Que peut-on attendre de ce nouveau quinquennat ?

29 juin 2017

Quels que soient le président et les députés élus, L’Etat n’aura jamais les moyens de satisfaire tous les désirs des les Français, de faire vivre chacun comme il l’entend. Malheureusement, en déposant son bulletin de vote dans l’urne, chaque électeur pense avoir investi son » candidat espoir » et s’en va avec le sentiment d’avoir planté un arbre qui va lui donner des fruits. Hélas, il ne se passe pas un an sans que cet électeur découvre qu’il n’a rien vu se réaliser des promesses de ce candidat qui lui promettait ponts et merveilles. D’où, à chaque fois, la désolation et la haine contre ces élus, traités de  » menteurs » et de profiteurs.

 Les quinquennats se suivent et se ressemblent. On se souvient de l’euphorie qui a suivi l’élection de Nicolas Sarkozy. Le tout Paris était en fête et tout le monde pensait que c’était l’homme providentiel qui allait enfin réaliser les rêves de tous ces électeurs enthousiastes qui avaient voté pour lui. Sa cote de popularité avait atteint 65% en juillet 2007 pour chuter à 22% en mars 2011.


Et vint ensuite François Hollande, espoir des Socialités, dont l’élection a été célébrée dans un PARIS tout en lumière et par des partisans ivres de bonheur, voyant en leur idole l’homme qui allait concrétiser leurs espoirs, promouvoir l’économie française et mettre fin à la hausse du chômage. Quelle fut leur déception quelques mois après !

 Au fur et mesure que les mois et les années passent, la cote de François hollande baisse de plus en plus et son autorité déchoit aux yeux même de son entourage. Estimée à 55% en juillet 2012, sa cote de popularité a chuté à 21% en janvier 2014, à 19% le mois suivant, à 13% en septembre 2014 pour ne plus être qu’ à 11 % en novembre 2016.

 Emmanuel Macron qui accède à la magistrature suprême après une alternance jugée stérile par une majorité des Français, est arrivé dans une atmosphère exceptionnelle. Jeune, bel homme, diplômé de l’ENA, super intelligent d’après sa propre épouse et ancienne professeur, ce nouveau président qui vient donc avec une aura remarquable, semble disposer aujourd’hui de tous les atouts pour faire mieux que ses prédécesseurs : la confiance du peuple français et une majorité absolue à l’assemblée nationale . En sera-t-il ainsi ? On le saura dans les prochains mois…

 Rappelons que d’une présidentielle à une autre, d’élections en élections, l’espoir et les attentes des électeurs naissent, grandissent, puis s’amenuisent peu à peu avec le temps et finissent par s’estomper. Le président » idole » devient ainsi l’homme à abattre.

 Espérons qu’Emmanuel Macron échappe à la règle. Souhaitons que ses promesses soient tenues et qu’elles ne soient pas que des  » parolé, parolé » comme dit la chanson de Dalida et Alain Delon. Les électeurs français font de moins en moins confiance aux politiciens. La preuve en est la forte abstention qui a atteint un taux record cette année ( plus de 50%), ce qui risque, à l’avenir, de constituer un véritable problème démocratique…

 

SARKOZY EST LA ET SERA TOUJOURS LA EN CAS DE VICTOIRE DE LA DROITE

29 juin 2017

Depuis le début de la campagne pour la primaire à droite, les attaques personnelles entre les candidats font rage, ce qui n’est pas de nature à plaire aux Français. Chaque prétendant à la magistrature suprême a bien entendu, dit-on, le droit d’exposer son projet, de faire état de ses idées pour le travail et l’emploi, pour la lutte contre le terrorisme ou la question du voile et du maillot de bain islamique (burkini), mais de là à s’attaquer, à coup de hache, à un adversaire dans le but de le salir n’est pas du tout admis. C’est un hors jeu politique. 

Un futur président, pour être crédible et acquérir la confiance des électeurs, doit leur dire en toute clarté, ce qu’il compte faire, une fois élu, et non pas passer toute sa campagne électorale à critiquer ses concurrents ou se référer à une personnalité historique (De Gaulle ou Jean Jaurès) et s’en prévaloir comme d’une une caution. Les grandes figures politiques françaises ont fait leur temps et appartiennent désormais au passé. Nos candidats doivent aujourd’hui nous dire ce qu’ils comptent prendre, EUX, comme mesures urgentes pour créer des emplois, pour une meilleure politique en matière d’économie, d’enseignement et de sécurité.

Leurs discours, pour être pris au sérieux, doivent s’appuyer sur des chiffres et des arguments crédibles et non pas sur des promesses sans lendemain. Une chose qui alimente actuellement l’incertitude des électeurs et crée quelque confusion dans leur esprit est le fait qu’au sein d’une même formation politique, les points de vue et les positions sur certains sujets importants sont très divergents voire opposés d’un prétendant à un autre. Or comme chacun le sait, une fois élu n’importe quel candidat est tenu de diriger le pays avec le concours de ses anciens concurrents dont il es tenu de prendre considération, certaines idées et une partie de leur projet.

En effet, après l’élection présidentielle viendront les législatives. Et là, par exemple à droite, on verra l’émergence de plusieurs groupes parlementaires, faisant allégeance à l’un ou l’autre des anciens concurrents, avec lesquels l’ELU devra obligatoirement s’entendre pour former une majorité gouvernementale. Dans ces conditions si Alain Juppé est élu président de la République française, comme le prévoient actuellement les sondages, il ne pourra pas gouverner sans l’aval des autres prétendants de son parti et du centre.

