Blazy ? Il paraît que Sarkozy n’est plus entouré que par des béni-oui-oui, des « ministres fonctionnaires », des inconditionnels et des « soumis » qui se contentent d’appliquer sans discuter les ordres et instructions de leur patron. On parle également d’un certain malaise au sein des députés de la majorité dont quelques uns commencent à douter de la politique suivie par le Président. Mais ils n’osent semble-t-il, en discuter qu’en privé…Pour tous les hommes politiques François Bayrou est un dirigeant de
la Droite française (Centre droit). Dominique de Villepin a été premier ministre de Jacques Chirac. Alors pourquoi aujourd’hui,se demande-t-on, ces deux hommes font-ils cavaliers seuls et deviennent des ennemis du chef de l’Etat qui n’est autre que le patron de la majorité de droite, une famille à laquelle les deux cadres précités sont censés appartenir.

     Le rôle du président n’est-il pas justement de rassembler toutes les tendances, toutes les ramifications de sa famille politique ? N’est-il pas de son devoir d’écouter tous les sons de cloche des différents groupements qui constituent ou doivent constituer la majorité ? Comment peut-il prétendre être l’émanation de toute la droite si un grand nombre de dirigeants de son clan désapprouvent ses choix et ses décisions ?

    Comme nous le disions au début de cet article, au moment où la gauche se rassemble et essaie de rapprocher les positions de toutes ses composantes, la droite se déchire et s’effrite. Alors doit-on donner raison à Dominique de Villepin qui a fait cette sortie virulente à l’égard du présidant de la république en déclarant que Sarkozy était actuellement «  un des problèmes de
la France ». Je pense que l’ex premier ministre voulait dire « un des problèmes de la droite ». Selon le Figaro, l’UMP s’emploie actuellement à marginaliser de Villepin. Pour l’Express Bayrou-villepin constituent un couple parfait. Bien entendu contre Sarkozy.

     Les récentes déclarations de l’ex premier ministre de J. Chirac ont fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours dans la presse française et provoqué un tollé à droite. François Fillon a tout simplement fait un  parallèle avec son setter irlandais taxant de ce fait Villepin de chien fou. Quant au chef de l’Etat il a selon Le Figaro demandé à ses troupes de ne pas s’occuper de Villepin. Il est,  aurait-t-il ajouté, « devenu fou» D’où la nécessité de minorer à l’avenir toutes ses déclarations et de lui faire le coup du mépris. On peut tout simplement dire que le torchon brûle dans les camps de la droite, chose qui est loin d’augurer un quelconque succès en 2012.

    Que deviennent alors dans ces conditions les chances du futur candidat de la droite, surtout s’il s’agit de Sarkozy lui-même ?

    Si la haine est un sentiment très fréquent en politique, elle risque malheureusement de nuire aux personnes même qui l’éprouvent et se laissent dominer par l’envie de détruire, par tous les moyens, toutes les personnes qui osent s’écarter de leur sillage. Pour Alphonse Daudet «  la haine est la colère des faibles ». Les dirigeants de
la Droite française doivent suivre l’exemple de
la Gauche et accepter des élections primaires au sein de l’UMP pour la désignation du futur candidat de la droite. De Villepin, président de
la  République Solidaire, se considère toujours comme étant membre fondateur de l’UMP. Dans ces conditions il doit accepter le verdict des militants de ce parti quant à une éventuelle présentation à l’élection présidentielle. Et s’il n’est pas désigné, son devoir est de se retirer de la compétition et d’appuyer sans réserve le candidat choisi, quel qu’il soit. Il en est de même pour Sarkozy. C’est ça la démocratie.

 

                                              Mohamed  BOUHOUCH 

        

       

POUR LA GAUCHE FRANCAISE, cette fois-ci c’est raté.

