La mendicité au Maroc

                                      
LA MENDICITE AU MAROC

      La mendicité au Maroc est devenue une véritable profession lucrative .Il n’est donc pas étonnant qu’elle draine un grand nombre d’individus en quête de gains faciles

      En plus des personnes handicapées de tous genres, on  rencontre de vieilles personnes, des femmes, des enfants sans parler des groupes de trois à quatre aveugles, ou faisant semblant de l’être ( récitant des versets de coran), des infirmes exposant à la vue des passants, une partie de leur corps ayant subi une ablation, des mères serrant dans leurs bras un bébé à moitié endormi, et entourées de deux ou trois autres enfants en bas  âge.

      Dans les souikas, aux abords des marchés,aux feux rouges,aux portes des mosquées,bref dans tous les endroits dans lesquels la  foule se fait dense,on trouve ces demandeurs d’aumône qui vous supplient et parfois même, vous harcèlent pour recevoir votre obole .S’il est vrai que, très souvent ,des personnes en situation précaire ,sont acculées à s’adonner à la mendicité, il n’en reste pas moins, que plusieurs autres ont volontairement recours à cette pratique là,susceptible de leur rapporter  beaucoup plus qu’un travail manuel souvent plus pénible et peu rémunéré .

      Quelle solution doit-on envisager pour endiguer, et le cas échéant, réprimer ce fléau ? Quel est le rôle de l’Etat, celui des assemblées élues, celui des associations et celui des citoyens tout court ?

      Plusieurs vaines tentatives avaient été menées dans le passé, par les municipalités et les autorités provinciales et  préfectorales, notamment à Rabat, pour combattre ce phénomène social .Un camp d’hébergement pour personnes déshéritées avait été crée à Ain Attig, dans les environs de la capitale .Mais les conditions de séjour y étaient, semble-t-il, tellement lamentables et malsaines, que la presque totalité des occupants l’avaient déserté, préférant, selon eux, aller en prison que de vivre dans un tel «  camp de concentration. ».

      En réalité ils ont préféré continuer leur travail « de mendicité » qui leur rapporte beaucoup plus.

     Des opérations sporadiques de distribution de denrées alimentaires,en particulier à la veille et pendant le mois de  ramadan, n’ont pas permis non plus ,et ne permettront jamais de résoudre le problème de la mendicité .

     Que reste-il alors à faire ? A mon avis, il faut considérer la question sous plusieurs angles.

     1°)-Avec l’aide des conseils élus, des associations et des personnes bénévoles,on doit créer et équiper des centres d’hébergement pour personnes âgées et pour handicapés ,des centres bien gérés et  contrôlés en permanence par des organismes étatiques,sur les plans de l’hygiène et de l’alimentation .

     2°)-Le système des orphelinats pour tous les enfants abandonnés ou indigents, doit être revu et réorganisé en fonction de la nécessité de la vie moderne.

     3°)-Tous les bébés et enfants en bas âge « utilisés »dans les lieux publics pour recevoir de l’aumône, devront être récupérés par la police et placés dans des orphelinats .En cas de reprise de ces enfants par leurs mères, ces dernières  devront être fichées au commissariat et présentées au tribunal en cas de récidive.

     4°)-Il est enfin fait appel à tous les citoyens d’éviter de donner quoi que ce soit aux jeunes mendiants et adolescents, aptes à travailler, et ce, pour ne pas les encourager à poursuivre leur sale besogne de mendiant.

      

     Bien entendu, le problème restera encore posé et demandera en permanence de notre part à tous, toujours plus  de réflexion, toujours plus d’intérêt et toujours plus de coopération.

                                                                                                     

                                                                                                              Mohamed  BOUHOUCH

 

 

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