Nicolas Sarkozy, qu’on le veuille ou pas, aura à coup sûr un nombre important de parlementaires qui lui resteront fidèles au sein de la future assemblée, une force indéniable que l’ancien président de la République fera prévaloir pour obtenir un certain nombre de postes ministériels au « prochain » gouvernement de droite, en cas de victoire bien entendu de cette tendance. Qu’il soit donc ou non le futur locataire de l’Elysée, Sarkozy sera toujours là, bien présent dans la politique française, étant donné son audience auprès d’un grand nombre de Français et plus particulièrement ceux qui l’ont élu hier encore, à la présidence du parti Les Républicains.

QUEL GOUVERNEMENT POUR LA FRANCE DE DEMAIN ?

28 juin 2017

A l’ échéance de chaque présidentielle, les électeurs français ne savent plus pour qui voter. Le président sortant est toujours l’homme à abattre, auquel on reproche son incapacité de diriger les affaires de l’Etat. Il devient le président qui n’a pas tenu ses promesses électorales. Certains le taxent d’incapable voire même de menteur.

Hier encore, Nicolas Sarkozy hissé comme une idole par une grande partie de Français a fini son mandat comme un homme affaibli, malmené dans les sondages avec une cote de popularité en berne, aux alentours de 30 %. Son successeur François Hollande n’a pas été non plus épargné. L’homme de la coalition de gauche, l’élu qui incarnait l’espoir des Socialistes n’a pas tenu trop longtemps avant d’être désavoué .

Les derniers sondages (Elabe/BFM TV) révèlent que :

 

-86 % des Français ne sont pas satisfaits par les résultats de sa politique économique et d’emploi,

-73 % ne lui font pas confiance pour défendre les valeurs de la République,

-67 % trouvent que son action anti-terroriste est insuffisante

Le bilan de son quinquennat est jugé négatif par la majorité du peuple français. Seuls 36 % des sympathisants socialistes souhaitent encore aujourd’hui que François hollande se présente à nouveau pour un second mandat.

Même le président François Mitterrand, ce grand politique, leader incontesté des Socialistes a été pris à partie durant tout son deuxième mandat. On lui reprochait notamment les résultats jugés médiocres de son dernier quinquennat et le fait d’avoir, dit-on, caché « sa mauvaise santé » au peuple français.

Quel président  »extraterrestre  » faut-il alors pour satisfaire les désirs et les velléités de l’ensemble des Français ou du moins, une majorité d’entre eux ? A notre avis, le locataire de l’Elysée, quelle que soit son envergure politique, n’ endosse pas, à lui seul, la responsabilité d’un bilan négatif. On doit alors, pour être équitable, juger tout un gouvernement, voire le ou les partis au pouvoir.

Que messieurs Alain Juppé et François Fillon ne viennent donc pas, aujourd’hui, faire des reproches à leur ancien patron avec lequel ils ont collaboré pendant cinq ans…Un ministre qui n’approuve pas l’orientation politique du président de la République doit démissionner. Dans le cas contraire il reste responsable au même titre que lui. Il en est de même aujourd’hui pour l’équipe gouvernementale de François Hollande.

Cela fait des décades que la droite et la gauche françaises se détruisent et se jettent la responsabilité de leurs échecs réciproques. Cette lutte acharnée, à coups de hache, entre les deux clans et leur opposition systématique à tout ce que l’autre entreprend, ne peuvent servir à l’avenir, que les intérêts du Front National, un parti qui gagne, de plus en plus, du terrain et les suffrages des Français.

Pour éviter la victoire du FN , le PS et les « Républicains pourront-ils un jour s’entendre pour la formation d’un gouvernement d’union nationale ? Cela devient l’espoir de la grande majorité des Français et notamment ceux qui ne veulent adhérer à aucun parti politique …

La course à l’Elysée : quand tous les coups sont permis

28 juin 2017

A quelques mois de l’élection présidentielle, les divisions se creusent et le ton monte, chaque jour davantage, entre les différents prétendants au pouvoir suprême, à gauche comme à droite.

De nos jours, aspirer à la magistrature suprême n’est plus une noble vocation et une question de devoir national. Seule l’ambition, les intérêts personnels et le fou désir de vouloir entrer dans l’histoire, semble avoir motivé, ces dernières années, tous les prétendants à l’occupation de l’Elysée.

 Ce rêve a déjà, par le passé, poussé plusieurs dirigeants et hommes politiques français à se porter candidats. En 2012 une dizaine de personnes se sont affrontées à l’élection présidentielle : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine le Pen, J.L.Mélenchon, Philippe Poutou, Eva Joly, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan. Ce sont ceux dont la candidature avait été validée.

29 autres n’avaient pas obtenu les 500 parrainages exigés. Chez les socialistes Jean-Michel Baylet, Armand Montebourg, Ségolène royal et manuel Vals avaient été éliminés au premier tour de la primaire socialiste, suivis par Martine Aubry au second tour. En 2007 Oliviers de Besancenot, Jean Bové, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller, Jean Marie le Pen, Frédéric Nihous, Ségolène Royal, Philippe de Villiers, Dominique Voynet avaient également tapé à la porte de l’Elysée, sans parler de Fabius et DSK éliminés en 2012 à la primaire socialiste et des nombreux autres postulants dont la candidature avait été finalement écartée.

 Tous ces hommes et femmes briguaient la haute magistrature française, tous voulaient habiter à l’Elysée…ou du moins, en cas d’échec, arriver à obtenir une haute fonction de responsabilité : ministre, député, sénateur, ambassadeur, patron d’une grande entreprise.


A l’exception de quelques idéalistes de droite ou de gauche, Les Français ne sont cependant pas dupes. Ils savent que tous ces candidats ne sont pas motivés par le seul amour de leur patrie mais surtout par la réalisation de leurs rêves et leurs ambitions personnelles. C’est pourquoi les électeurs ne ménagent ni les uns ni les autres pour exiger des élus la réalisation de toutes les promesses faites au peuple lors des campagnes électorales.