29 octobre 2010

         Pour
la Gauche française
 : Cette fois-ci c’est raté… 

 

    La loi sur la réforme des retraites est passée. La chambre des Représentants et le Sénat l’ont votée. La mobilisation générale des forces de gauche n’a donc pas réussi à faire reculer le gouvernement. Pourtant rien n’a été laissé de coté ou négligé pour faire pression sur le pouvoir et faire plier le président Sarkozy. La fermeture des raffineries, la grève des salariés de la plupart des entreprises vitales du pays (transports terrestres, aériens), le blocage du port de Marseille, la grève des éboueurs, l’incitation des adolescents à descendre dans la rue, l’encouragement d’une horde de voyous qui ont saccagé des magasins de commerce et causé des dégâts importants aux propriétés des citoyens. Bref une folle mobilisation d’un certain nombre de personnes acquises aux conceptions politiques de la gauche et toujours prêtes à descendre dans la rue et à répondre aux mots d’ordre de leurs manipulateurs. 

     Certes la loi est maintenant votée, d’où la grande déception de cette gauche qui ne cache plus son désarroi et sa rage de vengeance. Hier, 28 octobre Madame Aubry très affligée et presque aux larmes disait à propos de Sarkozy qu’ « on est pas le président de quelques uns contre tous les autres ». Ces paroles sont vraiment insensées et ridicules. Cette dame oublie que monsieur Sarkozy est l’élu de la majorité des Français et que c’est plutôt elle qui ne représente que « quelques uns ». 

   Le même jour et à quelques heures d’intervalle, les dirigeants syndicaux donnaient libre cours à une colère qu’ils n’arrivaient plus à maîtriser. François Chérèque (CFDT) martelait à grands cris que  la promulgation de la loi «  conduira à d’autres formes d’actions syndicales ». Son collègue Jean-Claude Mailly appelait quant à lui à ne pas « baisser les bras ». 

    Que signifie tout cela ?  Eh ! Bien tout simplement que la gauche éprouve une profonde amertume après son échec de faire retirer le projet de la loi de la réforme des retraites. Un échec qu’aucun dirigeant de gauche n’arrive avaler. En novembre 1995 à la suite du vaste mouvement social déclenché par les Socialistes et leurs acolytes dans l’ensemble du pays à la suite de la présentation par le gouvernement d’Alain Juppé du projet de réforme de la sécurité sociale, le pouvoir avait cédé. Le premier ministre fut contraint sous «  la pression sociale » de renoncer à son projet. 

     En avril 2006 Dominique de Villepin fut à son tour acculé à abandonner son projet de contrat de première embauche (CPE). Maryse Dumas secrétaire confédérale de
la CGT qualifia alors ce retrait de « succès de l’action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens ainsi que de l’unité nationale. ». On remarque ainsi que la gauche utilise toujours les mêmes scénarios, le même style et la même manière d’opérer  pour contrer l’action des gouvernements de droite : mobilisation des salariés, appel aux étudiants et lycéens et occupation de la rue. Mais cette fois-ci ça n’a pas marché ! Pour la simple raison que Sarkozy n’est pas Chirac…Cette fois la gauche s’est trouvée en face d’un roc, une montagne infranchissable, bref face à un véritable chef d’Etat, plus tenace et plus décidé que tous les dirigeants de gauche réunis. Notons toutefois qu’il y a un grand perdant dans tout cela qui n’est autre que le pays,

la France. Les derniers événements laisseront en effet au gouvernement une facture très salée qui se chiffrerait à plusieurs centaines de millions d’euros de perte. CELA FAIT-IL PARTIE DES BUTS VISES PAR L’OPPOSITION ? Certainement.    

                              

                                                             Mohamed  BOUHOUCH 

 

 

GAUCHE ET DROITE FRANCAISES: Le véritable enjeu.

25 octobre 2010

                          GAUCHE ET DROITE FRANCAISES 

                                  Le véritable enjeu

     La grande solidarité dont font actuellement preuve les partis et mouvements de la gauche française et notamment à l’occasion de la contestation du projet de loi de la retraite à soixante deux ans, nous semble suffisamment édifiante quant à la volonté de l’opposition de mettre fin à la prédominance dela Droite  qui gouvernela France depuis mai 1995.   

