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Politique et culte de la personne

                            POLITIQUE ET CULTE DE
LA PERSONNE 

     J’ai toujours été étonné et écœuré par ces élans de vénération à l’égard de quelques leaders et chefs d’état , notamment en Afrique du Nord, en Egypte, en Arabie saoudite, aux états du Golf en Irak de l’ex- Saddam, en Syrie etc. , etc.

     Si cette allégeance peut se comprendre chez certaines personnes favorisées par leurs régimes, je ne trouve, par contre, aucune explication à l’attitude de ces masses, écrasées sous le poids de leurs misères, qui viennent se bousculer au passage de leur idole, pour lui lancer des vivats et des youyous et lui toucher la main. Que représentent pour eux, ces augustes personnes ? Des marabouts vivants ?des dieux sous une forme humaine, par l’intermédiaire desquels ils font part de leurs misères et de leurs espérances, au véritable Dieu, celui qu’on ne voit pas, mais qui, paraît-il, nous observe et nous entend ?

     Ce qui est encore plus étonnant, c’est que cette pratique de vénération des personnalités politiques commence à s’ancrer également dans les mœurs françaises.

     Des milliers de personnes adorent Ségolène Royal, candidate malheureuse aux élections présidentielles, voient en elle quelque chose de sacré, de divin, bref un être surnaturel, venu, sur terre, pour les combler et exaucer tous leurs vœux.

     Nicolas Sarkozy est devenu également, en tout cas jusqu’à son mariage avec Carla Bruni, une idole pour un grand nombre de Français qui le considèrent comme le générateur de leur bonheur et le garant de leur existence.

     Ne parlons pas des adeptes de Le Pen qui n’hésiteront pas à bruler toute
la France, ou à s’immoler eux-mêmes par le feu, sur un simple ordre de leur prince souverain

      On peut comprendre que les êtres humains ont toujours eu besoin d’amour pour vivre. Mais ressentent-ils également le besoin d’un être protecteur, en plus du Dieu créateur, pour être heureux. ?

                                                                                   

                                                                                    Mohamed  BOUHOUCH

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