 LA PRIMAIRE A DROITE : la guerre entre frères ennemis

 Les citoyens suivent de près la lutte acharnée entre les différents partis et les rivalités entre des personnes au sein d’une même famille politique. On est étonné de voir des gens, hier encore unis au sein d’un même gouvernement , se lancer, à couteaux tirés, dans des diatribes violentes oubliant leur alliance et leur amitié dans un passé encore récent. Les Français suivent avec beaucoup d’étonnement les sorties souvent violentes et agressives d’un ancien premier ministre contre son ex président.

« Qui aurait imaginé le général de Gaule mis en examen ? », « Si j’étais mis en examen je ne serais pas candidat ». Ces deux coups de griffe n’ont pas manqué de susciter divers commentaires. Dans un article intitulé » le réveil tardif de François Fillon, publié par l’express (29/8), le journaliste Paul Chaulet écrit » L’ancien Premier ministre a lancé une charge virulente contre Nicolas Sarkozy lors de son meeting de rentrée. Manière de marquer les esprits et de donner de la visibilité à une campagne atone.  »

 Toujours dans l’Express, Alexandre Sulzer note :  » la rentrée politique à droite se déroule à coups de petites phrases assassines » et de poursuivre  » Pour cette rentrée politique, les candidats à la primaire de la droite et du centre ont à leur tour enfilé les gants de boxe et lancé une séquence qui s’annonce musclée. La palme d’or de l’uppercut revient sans conteste à François Fillon qui, dimanche dans son ancien fief de Sablé-sur-Sarthe, n’a pas hésité à s’en prendre à Nicolas Sarkozy, sans le nommer mais sous un angle jusqu’alors tabou, celui des affaires. »

Dans un éditorial sur le même sujet Christophe Barbier dit : » François Fillon a eu tort d’attaquer Sarkozy sur sa probité ».

Toujours à ce propos, Louis Hausalter (le journal Marianne du 29/8) mentionne que  » François Fillon joue (encore) au méchant ».

A son tour, choquée par les propos de F.Fillon, l’ex ministre Marie Alliot Marie a tenu à préciser dans une émission télévisée » qu’ un mis en examen est présumé INNOCENT jusqu’à sa condamnation ».

 SARKOZY : l’adversaire « préféré  » des Socialistes

 L »espoir pour ne pas dire la certitude de battre Nicolas Sarkozy au 2e tour, est devenu aujourd’hui une conviction à la rue Solferino.

 Dans un article publié dans le Figaro (30/8), le journaliste Tristan Quinault Maupoil écrit que les Socialistes essaient de concentrer toutes leurs attaques sur Nicolas Sarkozy qu’ils souhaitent affronter en 2017. Cela veut dire en clair que l’ex président est devenu à leurs yeux l’homme affaibli par le grand nombre d’affaires judiciaires dans lesquelles il est impliqué. Il est également attaquable sur son bilan des années 2007-2012, contrairement à Alain Jupé qui reste encore peu connu par une grande partie des électeurs.

 Pour les responsables du PS, Nicolas Sarkozy est cependant entrain de gagner du terrain sur ses différents concurrents de droite. Manuel Valls le considère comme « une menace considérable ». Pour le sénateur Luc Carvounas  » Nicolas Sarkozy est aux portes du pouvoir » (RFI). A signaler enfin que même François Hollande qui se confiait dernièrement à deux journalistes a avoué « qu’il ne voit pas comment (les Républicains) pourront empêcher son prédécesseur de l’emporter sur Alain Juppé. » (Figaro du 30/8). Les socialistes veulent par conséquent prévoir tous les moyens pour abattre leur ennemi de toujours, aujourd’hui à leur portée.

 A droite comme à gauche, Nicolas Sarkozy est donc attendu à couteaux tirés. Pour François Fillon il s’agit de battre son ancien patron ou de se retirer définitivement de la vie politique. François Bayrou enfin, considéré comme le procureur de l’ancien locataire de l’Elysée, annonce officiellement qu’il ne soutiendra pas l’ancien président en cas de victoire de ce dernier à la prochaine primaire.

QUEL AVENIR POUR NICOLAS SARKOZY ?

28 juin 2017

Il reste encore quinze mois pour l’élection présidentielle en France et déjà la bataille s’annonce très dure à droite comme à gauche, entre les prétendants à la magistrature suprême, et ils sont nombreux.


Tout un chacun se croit aujourd’hui être le seul homme politique à incarner l’opinion nationale, l’unique candidat à posséder les qualités requises pour diriger le pays et, bien entendu, le pouvoir de rassembler les Français. En vérité ils sont tous mus beaucoup plus par une ambition personnelle d’entrer dans l’Histoire, que par une réelle motivation patriotique pour l’accomplissement d’un devoir national.

 Pour nous concentrer, dans cet article, uniquement à la droite française, nous constatons que le parti LES REPUBLICAINS illustre bien, tout ce que nous venons d’écrire. On a l’impression que l’Etat major de cette formation politique a explosé. Hier encore Nicolas Sarkozy, François Fillon, Alain Jupé, François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean Pierre Raffarin, Bruno le Maire, pour ne citer que ceux là, étaient politiquement solidaires, croyaient aux mêmes principes et défendaient le même programme gouvernemental.