   Depuis quelques semaines le conflit entre Royal et Aubry ne connaît plus la même intensité; les autres prétendants à l’élection présidentielle de 2012 se font de moins en moins nombreux du coté de la rue Solferino, les petits partis de gauche, alliés traditionnels du PS se montrent moins exigeants pour une éventuelle coalition gouvernementale que durant ces dernières années. Bref tout semble indiquer qu’il y  aura une forte alliance des différentes forces de gauche lesquelles constitueront un  véritable bloc derrière le futur candidat de l’Opposition contre Sarkozy ou tout autre représentant de la majorité actuelle.

    Certes l’alternance en politique, souvent porteuse de nouvelles idées et de changements,  est toujours profitable en démocratie puisqu’elle évite la routine et l’immobilisme. Mais doit-on  pour autant chercher à changer  uniquement pour le changement ?
La Gauche n’a rien entrepris de grand et de positif en France au moment où elle connaissait son apogée avec François Mitterrand et ses différents premiers ministres : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Michel Rocard, Pierre Bérégovoy, Lionel Jospin.

     Les Français qui ont été déçus par l’ère Mitterrand et qui ont préféré faire confiance à la droite plus réaliste et plus efficace, ne vont pas aujourd’hui, du moins je le pense, faire appel à nouveau à un parti  socialiste qui n’a aucun projet valable, un parti plus que jamais affaibli par ses divisions internes et l’absence d’un leader véritable. Mais en politique tout est possible ! A force de critiquer l’action gouvernementale et de s’évertuer à discréditer sans cesse le président de
la République, l’actuelle opposition pourrait bien arriver à convaincre une grande partie de l’électorat français, notamment parmi la tranche des citoyens à faible revenu et les sans emploi..

    Les Socialistes et leurs amis de la Gauche savent très bien que Nicolas Sarkozy semble ne plus bénéficier actuellement du soutien inconditionnel de quelques poids lourds de son parti, tels que les deux anciens premiers ministres Alain Juppé et Jean Pierre Raffarin. De plus plusieurs députés UMP craignent que les résultats des dernières élections  régionales soient un le signal et le prélude d’un déclin de la confiance populaire et une sanction à l’égard de la politique gouvernementale. 

   Pour un grand nombre de dirigeants du PS, c’est fini…. Sarkozy est « foutu » et qu’il est temps de précipiter sa chute.La Gauche  qui se croit plus que jamais certaine de remporter les prochaines élections, estime dores et déjà indispensable  de rassembler toutes ses troupes (extrême gauche incluse) pour affronter la prochaine échéance.

   Beaucoup de Français pensent cependant qu’il ne faut pas se leurrer par de telles analyses trop superficielles faites à dessein pour tromper une opinion publique souvent trop crédule et qu’il convient de se référer toujours au passé pour se faire une idée de l’incapacité des Socialistes à gérer les affaires du pays. Pourquoi, selon ces mêmes observateurs,
la Droite ne ferait-elle pas de même en essayant de trouver un terrain d’entente avec ses différentes tendances sur la base d’un programme commun qui laisserait de coté les points de divergence et les positions trop personnelles. Jean Marie le Penn  qu’une partie de politiciens français cherchent toujours à marginaliser voire à diaboliser ne représente-t-il pas dit-on, une fraction importante de l’opinion française ? François Bayrou, président du Modem  n’a-t-il pas réalisé des scores appréciables lors des dernières élections ? Sachant pertinemment que ni l’un ni l’autre de ces deux partis ne dispose d’une audience suffisante pour pouvoir prétendre à gouverner un jour tout seul, pourquoi ces deux formations n’accepteraient-t-elles  pas tout simplement de s’allier aux autres groupements de
la Droite et de présenter aux Français un projet de gouvernement crédible, susceptible de répondre aux aspirations de la majorité des citoyens ?

