• Accueil
  • > POUR LA GAUCHE FRANCAISE, cette fois-ci c’est raté.

POUR LA GAUCHE FRANCAISE, cette fois-ci c’est raté.

         Pour
la Gauche française
 : Cette fois-ci c’est raté… 

 

    La loi sur la réforme des retraites est passée. La chambre des Représentants et le Sénat l’ont votée. La mobilisation générale des forces de gauche n’a donc pas réussi à faire reculer le gouvernement. Pourtant rien n’a été laissé de coté ou négligé pour faire pression sur le pouvoir et faire plier le président Sarkozy. La fermeture des raffineries, la grève des salariés de la plupart des entreprises vitales du pays (transports terrestres, aériens), le blocage du port de Marseille, la grève des éboueurs, l’incitation des adolescents à descendre dans la rue, l’encouragement d’une horde de voyous qui ont saccagé des magasins de commerce et causé des dégâts importants aux propriétés des citoyens. Bref une folle mobilisation d’un certain nombre de personnes acquises aux conceptions politiques de la gauche et toujours prêtes à descendre dans la rue et à répondre aux mots d’ordre de leurs manipulateurs. 

     Certes la loi est maintenant votée, d’où la grande déception de cette gauche qui ne cache plus son désarroi et sa rage de vengeance. Hier, 28 octobre Madame Aubry très affligée et presque aux larmes disait à propos de Sarkozy qu’ « on est pas le président de quelques uns contre tous les autres ». Ces paroles sont vraiment insensées et ridicules. Cette dame oublie que monsieur Sarkozy est l’élu de la majorité des Français et que c’est plutôt elle qui ne représente que « quelques uns ». 

   Le même jour et à quelques heures d’intervalle, les dirigeants syndicaux donnaient libre cours à une colère qu’ils n’arrivaient plus à maîtriser. François Chérèque (CFDT) martelait à grands cris que  la promulgation de la loi «  conduira à d’autres formes d’actions syndicales ». Son collègue Jean-Claude Mailly appelait quant à lui à ne pas « baisser les bras ». 

    Que signifie tout cela ?  Eh ! Bien tout simplement que la gauche éprouve une profonde amertume après son échec de faire retirer le projet de la loi de la réforme des retraites. Un échec qu’aucun dirigeant de gauche n’arrive avaler. En novembre 1995 à la suite du vaste mouvement social déclenché par les Socialistes et leurs acolytes dans l’ensemble du pays à la suite de la présentation par le gouvernement d’Alain Juppé du projet de réforme de la sécurité sociale, le pouvoir avait cédé. Le premier ministre fut contraint sous «  la pression sociale » de renoncer à son projet. 

     En avril 2006 Dominique de Villepin fut à son tour acculé à abandonner son projet de contrat de première embauche (CPE). Maryse Dumas secrétaire confédérale de
la CGT qualifia alors ce retrait de « succès de l’action convergente des salariés, des étudiants et des lycéens ainsi que de l’unité nationale. ». On remarque ainsi que la gauche utilise toujours les mêmes scénarios, le même style et la même manière d’opérer  pour contrer l’action des gouvernements de droite : mobilisation des salariés, appel aux étudiants et lycéens et occupation de la rue. Mais cette fois-ci ça n’a pas marché ! Pour la simple raison que Sarkozy n’est pas Chirac…Cette fois la gauche s’est trouvée en face d’un roc, une montagne infranchissable, bref face à un véritable chef d’Etat, plus tenace et plus décidé que tous les dirigeants de gauche réunis. Notons toutefois qu’il y a un grand perdant dans tout cela qui n’est autre que le pays,

la France. Les derniers événements laisseront en effet au gouvernement une facture très salée qui se chiffrerait à plusieurs centaines de millions d’euros de perte. CELA FAIT-IL PARTIE DES BUTS VISES PAR L’OPPOSITION ? Certainement.    

                              

                                                             Mohamed  BOUHOUCH 

 

 

Laisser un commentaire