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SARKOZY EST LA ET SERA TOUJOURS LA EN CAS DE VICTOIRE DE LA DROITE

Depuis le début de la campagne pour la primaire à droite, les attaques personnelles entre les candidats font rage, ce qui n’est pas de nature à plaire aux Français. Chaque prétendant à la magistrature suprême a bien entendu, dit-on, le droit d’exposer son projet, de faire état de ses idées pour le travail et l’emploi, pour la lutte contre le terrorisme ou la question du voile et du maillot de bain islamique (burkini), mais de là à s’attaquer, à coup de hache, à un adversaire dans le but de le salir n’est pas du tout admis. C’est un hors jeu politique. 

Un futur président, pour être crédible et acquérir la confiance des électeurs, doit leur dire en toute clarté, ce qu’il compte faire, une fois élu, et non pas passer toute sa campagne électorale à critiquer ses concurrents ou se référer à une personnalité historique (De Gaulle ou Jean Jaurès) et s’en prévaloir comme d’une une caution. Les grandes figures politiques françaises ont fait leur temps et appartiennent désormais au passé. Nos candidats doivent aujourd’hui nous dire ce qu’ils comptent prendre, EUX, comme mesures urgentes pour créer des emplois, pour une meilleure politique en matière d’économie, d’enseignement et de sécurité.

Leurs discours, pour être pris au sérieux, doivent s’appuyer sur des chiffres et des arguments crédibles et non pas sur des promesses sans lendemain. Une chose qui alimente actuellement l’incertitude des électeurs et crée quelque confusion dans leur esprit est le fait qu’au sein d’une même formation politique, les points de vue et les positions sur certains sujets importants sont très divergents voire opposés d’un prétendant à un autre. Or comme chacun le sait, une fois élu n’importe quel candidat est tenu de diriger le pays avec le concours de ses anciens concurrents dont il es tenu de prendre considération, certaines idées et une partie de leur projet.

En effet, après l’élection présidentielle viendront les législatives. Et là, par exemple à droite, on verra l’émergence de plusieurs groupes parlementaires, faisant allégeance à l’un ou l’autre des anciens concurrents, avec lesquels l’ELU devra obligatoirement s’entendre pour former une majorité gouvernementale. Dans ces conditions si Alain Juppé est élu président de la République française, comme le prévoient actuellement les sondages, il ne pourra pas gouverner sans l’aval des autres prétendants de son parti et du centre.

Nicolas Sarkozy, qu’on le veuille ou pas, aura à coup sûr un nombre important de parlementaires qui lui resteront fidèles au sein de la future assemblée, une force indéniable que l’ancien président de la République fera prévaloir pour obtenir un certain nombre de postes ministériels au « prochain » gouvernement de droite, en cas de victoire bien entendu de cette tendance. Qu’il soit donc ou non le futur locataire de l’Elysée, Sarkozy sera toujours là, bien présent dans la politique française, étant donné son audience auprès d’un grand nombre de Français et plus particulièrement ceux qui l’ont élu hier encore, à la présidence du parti Les Républicains.

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