    Est-il juste et logique de laisser les syndicats et quelques hommes de Gauche qui ne représentent qu’une infime minorité de l’électorat, imposer leur dictat et paralyser à leur volonté l’économie de tout un pays ? Faut-il attendre qu’un jour cette majorité silencieuse se décide à son tour à sortir dans la rue ou utiliser «  des milices » en guise de syndicats,  pour exprimer sa colère et ses désaveux à l’encontre du comportement irresponsable et antinational de ces énergumènes de l’opposition assoiffés de pouvoir ?

    On désigne actuellement du doigt un seul homme qui serait, selon
la Gauche, responsable de tous les malheurs des Français. Que dire alors de la majorité parlementaire qui soutient le président de
la République. Ces députés  et sénateurs qui votent les réformes, sont–t- ils tous des traîtres ou des fous inconscients ? Ces hommes et femmes  veulent-ils tous la ruine du pays ? Il n’y a plus que Ségolène Royal et Martine Aubry ou encore Fabius et François Hollande qui voient juste et détiennent les secrets du bonheur et de la prospérité des Français ? Non ! Il s’agit là tout simplement d’une lutte acharnée et sans merci pour s’accaparer du pouvoir. LES FRANÇAIS DOIVENT LE SAVOIR ET NE PAS TOMBER DANS LE PIEGE.    

                                                                 Mohamed BOUHOUCH 

        

QUAND LA GAUCHE FRANCAISE S’AGITE ET S’AFFOLE

15 octobre 2010

                    
La Gauche S’AGITE, S’AFFOLE et les réformes PASSENT. 

          Décidément la gauche française semble avoir décidé de ne pas attendre 2012 pour accéder au pouvoir. Ses hommes n’ont plus ni la volonté ni la patience pour attendre. Sarkozy leur ennemi est entrain de construire, de réaliser les promesses faites aux Français. Il faut donc agir et tout de suite, pour l’empêcher de prendre trop d’avance sur une opposition connue pour son immobilisme et son manque d’initiative.

         Attendre encore serait trop risqué…Ségolène Royal est impatiente de voir son tombeur chuter à son tour, ne serait-ce que pour assouvir sa vengeance. Elle n’a pas encore digéré sa défaite de 2007. Pourrait-elle un jour oublier et pardonner à cet homme qui lui a pris au vol une couronne à laquelle elle avait tant rêvé. Je ne le pense pas Elle voudrait bien le voir échouer lamentablement en tant que président, quitte à employer tous les moyens pour cela. Mentir aux Français, les charmer avec son physique et son sourire, profiter de l’innocence des écoliers pour les lancer dans la rue, une occasion pour certains élèves de se défouler et avaler des mauvais résultats scolaires. D’ailleurs n’en déplaise à madame Royal personne ne croit comme elle qu’un gosse de quinze ans peut déjà à cet age se faire des soucis pour une retraite à soixante ou soixante deux ans.

         Les chiffres publiés par certains journaux ont révélé dernièrement que le nombre de manifestants évalué à la suite de photos satellites était de loin inférieur à celui avancé par les responsables de
la Gauche qui ont pris l’habitude de gonfler toutes les données et de manipuler l’opinion publique.

        Quant à madame Aubry elle doit savoir que ce n’est pas en sabotant l’action du gouvernement et en l’empêchant d’agir qu’elle va convaincre les Français de voter demain pour elle. Les électeurs veulent des gens qui travaillent, qui créent, qui proposent des changements et des solutions pour améliorer leur situation et leur assurer un avenir meilleur et non pas des professionnels de la politique d’opposition qui ne savent que critiquer et détruire.