 Pourquoi les choses ont elles changé aujourd’hui ? Pourquoi tous ces hommes politiques s’éloignent maintenant de Sarkozy et certains même parmi eux, croient plus que jamais à leur chance de devenir président de la république en 2017. Eh ! Bien ce n’est pas difficile de le comprendre. Pour la plupart des cadres du parti, Nicolas Sarkozy semble de plus en plus incapable de remporter les prochaines élections présidentielles. Ayant encore maille à partir avec la justice, l’ex président a perdu une grande partie de son audience auprès des électeurs et notamment ceux de son propre camp. A partir de là, les spéculations vont aller bon train. Pour les uns si Sarkozy gagne les primaires de son parti, il risque d’être, en 2017, devancé par les candidats du Front National et du PS. Ceci signifie que le représentant du parti socialiste remportera à coup sûr le dernier sprint. Tout l’enjeu des élections 2017 est là. Les sondages sont actuellement défavorables à François Hollande et au PS en général. Il y a de fortes chances, par conséquent, que si « Les Républicains » accèdent au 2e tour, leur candidat sera presque assuré d’être le futur président français. Rappelons-nous les conditions de la 2e élection de Jacques Chirac en 2002.

 N’importe quel cadre des « Républicains » a donc le droit de rêver et de se voir couronner en 2017. Le malheur des uns fait le bonheur des autres… Si Sarkozy n’a pas aujourd’hui lafaveur des suffrages. Alain Juppé reste dans ce cas, le plus favori, à condition que sa famille politique se solidarise autour de lui. Tous les autres candidats éventuels doivent, pour l’intérêt et l’avenir du parti , se retirer de la course et former un bloc homogène derrière lui. Cette décision exige beaucoup de courage et de sagesse politique de la part de Nicolas Sarkozy en particulier. Certes c’est, non déplaise à ses détracteurs, un grand homme politique, une forte personnalité…mais les choses sont là et personne ne peut changer le courant des événements politiques. Cet homme doit rester digne de son rang et éviter de se faire traîner dans la boue dans une bataille qu’il n’a aucune chance de remporter.

 J’approuve l’excellente idée de mon ami le DR ALI JEBLI pour qui le plus grand service que Nicolas Sarkozy peut rendre à son parti et à lui-même, c’est de se retirer de la course et de rester le RASSEMBLEUR, le chef et l’homme fort du parti, une fonction qui sied bien à sa qualité d’ancien président la République.

SARKOZY EST LA ET SERA TOUJOURS LA EN CAS DE VICTOIRE DE LA DROITE

24 juin 2017

Depuis le début de la campagne pour la primaire à droite, les attaques personnelles entre les candidats font rage, ce qui n’est pas de nature à plaire aux Français. Chaque prétendant à la magistrature suprême a bien entendu, dit-on, le droit d’exposer son projet, de faire état de ses idées pour le travail et l’emploi, pour la lutte contre le terrorisme ou la question du voile et du maillot de bain islamique (burkini), mais de là à s’attaquer, à coup de hache, à un adversaire dans le but de le salir n’est pas du tout admis. C’est un hors jeu politique. 

Un futur président, pour être crédible et acquérir la confiance des électeurs, doit leur dire en toute clarté, ce qu’il compte faire, une fois élu, et non pas passer toute sa campagne électorale à critiquer ses concurrents ou se référer à une personnalité historique (De Gaulle ou Jean Jaurès) et s’en prévaloir comme d’une une caution. Les grandes figures politiques françaises ont fait leur temps et appartiennent désormais au passé. Nos candidats doivent aujourd’hui nous dire ce qu’ils comptent prendre, EUX, comme mesures urgentes pour créer des emplois, pour une meilleure politique en matière d’économie, d’enseignement et de sécurité.

Leurs discours, pour être pris au sérieux, doivent s’appuyer sur des chiffres et des arguments crédibles et non pas sur des promesses sans lendemain. Une chose qui alimente actuellement l’incertitude des électeurs et crée quelque confusion dans leur esprit est le fait qu’au sein d’une même formation politique, les points de vue et les positions sur certains sujets importants sont très divergents voire opposés d’un prétendant à un autre. Or comme chacun le sait, une fois élu n’importe quel candidat est tenu de diriger le pays avec le concours de ses anciens concurrents dont il es tenu de prendre considération, certaines idées et une partie de leur projet.

En effet, après l’élection présidentielle viendront les législatives. Et là, par exemple à droite, on verra l’émergence de plusieurs groupes parlementaires, faisant allégeance à l’un ou l’autre des anciens concurrents, avec lesquels l’ELU devra obligatoirement s’entendre pour former une majorité gouvernementale. Dans ces conditions si Alain Juppé est élu président de la République française, comme le prévoient actuellement les sondages, il ne pourra pas gouverner sans l’aval des autres prétendants de son parti et du centre.

Nicolas Sarkozy, qu’on le veuille ou pas, aura à coup sûr un nombre important de parlementaires qui lui resteront fidèles au sein de la future assemblée, une force indéniable que l’ancien président de la République fera prévaloir pour obtenir un certain nombre de postes ministériels au « prochain » gouvernement de droite, en cas de victoire bien entendu de cette tendance. Qu’il soit donc ou non le futur locataire de l’Elysée, Sarkozy sera toujours là, bien présent dans la politique française, étant donné son audience auprès d’un grand nombre de Français et plus particulièrement ceux qui l’ont élu hier encore, à la présidence du parti Les Républicains.



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La répression peut-elle arrêter le printemps arabe ?

5 août 2014

  

 

  Après les événements qu’a connus l’Egypte dernièrement et la démission du Général Moubarak, les électeurs égyptiens ont donné leurs suffrages aux Islamistes et choisi démocratiquement  le docteur Mohamed Morsi comme président. La mauvaise gestion des affaires de l’Etat durant les trente années de « règne » du président militaire et la situation catastrophique que connaissait le pays sur les plans économique et social avaient conduit le peuple à se soulever contre le régime en place et à opter pour un gouvernement islamiste. L’Egypte n’est pas le seul pays arabe où les « barbus » ont accédé au pouvoir. La Turquie, la Tunisie, le Maroc et peut être demain bien d’autres pays de la région iront dans la même voie.

