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Le parti socialiste français à la recherche d’une identité

                                LE PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS                                       A la recherche d’une identité 

        La grande majorité des français qui bossent toute la journée et qui n’ont même pas le temps de regarder la télé ou d’écouter la radio, cette grande masse de citoyens ne veulent plus qu’une seule chose : des gouvernants qui se penchent sur leurs problèmes quotidiens et plus particulièrement sur leur situation matérielle. Tous ces discours et belles paroles sans consistance des hommes politiques, toutes ces vagues promesses sans lendemain, ne signifient plus rien pour eux, à force, disent-ils, de les avoir entendus et réentendus, durant des années et à l’occasion de toutes les élections.

       Ces mêmes citoyens sont écœurés quand ils constatent que les partis de la gauche et de l’extrême droite, au lieu d’émettre des critiques constructives et de faire des propositions pour une meilleure gestion de la chose publique, ne font que critiquer, critiquer et toujours critiquer. Leur seule et unique cible n’est autre que le président Sarkozy

        Faire de la politique ne consiste pas, même en étant dans l’opposition, à vouloir par n’importe quel moyen, chercher à détruire l’adversaire au pouvoir et s’opposer systématiquement à tous les projets du gouvernement. Si aux dernières élections présidentielles, les Français ont élu Nicolas Sarkozy, c’est parce qu’ils ont, je le suppose, constaté que ce candidat ne se limitait pas à rejeter les projets des autres candidats, mais à présenter les siens propres et à les défendre avec beaucoup de force et de conviction.

       Les Français ont donc vu, d’un coté, des gens qui se sont contenté de parler, de critiquer et de détruire et d’autres qui ont essayé de construire, de faire des propositions et de chercher à convaincre. ON CONNAÎT LE RESULTAT. 

       Il est bien entendu, dans l’intérêt des Français d’avoir en face du pouvoir, une opposition, forte, crédible, bien organisée et capable de prendre la relève. Or que constate-t-on actuellement en France ? Un parti socialiste égaré, déchiré et divisé entre plusieurs tendances, sans aucun guide à la tête du parti, ce leader qui doit émerger du lot, coordonner l’action du groupe, s’imposer en arbitre et préserver l’unité du parti. Ne parlons pas des autres minis partis de la gauche dont l’audience diminue d’année en année. Depuis la fin du mandat de F. Mitterrand et le départ précipité de Jospin, le parti socialiste est resté comme un géant, avec plusieurs têtes et des mouvements discordants.

       En aspirant tous à la magistrature suprême, les grands du PS n’ont fait que s’autodétruire eux-mêmes et porter un coup fatal au prestige et à l’avenir du parti. S. Royal qui a selon plusieurs observateurs, manqué de maturité politique, n’a pas pu et su s’imposer et ce, malgré sa volonté de fer à vouloir surclasser tous les autres et en dépit de son sourire permanent, captivant au début, mais hélas trop lassant à la longue.

        Les éléphants, tous perdus dans la forêt, n’arrivent plus avec leurs discours théoriques et superficiels, à impressionner et encore moins à convaincre un peuple français qui a besoin de promesse tangibles et de projets crédibles.Il devient donc vital pour le PS, organe principal de l’opposition, de faire appel, avant la tenue du prochain congrès, à un comité de sages pour redéfinir les orientations générales du parti, établir un programme consistant et réalisable et enfin amener les cadres du parti à s’entendre une fois pour toutes, sur le nom du futur patron du PS et candidat  aux prochaines élections.

                                                                              Mohamed  BOUHOUCH

    

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