       Certes il y a aujourd’hui en France des citoyens qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Mais ce n’est pas en se lamentant sur leur sort ou en les montant contre le pouvoir, qu’on va les aider. D’ailleurs d’autres pays en Europe (Espagne, Italie, Grèce) et aux USA connaissent des situations pareilles, sinon pires. Que proposent Mesdames Royal et Aubry pour augmenter le niveau de vie de cette catégorie de citoyens démunis ? Taper sur les riches ? Nationaliser toutes les sociétés et grandes entreprises, instituer un régime communiste ? Pourquoi donc chercher à leurrer de pauvres gens avec de faux espoirs et des rêves sans lendemain ?

      Pour conclure je dois préciser que je ne suis pas un adepte de la droite ni un membre de l’UMP.  Mais j’avoue que j’ai une admiration pour Nicolas Sarkozy pour son courage et sa persévérance à toujours chercher à créer, à améliorer en dépit de toutes les difficultés qu’il rencontre.

                                                                      Mohamed  BOUHOUCH            

Une opposition française désemparée

4 octobre 2010

                 UNE OPPOSITION FRANCAISE DESEMPAREE 

 

                 A la différence des Présidents dela République qui l’ont précédé, Nicola Sarkozy ne se contente pas de régner mais veut gouverner. Il essaie donc de remplir son mandat de président et de tenir les promesses faites aux Français lors de la compagne présidentielle.

                 C’est un président jeune, donc plein d’énergie et de vouloir faire. Il se trouve malheureusement que sa fougue, son acharnement au travail, son pouvoir d’imagination et de création énerve et agace ses opposants. Ils ont peur que les Français l’apprécient, l’adoptent et le reconduisent pour un second mandat. Les Socialistes craignent une réélection de ce jeune président qui a montré jusqu’à présent une grande maîtrise dans la conduite des affaires de l’Etat et surtout une personnalité notable sur la scène internationale. C’est un DE GAULE en plus jeune.
La Gauche se voit de jour en jour devancée, dépassée par une Droite qui travaille, qui pense à l’avenir proche et lointain, qui crée, qui propose des solutions aux problèmes.

                  Que fait aujourd’hui la Gauche toutes tendances confondues ? Elle stagne et s’éternise dans une opposition systématique, une opposition stérile où elle a toujours excellé. Ayant réalisé que la critique, les insultes et les mensonges se sont avérés insuffisants et inefficaces pour stopper un Président décidé d’aller de l’avant, un homme qui ne cède pas, qui continue sa lancée vers l’avenir, les Socialistes cherchent comme à leur habitude à agir autrement, à créer la pagaille, à pousser les mécontents (qui ne sont autres que leurs propres adeptes déçus par leurs défaites successives), à sortir dans la rue pour crier leur déception, gesticuler et peut-être procéder à la casse.

                 On parle de trois millions de manifestants à propos de la retraite à 62 ans. D’abord ce n’est pas vrai ! Leur nombre atteint à peine le million. Et combien même ils seraient trois fois plus, ils ne représenteraient qu’une infime minorité des Français…En effet 1.679.0000 personnes adeptes ou sympathisants de
la Gauche avaient voté pour Ségolène Royal en 2007. Cela n’avait pas empêché Nicola Sarkozy d’être élu à la tête de l’Etat français. Que représentent donc un ou trois millions devant cette majorité écrasante de citoyens qui ont voté pour Sarkozy ? Un Président de
la République qui se respecte doit-il plier devant quelques centaines de mécontents manipulés par l’opposition ? Absolument pas. Ce serait vraiment une marque de faiblesse de sa part…

                 Madame Aubry veut, dit-elle, amener le gouvernement à discuter. Discuter ?…une raison peut être de redonner vie à une opposition agonisante, à des groupements en décadence et dont les chefs de file sont avides de  pouvoir, animés par le seul désir et le rêve d’occuper des fonctions ministérielles. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui se trouvent toujours à la tête des cortèges des manifestants en compagnie de leurs complices traditionnels, les dirigeants syndicaux..