       Les Etats-Unis et d’une manière générale l’Occident ainsi que certains Etats arabes, vassaux de l’Américaine qui n’acceptent pas cette avancée fulgurante des religieux, sont–ils en mesure de la combattre indéfiniment ?

         Le 3 juillet 2013 Mohamed Morsi, président de l’Etat égyptien a été écarté par l’armée et retenu depuis dans les locaux de la garde républicaine. Cette mesure a été prise selon les responsables militaires à la suite des manifestations anti- Morsi au Caire et dans les grandes villes égyptiennes. Les hommes de la tenue expliquent leur décision par une question d’ordre et de sécurité. La volonté populaire qui s’est faite unanimement, selon eux, pour le départ de Morsi et la pression grandissante de la rue (14 millions de manifestants) leur faisaient un devoir de décharger le président de ses fonctions et de le mettre à l’abri. Parole de militaire, parole sacrée avec odeur de poudre.

        Supposons un seul instant que l’armée française ait tenu le même langage à la suite des manifestations contre le mariage pour tous, ces rassemblements humains qui avaient envahi les places publiques dans la plupart des grandes villes françaises. Supposons que les armées espagnole ou italienne aient également agi de cette façon après les événements qu’ont connu ces pays. Nous savons que ce n’est ni possible ni même imaginable dans un pays européen. Les protestataires de la place Tahrir au Caire, quel  qu’ait été leur nombre, ne constituaient aucun danger  pour la république égyptienne. De plus il n’y avait ni morts ni blessés graves. Pourquoi dans ces conditions s’en prendre au président Morsi et le décharger de ses fonctions ?

         Avant d’intervenir, l’armée suivait les événements en spectatrice pour ne pas dire comme instigatrice, selon de nombreux témoins. Aujourd’hui elle estime que les Islamistes dans la rue constituent un danger pour la sécurité. Les forces de l’ordre  tirent à balles réelles sur les manifestants, faisant des dizaines de victimes. Les adeptes du président déchu dénoncent partout ce qu’il appellent le coup d’Etat militaire. Ils crient d’une seule voix « nous sommes la légalité, nous sommes la révolution. Notre président qui a été élu par l’intermédiaire des urnes, ne peut être déchu que par les urnes. » Dans la plupart des pays arabes où le petit peuple est beaucoup plus proche des islamistes, on considère que l’armée égyptienne a commis une avanie et  une offense impardonnable à l’égard de ce grand peuple des Pharaons. Quelques moyens audio visuels contrôlés par l’Etat ont tendance à confondre aujourd’hui  ARMEE ET VOLONTE POPULAIRE, ce qui est rejeté par l’ensemble des observateurs pour qui les militaires n’incarnent pas le peuple et ne doivent en aucun cas se substituer à sa volonté.

       Maintenant essayons d’approfondir autrement les choses pour mieux comprendre ce qui se passe réellement dans ce pays du Nil. L’Egypte est une place stratégique et une plaque tournante dans le Moyen Orient, une contrée riche, convoitée par toutes les grandes puissances, une région qui abrite l’Etat d’Israël dont le conflit avec ses voisins arabes  n’arrive pas à trouver de solution. Les Etats-Unis qui sont les gendarmes du monde ne peuvent pas, par conséquent, ignorer ce qui se passe dans cette partie du monde, ni y tolérer une prépondérance de régimes islamistes, susceptibles de créer un déséquilibre dangereux des forces en présence Voila toute la réalité ! L’armée en Egypte  est une institution supra nationale. Les USA qui la subventionnent en grande partie,  en font une force pro américaine dont l’influence dépasse les frontières de ce pays. Après la chute du Général président Moubarak, l’autorité américaine s’exerce directement sur cette force armée, une base militaire déguisée.  Tout homme avisé en politique doit comprendre cette analyse.

       Le président Morsi qui était certainement conscient de la situation,  s’était justement attelé, avant d’être écarté, à retirer aux gradés militaires un certain nombre de fonctions clé dans le pays et à nommer à leurs places des Islamistes de sa confrérie. Certains secteurs importants de l’économie égyptienne détenus par des cadres militaires étaient sur le point d’être nationalisés, une avancée dangereuse et gênante sur un terrain que les gens de la tenue ont de tout temps considéré comme étant leur domaine propre. D’où le conflit ouvert entre armée et frères musulmans.

       La situation en Egypte est donc très délicate. Pendant combien de temps en effet l’armée peut elle continuer à  tenir en laisse des Frères Musulmans déchaînés et prêts à sacrifier leurs vies pour rester au pouvoir et se dégager de cette emprise des militaires. Tous les peuples de la région sont actuellement en ébullition et tentent d’une manière ou d’une autre de secouer le joug de leurs dictateurs émirs ou présidents à vie, manipulés par les Etats-Unis. L’Arabie Saoudite et les Emirats qui ont été les premiers à reconnaître le nouveau régime égyptien, n’ont–ils pas également été les premiers à accorder à l’Egypte une aide substantielle en dollars ?

      Cette politique américaine impérialiste qui consiste à combattre des mouvements religieux et nationalistes  soutenus par les masses populaires et à protéger leurs vassaux arabes, ces familles d’émirs et sultans vomis et rejetés par leurs peuples, est à notre avis une politique révolue.  L’avenir confirmera ce que nous venons d’écrire ici. Nous l’avons dit et répété plusieurs fois dans ces colonnes : si la jeunesse arabe adhère aux idées des Islamistes ce n’est pas tellement par attachement religieux par un sentiment d’hostilité envers l’Europe ou les USA.  Les jeunes musulmans veulent sortir de leur misère et s’épanouir. Ils n’admettent plus que les élites vivent dans des palais et palaces, envoient leurs enfants dans les grandes universités et qu’ils continuent, quant eux, à se mouvoir dans une société malsaine et à croupir dans les bidonvilles. Voyez comment les Européens se révoltent et passent à la casse chaque fois que leurs gouvernements osent toucher à leurs intérêts et à leur train de vie quotidien.  Pourquoi refuse-t-on un tel droit aux autres peuples ? Disons enfin que la jeunesse musulmane s’est réveillée à son tour et suit de près tout ce qui se passe et se fait dans le monde. Le temps des dictatures militaires et des royautés absolues appartient maintenant au passé. La révolution arabe est irréversible ! L’Occident doit le savoir s’il désire jouir de la confiance des peuples de Moyen Orient et du Maghreb..