                Pour le Président Sarkozyla France à l’instar de la plupart des pays du monde, connaît suffisamment de problèmes auxquels il convient de trouver des solutions urgentes. Le temps n’est donc pas aux discussions vaseuses et inutiles mais à l’action. Et ce qui énerve et écœure les dirigeants de
la Gauche, c’est qu’ils ont affaire justement à un HOMME D’ACTION.  

                                                

                                                                       Mohamed  BOUHOUCH 

DEMOCRATIE ET GANGSTERISME POLITIQUE

9 septembre 2010

         DEMOCRATIE ET GANGSTERISME POLITIQUE 

  Les partis de gauche, minoritaires dans les urnes, cherchent toujours à s’imposer sur la scène politique par l’intermédiaire du pouvoir de la rue. A voir la longueur et l’ampleur des cortèges de protestants, on pourrait croire (et les Français moyens le croient réellement) que le gouvernement est en chute libre, que la majorité est en perte de vitesse et que la gauche comme l’a laissé entendre Laurent Fabius, a aujourd’hui toutes les faveurs des Français. Le penser serait faire preuve d’une grande naïveté.

         Depuis que je m’intéresse à la vie politique française j’ai toujours constaté que le parti socialiste et la gauche en général n’ont qu’une seule et même méthode pour déstabiliser les gouvernements de droite (Chirac, Balladur, Juppé, Raffarin, Villepin), à savoir la manipulation des étudiants et des salariés qu’ils poussent à descendre dans la rue pour manifester. Les syndicats presque tous affiliés ou sympathisants  des partis de gauche n’attendent que le mot d’ordre pour se livrer à des démonstrations de force. Nous savons d’ailleurs que ce genre de manifs attire tous les chômeurs, les petits salariés mécontents et des milliers de consommateurs qui n’arrivent pas à joindre les bouts du mois. Mais doit-on comparer cette catégorie de gens à la grande masse de citoyens qui ont élu la majorité ? Le gouvernement doit-il se plier à la volonté d’une minorité, certes agissante, mais sans pouvoir réel de représentation ?

       Le parti socialiste a pris l’habitude d’utiliser cette arme facile à manipuler mais très efficace, pour s’accaparer du pouvoir. Tous les moyens sont bons pour se débarrasser de l’adversaire et prendre sa place. Quand on ne trouve rien de valable à reprocher à un ministre on s’évertue à aller puiser dans sa vie privée ou dans son passé. Chaque ministre représente une pierre dans l’édifice du gouvernement. Faire tomber une pierre c’est déstabiliser un peu l’édifice pour l’ébranler. Le but final c’est discréditer le président Sarkozy et lui faire perdre sa crédibilité. L’état major socialiste complètement  désuni ne se retrouve que sur une seule stratégie, celle de faire tomber la tête de Nicola. Rien n’est épargné pour cela, sa vie privée, ses enfants, son origine. On n’hésite pas à le traiter de menteur, de dictateur, d’Al Capone, de zéro sur vingt voire même de VOYOU de
la République. Des interventions au parlement, agressives, pleines de haine et de venin. Une opposition systématique et aveugle. C’est grave et intolérable dans et pour une société civilisée. Démocratie ne signifie pas en effet gangstérisme politique !

       Que penser maintenant de ces hommes politiques de gauche qui dictent et encouragent ce genre de comportement ? Peut-on un jour leur faire confiance pour diriger le pays ? Au lieu de se contenter de contrecarrer et de critiquer TOUTES LES DECISIONS, TOUS LES PROJETS ET TOUTES LES ACTIONS du pouvoir ne serait-il pas plus convenable et surtout plus logique et plus sérieux  de nous présenter leur propre programme de gouvernement ?

       Ne dit-on pas que la critique est aisée ?… 

LES JUIFS MAROCAINS : DES CITOYENS A PART ENTIERE

17 octobre 2008

                  LES JUIFS MAROCAINS : CITOYENS A PART ENTIERE 

 

       La présence juive au Maroc remonte aux temps les plus anciens. Arrivés avec les Carthaginois et les Phéniciens en Afrique du Nord dès le IVe siècle avant J.C,  plusieurs familles juives s’installèrent au Maroc et s’adonnèrent à des activités commerciales.

       S’intégrant facilement aux populations locales, les juifs devenaient les meilleurs intermédiaires  et interprètes entre les indigènes et les Etrangers qui se sont succédé dans la région et notamment avec les Romains implantés à Tinjis(Tanger), Volubilis (environ de Meknès), Chellah (Salé). Des inscriptions funéraires en hébreu remontant au IIe siècle avant J.C, ont été découvertes à Volubilis et à Tinjis.

       Après la destruction du Temple de Jérusalem en 571 avant J.C, d’autres juifs ont fui le proche Orient et sont venus s’établir en Afrique du Nord et notamment au sud du Maroc et au Moyen Atlas où ils pratiquaient le commerce de l’or et du sel.  

        Bien sûr, la vie de cette population juive qui n’a pas toujours été sans problèmes, a connu une alternance de périodes de prospérité, comme avec les Romains et les Vandales, et des années d’infortune avec les Byzantins qui les auraient persécutés et dépossédés de leurs biens.

                   

LA SITUATION DES JUIFS AU MAROC 

                          Après l’arrivée des Arabes 

        Les premières expéditions arabes, conduites par Oqba ben Nafii, arrivèrent au Maroc en 682. Au début des années 700(705 selon certains historiens) la conquête du Maghreb el Aksa (le Maroc actuel) allait se faire avec Moussa ibn Noussaïr et Tarik ibn Zaydan et ce, après des batailles plus ou moins âpres, avec les berbères autochtones. Avec la conquête commença l’islamisation des habitants, ce qui fut fait, semble-t-il, sans grande difficulté, les indigènes ayant adhéré en masse à la nouvelle religion. Pour d’autres auteurs, les berbères ont embrassé l’islam pour éviter d’être réduits à l’esclavage.

        Qu’en est-il maintenant des juifs et des chrétiens fixés depuis déjà très longtemps dans la région ? Le cas des autres religions du Livre s’était posé bien avant dans les pays du Proche et du Moyen Orient. Les nouveaux gouvernants arabes leur avaient laissé le choix d’adhérer à l’Islam ou de garder leur religion, en étant soumis au kharaj, un impôt auquel étaient astreints les non musulmans, redevance supprimée d’ailleurs depuis longtemps.  

         La juifs installés au Maroc l’étaient et le sont de père en fils, depuis maintenant presque 2000 ans. Complètement intégrés aux populations et aux tribus berbères, ils en avaient adopté la langue, les habitudes et les modes de vie, bien entendu tout en gardant jalousement leurs propres coutumes ancestrales et leurs pratiques religieuses.

         Comme tous les autres habitants, ils s’adonnaient à diverses activités économiques : agriculture, élevage, commerce, petits métiers. Mais avec le temps et la succession  de plusieurs dynasties, aux hautes instances de l’Etat, avec les heurts que cela entraînait entre gouvernants et gouvernés, les juifs ont commencé à se regrouper dans les centres urbains et à vivre en communauté, pour mieux être à l’abri.

         Au IXe siècle, le roi Idriss II rassembla les juifs dans un quartier, appelé Mellah,  entouré de hauts murs pour les protéger d’éventuelles violences des arabes.

         Depuis, d’autres Mellahs ont été édifiés dans les principales villes marocaines. A noter cependant que seuls les juifs de modeste condition résidaient en ces lieux.