 

OUSSAMA BEN LADEN : Pour les uns et pour les autres

9 mai 2011

                      

 

       En Occident comme au Moyen Orient ou en Afrique, des millions de gens ont exprimé leur soulagement après l’annonce par Washington  de la mort de l’homme le plus recherché de la planète. Il est maintenant certain qu’Oussama Ben Laden ne constituera plus une menace pour personne. La date du 2 mai 2011  restera à jamais gravée dans les mémoires comme l’est et le sera toujours celle du 11 septembre 2001 à laquelle elle est d’ailleurs étroitement liée.

      Même mort, Ben Laden continuera et, pour longtemps encore, à incarner la triste image d’un être méchant et dangereux, l’instigateur et le commanditaire des nombreux événements terroristes qui ont ensanglanté le monde durant les quinze dernières années. Les réactions internationales furent unanimes à saluer la disparition du leader de

la Qaïda. Georges W. Bush a déclaré s’incliner devant la victoire de son successeur. Pour lui il s’agit « d’une réussite capitale » Pour le premier ministre britannique : «  c’est un grand soulagement pour le monde ». Le même sentiment de satisfaction a été exprimé un peu partout ailleurs. L’élimination de Ben Laden a été considérée comme :

           Un événement majeur  (Nicolas Sarkozy)

           Une victoire pour la justice (Benjamin Netanyahu)

           Un succès pour Washington (Russie)

           Un pas décisif dans la lutte contre le terrorisme (Gouvernement espagnol)

           Une victoire du Bien contre le Mal (le ministre italien des affaires étrangères)

     Le Vatican,
la Turquie et d’autres pays de par le monde ont également salué l’événement.

      Bien entendu la mort du chef de
la Qaïda ne signifie nullement la fin des actions terroristes contre l’Occident. Oussama est peut être passé dans l’autre monde, mais le terrorisme va continuer. Nous avons dit « peut-être » parce qu’un grand nombre de personnes, notamment dans le monde musulman pensent que Ben Laden n’a pas été tué mais capturé vivant et confié aux services de renseignements américains pour, avant son élimination, être d’abord interrogé sur :

            - l’organisation de la nébuleuse islamique 

            - son implantation géographique à travers les cinq continents 

            - la provenance de ses moyens financiers 

            - ses méthodes de recrutement, d’endoctrinement et d’entraînement 

            - ses moyens de communication et de correspondances 

                ETC. 

    Personne au monde arabe ne croit en effet l’hypothèse, pour ne pas dire la mascarade de la mort et de l’immersion en mer de cet homme recherché depuis plusieurs années. L’explication donnée par l’administration OBAMA à savoir : éviter de faire de la tombe de Ben Laden un lieu de pèlerinage, n’a convaincu personne. La villa où il a résidé jusqu’à la dernière heure pourrait bien constituer à l’avenir le meilleur sanctuaire pour ses amis et partisans. Pour le monde musulman la photo montrant la tête de Ben Laden mort n’est, pense-t-on, qu’un montage effectué par les services de renseignements américain.

    Il est toutefois certain que le fait de chercher à éviter de choquer l’opinion de la communauté islamique qui redoublerait de haine et de fureur contre les Occidentaux en voyant le cadavre ensanglanté et défiguré de Ben Laden, est la meilleure preuve qu’Américains et Européens sont bien conscients de l’importance de la place qu’occupait et qu’occupe encore cet homme dans le monde islamique. La télévision a montré les images d’une prière au Pakistan où l’on voyait des fidèles pleurer à chaudes larmes, les mains levées au ciel. D’autres, montrant le poing face aux caméras en signe de menace, juraient de venger leur idole.

    Pour un grand nombre de jeunes musulmans  Oussama Ben Laden n’est pas un personnage quelconque. C’est un archi milliardaire qui avait, dit-on, tous les moyens pour mener une existence de rêve et briguer les plus hautes fonctions dans son pays. Eh Bien cet homme là  a pourtant opté, ajoute-t-on, pour une vie austère, dans les cavernes de l’Afghanistan pour réaliser un idéal auquel il croyait fermement, à savoir :
LA LIBERATION ET L’UNIFICATION DU MONDE MUSULMAN.  C’est pourquoi affirme-t-on, il restera à jamais pour les générations futures, le symbole du sacrifice et de la lutte contre l’impérialisme, les régimes arabes corrompus et un initiateur qui aura œuvré «  à sa manière », pour l’édification d’une société islamique saine, libre et prospère. 

     Il reste cependant que la méthode choisie par Ben Laden et ses acolytes pour réaliser ce rêve, n’était pas et n’est pas du tout la bonne. Tuer des milliers de personnes innocentes, endeuiller des familles entières pour soit disant porter atteinte à un ennemi qualifié d’impérialiste ou pour réaliser un idéal quelconque n’est pas acceptable. Le  triste souvenir laissé par les guerres mondiales (1914 et 1945), les carnages et dégâts matériels causés par les bombes atomiques  larguées sur Hiroshima et Nagasaki  incite aujourd’hui tous les pays du monde à vivre en paix. Certes, il existe encore beaucoup d’injustice, une exploitation des petits Etats par d’autres plus puissants et des régimes dictatoriaux. Mais nous estimons que ce ne sont pas des fanatiques comme les hommes de
la Qaïda ou leurs méthodes terroristes qui vont libérer le monde et instituer la justice et la démocratie. Parler de guerre sainte et se référer au Coran et à l’Islam pour justifier une action subversive aboutirait en fin de compte à diaboliser les Musulmans et à raviver les haines religieuses lesquelles n’ont plus, à notre avis, raison d’être en notre temps.