                              LES JUIFS COMME LES MUSULMANS 

                                 Sujets du Roi du Maroc 

         La communauté juive du Maroc qui comptait environ 300.000 âmes dans la première moitié du siècle précédent, a de tout temps, bénéficié de la plus grande bienveillance des souverains chérifiens qui  considéraient les juifs comme des sujets marocains, au même titre que tous les autres habitants du Royaume. Cette sollicitude à l’égard des juifs a atteint son sommet avec le roi Mohammed V qui, durant la deuxième guerre mondiale et bien que se trouvant à la tête d’un royaume placé sous protectorat  français, a pesé de tout son poids pour protéger ses sujets juifs des persécutions des Allemands nazis. En effet, Philippe NOGUES, alors résident général de
la France au Maroc, s’étant allié au Régime de Vichy, a signé l’armistice avec l’Allemagne hitlérienne et épousé ses thèses raciales, acceptant ainsi la déportation des juifs marocains dans des camps de concentration, décision que le Roi Mohammed V a repoussé et déployé toute sa perspicacité pour expliquer que ses sujets ne devaient pas être distingués par leurs race ou religion mais par leur seule qualité de Marocains, et, en tant que tels, aucun de ses sujets ne devait être inquiété.

        Robert Satloff, auteur d’un livre sur les persécutions juives pendant la deuxième guerre mondiale, écrit dans un article, paru dans le Washington Post qu’il « milite pour la reconnaissance officielle de ces héros arabes de l’holocauste qui, anonymes ou connus comme MOHAMMED V, méritent d’être inscrits parmi les justes des nations pour avoir ouvert le cœur aux juifs durant les persécutions nazies ».

       Apres l’indépendance du Maroc, le premier gouvernement du pays comportait parmi ses membres, un ministre de confession juive, en la personne de Léon Benzaquen, nommé au département des PTT.

        En plus de Serge Berdugo nommé ministre du Tourisme sous le règne d’Hassan II, un grand nombre de juifs occupent encore aujourd’hui de hautes fonctions dans l’administration marocaine, sans parler d’André Azoulay, conseiller auprès, successivement des  Rois Hassan II et son fils Mohammed VI.

        Après la naissance de l’Etat hébreu en 1948 et les conflits armés entre Israël et ses voisins arabes, un grand nombre de juifs, ayant pris peur ou victimes de propagandes, ont quitté le Maroc pour se rendre au nouvel Etat ou pour s’installer en Europe, aux USA et au Canada. Cet exode se fit en plusieurs étapes et notamment entre les années 1950 et 1960.

              PARTIS, MAIS RESTES  FIDELES A LEUR MAROCANITE 

       Qu’ils soient aujourd’hui en Amérique, en Europe ou en Israël, les juifs marocains n’ont pas cessé, pour la plupart, de vivre comme à Casablanca et à Fès : cuisine marocaine, musique marocaine, dialecte marocain.

         Un grand nombre parmi eux continuent de venir ou d’envoyer leurs enfants au Royaume, une sorte de pèlerinage à des lieux qu’ils ont tellement aimés et auxquels ils sont restés fidèlement attachés. La colonie marocaine des juifs d’Israël compte parmi les plus importantes de l’Etat hébreux. Ils ont emporté avec eux leurs habitudes et leur folklore. A l’occasion d’une fête familiale, tout le monde a l’impression de se trouver encore au Maroc.

         Cette nostalgie de leur pays natal  s’explique aussi par les liens étroits qui ont toujours existé entre juifs et marocains qui ont longtemps vécu dans une totale symbiose, souvent associés dans un commerce ou voisins de palier. Des femmes musulmanes et juives, voisines ou habitant la même maison, donnaient leurs seins aux bébés, l’une de l’autre, chaque fois que l’une d’elles s’absentait. Que d’enfants juifs et musulmans sont aujourd’hui frères et sœurs de lait sans le savoir. Cela n’existe dans aucun autre pays au monde.

         Disons enfin que beaucoup de marocains qui se sont rendus au Canada ou aux Etats-Unis ont été surpris et émus par l’accueil chaleureux et fraternel des Israelites d’origine marocaine, résidant dans ces pays, auprès desquels ils disent avoir senti une sincère et profonde affection à leur égard.

       

      

        

      

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