  

  

 

 

 

 

 

 

 

           

LA LIBYE : l’enlisement coupable

9 mai 2011

          

      

     Les manifestations contre le régime Kadhafi ont débuté le 17 février 2011. Une semaine après, presque tout le monde croyait à une chute inéluctable du dictateur et à une victoire certaine des insurgés. La communauté internationale a été malheureusement surprise par le caractère violent et impitoyable de la contre attaque de l’armée et plus particulièrement des bombardements  meurtriers de l’aviation qui tirait sur les civils comme sur des mouches.  Le conseil de sécurité ayant décidé de venir au secours des populations civiles, un certain nombre de pays  se sont alors investis dans le conflit et commencé à viser des cibles militaires libyennes.

      Les premières frappes ont été effectuées  les 19 et 20 mars par
la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, l’Italie et le Canada « Aube de l’Odyssée » avant que l’OTAN ne prenne en main le commandement des opérations une semaine après. La presque totalité de l’aviation de l’armée libyenne a été, nous a-t-on dit, clouée au sol ou complètement détruite. D’où le grand soulagement de la communauté internationale qui croyait déjà à la déroute du régime de Tripoli. Des informations très encourageantes en provenance de l’Est, du Centre ou de l’Ouest du pays nous apprenaient chaque jour que les insurgés s’emparaient de telle ou telle ville stratégique et du recul presque quotidien des forces gouvernementales. Seul Mouammar Kadhafi refusait de croire à une telle déroute de son armée. Au contraire il a continué comme à son habitude à menacer les alliés et à leur promettre la pire débâcle.  

    Ne pouvant plus utiliser son aviation le président libyen a changé de méthode guerrière et opté pour une stratégie plus efficace à savoir l’utilisation de blindés avec des boucliers humains, ce qui entravait terriblement l’action des Alliés. Certaines localités annoncées comme étant conquises par les insurgés ont été, les unes après les autres, reprises par les forces gouvernementales. Et, au fil des jours qui passaient les informations les plus alarmantes et les déclarations les plus pessimistes commençaient à tomber.

    Le général BURCKHARDT, porte parle des armées françaises reconnut dernièrement que la situation était complexe, du fait comme nous l’avons dit que les responsables libyens avaient modifié leur mode d’action. Pour sa part le général américain CARTER HAM a estimé peu probable que les rebelles parviennent à lancer un assaut sur Tripoli pour renverser Kadhafi. Disons enfin que de hauts cadres de l’OTAN ont fait état de leur crainte d’un enlisement en Libye. 

 http://www.lefigaro.fr/international/2011/04/08/01003-20110408ARTFIG00368-l-otan-craint-un-enlisement-en-libye.php 

   Pendant ce temps un certain nombre de pays ont exprimé leur inquiétude au sujet d’une situation qui ne cesse de s’empirer et dont on ne voit nullement l’issue. Le nombre des victimes civiles s’accroît de jour en jour, les produits alimentaires et les médicaments se font de plus en plus rares.
La Russie commence à hausser le ton accusant l’OTAN d’avoir outrepassé les recommandations de
la Résolution 1973. Les Etats-Unis pensent déjà aux élections de 2012 et ne désirent en aucun cas s’engager dans un autre bourbier. Ils refusent d’autre part de fournir des armes aux insurgés de peur disent-il, que cet armement serve  plus tard aux Islamistes.  C’est là une excuse sans fondement car les organisations subversives ont plusieurs fournisseurs d’armes.
La Chine, l’Inde et le Brésil ne cessent pas à leur tour de manifester leur désaccord à propos des actions des occidentaux sans oublier la froideur de quelques pays arabes dont l’Algérie en particulier. Un grand nombre d’observateurs n’hésitent pas aujourd’hui à parler carrément d’échec, d’impasse, de blocage et d’enlisement. 

    Certains pays comme
la Turquie cherchent même actuellement à trouver une solution de compromis qui permettrait un cessez le feu pour préserver les vies humaines. Le président du gouvernement turc qui craint dit-il une «  irakisation » de
la Libye  n’exclue pas le maintien au pouvoir de Kadhafi dans le cadre d’un régime soit disant plus démocratique. C’est là une solution qui peut être grave de conséquences. Comment imaginer en effet le comportement du colonel et de ses fils avec leurs anciens adversaires ? Et peut-on également croire réellement à un changement de tempérament ou de méthodes de commandement de cet homme qui a passé 42 ans de sa vie à exercer un pouvoir absolu et sans partage ?  Quelle serait dans ce cas l’attitude du président libyen vis-à-vis de
la France et de

la Grande Bretagne notamment ? Et comment Sarkozy et le chef du gouvernement britannique pourront-ils affronter leurs opposants respectifs ? La plupart des observateurs qui suivent de près la situation en Libye pensent que les services de renseignement occidentaux avaient certainement sous estimé les forces de Kadhafi, ce qui a poussé leurs armées à se  lancer trop hâtivement dans l’aventure, D’autres encore se demandent si les opérations militaires libyennes ne sont pas organisées et programmées par des experts russes mis par Moscou à la disposition de Tripoli. Hypothèse qui n’est pas à exclure. 

      Les intervenants en Libye se trouvent aujourd’hui dans l’obligation d’aller jusqu’au bout et ce, aussi bien dans l’intérêt des Libyens eux-mêmes que ceux de la communauté internationale qui doit se débarrasser d’un chef d’Etat fou et sanguinaire. Le maintien de ce potentat à la tête de
la Libye constituerait un danger permanent au sein de cette région méditerranéenne dont l’Europe, l’Afrique et le Proche Orient veulent en faire un lac de paix, de prospérité et d’entente entre ses différents peuples.

     Les pays de l’OTAN comme d’ailleurs toute la communauté internationale n’ont pas le droit de s’arrêter à mi chemin, de se laisser enliser ou de se faire intimider par un homme qui, sachant qu’il est condamné, est en train de jouer le tout pour le tout. Fournissons donc les armes nécessaires à ce peuple pour se libérer et essayons d’organiser ses combattants qui n’ont aucune expérience militaire. Les abandonner à leur sort serait commettre un crime que l’histoire ne  pardonnerait jamais. 

         

LES REVOLUTIONS ARABES: Vues à travers le prisme géopolitique

9 mai 2011

                        

 

 

       

 

    Le monde arabe connaît depuis quelques semaines une effervescence exceptionnelle. De l’océan atlantique au golfe persique les mouvements de contestation se sont propagés comme une traînée de poudre, gagnant presque tous les Etats de la région. Royautés, émirats ou républiques, pas un seul  régime n’est épargné.  Aucun service de renseignent occidental, même
la CIA,  n’a prévu ce sursaut des arabes, surtout avec une telle ampleur et une telle intensité.  

       Il est vrai qu’il existe dans ces pays une certaine opposition mais qui agit soit par des acteurs basés à l’étranger soit dans la clandestinité soit timidement et en sourdine. Les plus téméraires sont jugés et jetés dans les prisons. Des chefs d’Etat comme Kadhafi ou Asad ne tolèrent pas en effet que ce qu’ils considèrent comme des « politicards intrigants » se permettent de s’immiscer dans leur manière de gouverner. Les décisions de sa Majesté ou de Son excellence le président  ne sont-elles pas toujours  les meilleures et les plus sages ? 

      Ces dirigeants trouvent même un plaisir à rappeler à chaque occasion, le calme qui règne dans leurs « royaumes » qu’ils présentent comme étant la meilleure  preuve du bonheur dans lequel baignent leurs peuples et qui justifie selon eux, leurs « mandats à vie » à la tête de leurs pays. Jusqu’à l’année dernière les Moubarak et les Ben Ali n’étaient-ils pas aux yeux des occidentaux des chefs d’Etat amis?
La France,

la Grande Bretagne et encore moins les Etats-Unis avaient-ils jamais soufflé le moindre mot au sujet des élections et réélections interminables de ces Raïs arabes ou des grosses  fortunes qu’ils mettaient à l’ombre dans des banques étrangères?

       Pourquoi
la Russie et
la Chine ont-il beaucoup hésité avant de laisser passer la résolution       1973 de l’ONU ?  Eh ! Bien, au même titre que l’Egypte et
la Tunisie sont des amis pour l’occident,
la Libye,
la Syrie et l’Algérie sont les alliés traditionnels des pays de l’Est. Si jamais dans les prochains jours l’ONU est appelée à voter une résolution semblable à celle n° 1973 contre Bachar Asad ou la junte militaire algérienne il faut s’attendre à coup sûr  aux veto de
la Russie et de
la Chine et peut être même celui de
la France étant donné l’importance des relations humaines et économiques qui lient  ces grandes puissances avec ces pays. Le colonel Kadhafi qui a commis tant de crimes à l’intérieur comme à l’extérieur de
la Libye et jugé trop arrogant n’a pas, quant à lui, mérité cet égard en dépit d’une certaine sympathie de Moscou.

       Mais peut-on imaginer un seul instant que Washington puisse un jour venir au secours des populations opprimées dans les pays du Golfe ou condamner  le piétinement des droits de l’Homme au Koweït, à Oman et Bahreïn ?  Non les USA ne pourront pas le faire !Tous ces pays abritent des bases américaines et leur sol est riche en pétrole.

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/empireamericain

      Cette région du Proche et Moyen Orient a toujours fait l’objet de convoitise et constitue pour les grandes puissances un appât économique et stratégique très important. Il en est de même s’agissant de
la Syrie qui reste, pour
la Russie, une fenêtre sur la méditerranée, un ami fidèle et un client pour la vente du matériel militaire et les échanges commerciaux. Néanmoins, ce ne sont là que des calculs à court et moyen termes. Le monde arabe est en constante évolution dans tous les domaines. Ses peuples et notamment sa jeunesse entrevoient l’avenir avec beaucoup d’ambition, exigeront désormais de leurs dirigeants l’élection d’instances parlementaires responsables et une plus grande démocratie. Et ce sera avec ces peuples et cette jeunesse que l’Occident devra traiter dans les années à venir et non plus avec des rois octogénaires maintenus au pouvoir et téléguidés  par les chancelleries étrangères. Je ne dirai rien des organisations islamistes, très actives dans les pays du Golfe et qui accordent aujourd’hui à
la Qaïda  l’essentiel de leurs moyens d’action. Rien ne sert de les combattre, puisque cela  ne fait qu’exacerber la haine de ces fanatiques qui voient en l’Occident un grand ennemi de l’Islam. C’est là une triste réputation qu’Européens et Américains devront absolument s’employer  à détruire. Les jeunesse arabe et musulmane  garderont toujours en mémoire  l’intervention en Irak, avec son carnage de milliers  de morts de personnes innocentes dont des femmes et des enfants ainsi que le soutien inconditionnel accordé à des régimes arabes impopulaires.

        Il est donc temps pour les USA comme pour l’Europe de concevoir dans leurs rapports avec le monde arabe une politique plus réaliste avec une vision à long terme et non pas des relations de circonstance et d’intérêt immédiat.

    

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